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Oct. 4th, 2007

Patristique-Reforme-Réveil

ÉGLISE DE MAISON

 

 

L'Eglise de Maison*

Une lecture attentive du Nouveau Testament nous apprend que les premiers chrétiens ne bâtissaient point de «lieux de culte». On ne trouve aucun exemple de frères édifiant une salle, une chapelle, une église ou une cathédrale. Et cependant le nombre des disciples était parfois très élevé.

 

Actes 2: 41: «En ce jour-là furent ajoutées environ trois mille personnes.»

Actes 4 : 4 : «Le nombre des hommes qui avaient cru s'éleva à environ cinq mille

Actes 6 : 1 : «En ces jours - là, le nombre des disciples se multipliait

Actes 6 : 7 : «Une grande foule de sacrificateurs obéissait à la foi.»

Actes 18: 10 (à Corinthe) : «J'ai un grand peuple dans cette ville.»

 

Les juifs avaient leur Temple à Jérusalem, et des «lieux de culte», des synagogues dans beaucoup de localités. Les païens également avaient aussi des temples, parfois très somptueux.

Mais les chrétiens, à l'inverse des juifs et des païens avaient compris qu'ils formaient une "maison spirituelle» pour offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus-Christ (I Pierre 2 : 5).

Ils savaient qu'ils étaient des «pierres vivantes» Jésus-Christ lui-même étant la pierre d'angle.

Déjà le Seigneur Jésus, parlant à la femme Samaritaine, avait annoncé que l'heure était venue dans laquelle les vrais adorateurs n'adoreraient le Père ni sur une «montagne de Galilée» ni à Jérusalem (Jean 4: 20-24).

Il n'y aurait plus dorénavant de lieu spécial consacré au culte. L'adoration, la prière, le culte, pourraient être offerts à Dieu «en tout lieu» (I Timothée 2: 8).

En fait, dans le Nouveau Testament, nous voyons toujours les assemblées se réunir dans des maisons privées, ce qui ressort des textes ci-après :

A JÉRUSALEM...

les premiers disciples étaient réunis dans une «chambre haute» (Actes 1-.13-15 et 2:1-2).

La fraction du pain (la sainte Cène) se faisait dans des maisons privées (Actes 2:42 et 46).

On voit une assemblée réunie pour la prière dans une maison particulière, la maison de Marie, mère de Jean surnommé Marc, «où plusieurs étaient assemblés et priaient» (Actes 12:12).

A PHILIPPES (en Macédoine)...

quand Lydie, la marchande de pourpre, crut au Seigneur Jésus et fut baptisée, elle ouvrit aussitôt sa maison aux serviteurs du Dieu et à l'assemblée naissante (Actes 16:14 et 40).

A TROAS (en Asie Mineure)...

l'assemblée était réunie dans une chambre haute située au troisième étage. Elle était réunie le premier jour de la semaine (dimanche) pour rompre le pain (Actes 20: 7).

A ROME...

il y avait une assemblée dans la maison de Prisca et Aquilas (Romains 16:3-5).

D'autres groupes de croyants devaient se réunir ensemble selon Romains 16:14-15.

A CORINTHE...

il semble que toute l'assemblée était accueillie dans la maison du Gaïus qui donnait également l'hospitalité à l'apôtre Paul lui-même (Romains 16: 23).

A EPHESE...

nous voyons une assemblée réunie dans la maison d'Aquilas et de Priscille, ce couple chrétien sympathique ayant quitté Rome pour s'établir à Ephèse (I Corinthiens 16:19).

A LAODICÉE...

il y avait une assemblée dans la maison de Nymphas (Colossiens 4:15).

A COLOSSES...

Une assemblée se réunissait dans la maison de Philémon (Philémon 2).

 

D'après ces textes divers, nous voyons les chrétiens de l'Eglise primitive se réunir pour le culte, l'adoration, la sainte Cène et la prière dans des maisons privées. Ils n'avaient aucun «lieu de culte» mis à part et consacré.

- N'y a-t-il pas ici pour nous aujourd'hui un enseignement assez clair?

- Ne ferions-nous pas bien de revenir à la Parole de Dieu pour retrouver la simplicité et l'humilité de l'Eglise primitive?

- Sommes-nous aujourd'hui plus spirituels que ces disciples qui étaient remplis du Saint-Esprit (Actes 13: 52).

 

Si l'on dit que la persécution était un obstacle à l'érection d'édifices religieux, nous répondrons que l'Eglise du premier siècle n'a pas toujours été persécutée. Exemple :

«Les assemblées donc, par toute la Judée et la Galilée et la Samarie, étaient en paix, étant édifiées et marchant dans la crainte du Seigneur; et elles croissaient par la consolation du Saint-Esprit» (Actes 9: 31). Cependant, on ne pensait pas alors à bâtir de lieux de culte.

 

Quand le nombre des disciples augmentait et qu'une maison privée ne pouvait plus les recevoir tous, on ne songeait pas à bâtir une salle plus vaste, un «lieu de culte». On cherchait simplement une autre maison privée, une autre famille chrétienne qui avait conscience du grand privilège qu'il y a de recevoir dans sa maison l'assemblée de Dieu; et ainsi de suite.

 

Ce ne fut que lorsque l'Eglise du Seigneur s'établit dans le monde (mais pas avant) que l'on commença à bâtir des salles, des chapelles, des églises et des cathédrales.

 

Est-ce vraiment selon la pensée de Dieu d'investir des sommes parfois très élevées dans la construction, l'entretien ou la location de salles, lorsque nous ne trouvons pas un seul exemple de cela dans l'Ecriture Sainte ?

Mais ici se présente une objection. On nous dit: «Les personnes non converties ne veulent pas venir dans une maison privée. Si nous faisons une jolie salle, elles viendront plus facilement.» Cette objection ne nous parait pas fondée, car ceux qui n'ont pas le courage d'entrer dans une maison privée n'entreront pas non plus dans une salle publique. Au contraire, nous croyons qu'il est plus facile d'amener une personne qui cherche le Seigneur dans une maison privée que dans une salle publique.

Un avantage des «assemblées-maisons» est celui de pouvoir mieux évangéliser chaque quartier d'une même ville, chaque «assemblée-maison» étant une lumière autour d'elle. On peut inviter les voisins à venir écouter la Parole de Dieu. Un autre avantage est que chaque frère ou soeur peut croître spirituellement beaucoup mieux dans ces réunions de famille ou de cuisine. Il y a plus d'intimité, plus de liberté. Tous peuvent prier sans crainte. N'oublions jamais que le Seigneur Jésus a fait une merveilleuse promesse:

 

«Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, JE SUIS AU MILIEU D'EUX» (Matthieu 18:20). Le Seigneur pensait aux assemblées dans les maisons.

 

Lorsqu'on supprime les «réunions de quartier» pour centraliser la vie de l'assemblée dans une seule et même salle de culte, cela ne constitue généralement pas un progrès pour l'assemblée locale, mais conduira plutôt à un recul de la vie spirituelle de la communauté. Quelques frères prendront toute la charge des réunions, alors que les autres s'engourdiront et s'endormiront.

En conclusion, nous demandons à tous nos frères et soeurs bien-aimés de bien vouloir étudier sérieusement les textes divers cités ci-dessus et de réfléchir à cette question. Si une persécution survenait, toutes les salles pourraient être fermées et nous serions obligés de nous réunir dans des maisons privées pour la fraction du pain et les prières.

Devons-nous attendre cela pour revenir à la Parole de Dieu ?

Ne serait-ce pas préférable de retourner aujourd'hui au modèle que nous trouvons dans la Parole de Dieu ?

(Copie d'un ancien tract dont le nom de l'auteur est illisible)

Sep. 28th, 2007

Patristique-Reforme-Réveil

(no subject)

Patristique-Reforme-Réveil

Christ's Body Assembled

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Patristique-Reforme-Réveil

Christ's Body Assembled

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Patristique-Reforme-Réveil

Christ's Body Assembled

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Patristique-Reforme-Réveil

L'autorité spirituelle dans l'Église - (six chapitres, chapitre par chapitre)

 

Au fond, l'idée de "couverture" repose sur une conception hiérarchique de l'autorité. Cette conception est inspirée des structures d'organisation du monde, et ne reflète en rien le royaume de Dieu. Je m'explique.

La structure hiérarchique de l'Eglise occidentale moderne émane de ce qu'en matière d'autorité, on a tendance à penser en termes de positions, de postes à remplir, de titres à porter, de grades à atteindre. On cherche à mettre en place des structures d'autorité explicites. Ainsi les termes "pasteur", "ancien", "prophète", "évêque", etc. sont devenus de simples titres désignant des postes ecclésiastiques bien définis. 

Book cover
  • Forward

  • Preface

  • Introduction

  1. Les modèles d'autorité

  2. Les objections classiques

  3. L'autorité et la soumission

  4. La couverture dénominationnelle

  5. L'autorité apostolique

  6. Résumé et conclusion

  • Bibliography

Patristique-Reforme-Réveil

LE CHRISTIANISME PAGANISÉ

 

LE CHRISTIANISME PAGANISÉ

Les origines de nos pratiques modernes d'églises

par Frank A. Viola








Book cover
  1. L'ORDRE DU CULTE :
    Les dimanche matins figés dans le béton

  2. LE SERMON :
    La vâche la plus sacrée du protestantisme

  3. LE BÂTIMENT D'ÉGLISE :
    L'héritage du complexe de l'édifice

  4. LE PASTEUR :
    Voleur de fonctionnement de chaque membre

  5. L'HABIT DU DIMANCHE MATIN
    Dissimule le problème

  6. MINISTRES DE LA MUSIQUE :
    Le clergé de second rang

  7. LA DÎME ET LE CLERGÉ SALARIÉ :
    Tâches douloureuses sur la bourse

  8. LE BAPTÊME ET LE REPAS DU SEIGNEUR :
    Dilution des sacréments

  9. ÉDUCATION CHRÉTIENNE :
    Bourrage de crâne

  10. UN DEUXIÈME REGARD SUR LE SAUVEUR :
    Jésus, le révolutionnaire

  11. UNE NOUVELLE APPROCHE DU NT :
    La Bible n'est pas un puzzle

  12. ANNEXE :
    Sommaire des sources

Patristique-Reforme-Réveil

Le Christianisme Paganisé - (douze chapitres, chapitre par chapitre)

 

Le christianisme n'a pas détruit le paganisme  il l'a adopté. – Will Durant

Nous en arrivons maintenant à une des pratiques les plus sacrosaintes en matière d'Église : le sermon. Enlevez le sermon, et l'ordre du culte protestant n'est plus rien d'autre qu'un festival du cantique. Enlevez le sermon, et l'assistance au service du dimanche matin se compte sur les doigts de la main.[1]

Le sermon est la pierre de touche de la liturgie protestante. Pendant 500 ans, il a fonctionné comme le rouage de l'horloge. Chaque dimanche matin, le pasteur se lève dans son pupitre et livre un discours solennel inspiré à une assistance passive et indolente.[2] Si central est le sermon que c'est la raison même pour laquelle la plupart des chrétiens vont à l'Église. En fait, le service entier est typiquement jugé par la qualité du sermon. Demandez à une personne comment l'Église était le dimanche passé et vous obtiendrez invariablement une description du sermon. Cela ressemble à de ceci 

Patristique-Reforme-Réveil

SAISIR LA PENSEE DE CHRIST

 

par Frank A. Viola



Manger et boire de manière spirituelle :
une activité collective

J'aimerais vous parler ce soir d'un sujet qui, pour moi, est probablement un des points les plus importants avec lequel nous nous débattons en tant qu'assemblée de frères. J'aimerais commencer par citer un des versets que Gene nous a donné en nous quittant hier soir. Il est situé dans 1 Corinthiens 12. J'aimerais mettre en avant trois points avant de lancer le sujet que j'ai à coeur de partager avec vous.

Si vous vous souvenez, nous avons lu le passage 1 Corinthiens 12:12: "Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il de Christ." C'est un passage profond des Écritures, n'est ce pas? Qu'est-ce que cela signifie? Comme le corps est un, et que nous sommes membres de ce corps, Christ aussi est un. C'est à dire que l'église est Christ. L'église est le corps de Christ.

Puis cela continue, "Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit."

Le point que Gene a mis en évidence était celui-ci: que la tâche de manger et de boire Christ n'a pas été donnée à des individus. Elle a été donnée au corps. Nous ne pouvons Le manger et Le boire correctement si nous ne sommes pas profondément reliés au corps. C'est une action que le corps prend en charge. Bien sûr, le Seigneur habite dans le corps. C'est le premier point que je voulais aborder dans la continuité de ce que Gene avait partagé avec nous.

La manifestation de Christ :
une expression collective

Mais il y a autre chose. Au fur et à mesure que vous avancez dans la lecture de 1 Corinthiens 12 et que vous allez jusqu'au chapitre 14, vous trouvez la plus remarquable explication. Cette explication est unique. On ne la trouve qu'une seule fois dans toutes les Écritures. Dans 1 Corinthiens 12, 13 et 14, le Saint Esprit lève le voile et nous fait pénétrer dans une assemblée d'église du premier siècle. Ce sont les seuls chapitres qui nous le permettent. Nous pouvons vraiment observer ce qui se passait dans les réunions primitives de l'église.

Vous y trouvez ceci: vous avez une réunion où il n'y a pas d'autorité humaine. Il n'y a personne qui dirige la réunion. Il n'y a pas de liturgie non plus. Autrement dit, les frères et soeurs n'ont pas de structure à suivre pour la louange. Vous avez une réunion où tous les frères peuvent partager librement. Et ce qu'ils partagent est Christ Lui-même.

C'est aussi une réunion où il y a des interruptions. Quand un frère se lève et parle, une soeur peut être éclairée par ses paroles. Dans cette réunion, elle est libre de l'interrompre, et il se soumettra à la fraîcheur de sa vision. Cela n'est pas courant dans les églises institutionnelles, n'est ce pas? Pouvez-vous imaginer ce qui se passerait si, pendant que le pasteur faisait son sermon, une personne située dans le fond de l'église se levait pour dire, "Frère, j'aimerais ajouter quelque chose à ce que tu dis". Vous pouvez parier qu'il y aurait des videurs dans les allées, prêts à faire sortir cette personne. Ces choses ne sont pas possibles dans l'église institutionnelle.

L'explication de ce genre de réunion se trouve dans le chapitre 12. Paul dit que nous sommes membres du corps. Suivant cette idée, certains sont les yeux, d'autres les oreilles et d'autres les mains. C'est seulement quand ces membres se rassemblent et fonctionnent que Christ est manifesté. Ce n'est pas lorsqu'ils s'assoient et constituent la prêtrise passive - mais quand ils se rassemblent et fonctionnent que Christ est révélé. Christ est rendu visible. Pourquoi? Parce que chaque membre de Son corps est maintenant en train de fonctionner. C'est ce qu'il y a de plus remarquable.

Je vais vous donner une illustration. Considérons le poster de quelqu'un de célèbre. Je le découpe en plusieurs morceaux. Maintenant, je vous montre le morceau sur lequel vous pouvez voir un oeil. Est-ce que vous pouvez reconnaître la personne? Et si ensuite je vous donne le morceau sur lequel il y a l'oreille. Même avec deux morceaux, cela sera toujours difficile de reconnaître la personne. Et vous ne saurez toujours pas de qui il s'agit, tant que vous n'aurez pas assemblé tous les morceaux ensembles. Vous ne pouvez reconnaître la personne que lorsque chaque morceau prend sa place.

Voici le point qui est développé ici: Christ ne peut être manifesté à moins que tous les membres du corps ne fonctionnent ensemble pendant la réunion. C'est le minimum requis. Vous ne pouvez pas empêcher la sacrificature de s'exprimer. La sacrificature doit fonctionner sinon Christ ne pourra être manifesté. Par conséquent, nous pouvons le dire ainsi: non seulement il n'y a que dans le corps que l'on puisse manger et boire Christ. Mais le corps doit aussi fonctionner tout ensemble pour manifester Christ. Un seul membre ne peut avoir la responsabilité de Le faire connaître. C'est impossible. L'oeil ne peut pas Le révéler, ni même la main, ni le pied. On a besoin du corps tout entier pour L'exprimer.

La pensée de Christ :
une découverte collective

Il y a encore un point et c'est ce que j'ai à coeur de vous partager ce soir. Je vais vous lire les deux premiers passages de 1 Corinthiens 12. Écoutez: "Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance. Vous savez que, lorsque vous étiez païens, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, selon que vous étiez conduits". Arrêtons nous un instant ici. Est ce que quelqu'un peut me dire ce qu'est une idole muette? C'est une idole qui n'a pas le pouvoir de parler. Les Corinthiens, dans leur passé, suivaient des dieux qui n'avaient pas le pouvoir de parler. Ils étaient muets.

Alors Paul dit, "vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, ... C'est pourquoi je vous déclare que personne, s'il parle par l'Esprit de Dieu, ... ne peut dire: Jésus est le Seigneur! si ce n'est par le Saint-Esprit".

Puis il continue et dit: "Il y a diversité de dons, mais le même Esprit; diversité de ministères, mais le même Seigneur; diversité d'opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous". Remarquez: Dieu peut communiquer de différentes façons, mais c'est toujours le même Dieu qui parle.

Par conséquent, la totalité de la pensée de Christ ne peut s'exprimer qu'à travers le corps. Jésus Christ possède le pouvoir de parler. Il n'est pas une idole muette. Il parle. Il révèle Sa pensée. Mais Il ne peut pas le faire à travers un seul individu. Tout le corps est nécessaire. Il a besoin de tous les frères et de toutes les soeurs pour révéler complètement Sa pensée. Il a besoin du corps pour saisir Sa pensée. Nous voici de nouveau devant la nature du corps, la nature collective de l'église. Il a besoin du corps pour révéler Sa pensée.

J'aimerais lire un autre passage pour rendre cela encore plus clair. Et j'aimerais traiter le sujet de manière plus pratique car ce n'est pas en restant abstrait que l'on apprendra beaucoup. J'ai à coeur de rendre ce message aussi concret que possible. Écoutez ce passage. Vous l'avez déjà entendu. 1 Corinthiens 2:9: "l'oeil n'a point vu". Remarquez que c'est l'oeil au singulier. L'oeil tout seul n'a pas vu. "l'oreille n'a point entendu", l'oreille seule n'a pas entendu, "et [ces choses] ne sont point montées au coeur de l'homme", remarquez que c'est un coeur solitaire, "les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment. Dieu nous [pluriel] les a révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu".

Maintenant écoutez le verset suivant. 1 Corinthiens 2:16 "Car qui a connu la pensée du Seigneur, pour L'instruire?" Qui a connu la pensée du Seigneur pour que lui, celui qui est supposé connaître la pensée de Dieu, puisse instruire le Seigneur? Eh bien, apparemment, c'est une question absurde. Mais remarquez l'utilisation d'un singulier. Qui a connu la pensée du Seigneur pour qu'il (singulier, un individu solitaire) puisse instruire Dieu? C'est une question absurde. La réponse est évidente. Aucun individu ne possède la pensée de Dieu afin de pouvoir instruire le Seigneur. Mais, à ce moment, il fait une déclaration remarquable. Mes frères, écoutez ceci :

"Or nous, nous avons la pensée de Christ". Nous "un groupe" possédons la pensée de Christ!

La pensée de Christ peut être découverte, mes frères. Jésus Christ n'est pas une idole muette. Il a le pouvoir de parler. Mais la pensée de Christ se découvre collectivement. C'est une recherche collective. La pensée de Christ n'est pas la propriété d'un chrétien tout seul. C'est la propriété de l'église! Voilà ce que cela signifie: si vous êtes un frère ou une soeur, et que vous allez à l'église tous les dimanches, que vous vous asseyez sur un banc, que vous écoutez des sermons puis rentrez chez vous et allez au groupe d'étude biblique du mercredi soir, vous n'avez pas accès à la pensée de Christ! La pensée de Christ ne peut se manifester qu'au travers d'un corps qui fonctionne, un corps dont les membres sont des croyants qui sont libres de parler. Et pourquoi? Parce que Jésus-Christ fait connaître Sa pensée à travers les frères et les soeurs! C'est seulement ici, dans l'ekklesia, car c'est là qu'il y a les frères et les soeurs et mes frères, nous avons besoin des soeurs pour révéler la pensée de Christ, n'est ce pas? -- C'est seulement dans cet environnement que Christ fait connaître Sa pensée. Car c'est une découverte collective.

En fait, il s'agit d'une chose tellement collective que parfois, en tant qu'individu, les chrétiens ne peuvent voir clair sur la volonté du Seigneur par eux-même si ce n'est en étant reliés à d'autres frères et soeurs. Je veux dire, combien de fois dans votre vie avez-vous eu besoin de l'aide du corps pour prendre une décision importante dans votre vie? Savez-vous que beaucoup de chrétiens ne vivent pas cela. Ils n'ont pas cela parce qu'ils ne vivent pas avec des frères et soeurs. Il y a des chrétiens tout seuls qui se rendent aux assemblées tous les dimanches. C'est une tragédie.

La pensée du Seigneur -- une question de vie ou de mort

Je voudrais vous donner une illustration de cela. Vous savez que dans cette salle se trouvent 14 églises qui fonctionnent comme celles du premier siècle. Je voudrais vous raconter une histoire marquante qui est arrivée à l'une d'entre elles. Cela m'a vraiment fait comprendre des choses sur ce sujet important: Saisir, ensemble, la pensée de Christ même quand il s'agit de choses personnelles.

Dans les débuts d'une des églises il y avait un frère qui venait de s'attacher à cette église. C'était un jeune homme et il était très indécis quant à ce qu'il devait faire de plusieurs de ses anciens engagements. L'un de ces engagements était d'aller avec un ami en voyage missionnaire dans un autre pays.

Au cours des assemblées avec les frères et soeurs, il se sentait mal à l'aise par rapport à cette décision. Voici ce qu'il a fait (en cela je trouve qu'il a montré beaucoup de sagesse), il s'est réuni avec les frères et il a dit: "Frères, je suis indécis par rapport a cette décision. Je ne sais pas quoi faire. Je suis entre deux chaises. " Il recevait beaucoup de pression parce qu'il habitait toujours chez lui. Alors les frères ont dit: "Rassemblons nous." Ils étaient 13 à l'époque, ceux qui se rassemblaient. Moi, je n'y étais pas, on me l'a raconté.

Ils ont prié. Mais leur façon de prier n'était pas habituelle. Les frères ont d'abord partagé puis ils ont dit: "Attendons le Seigneur et interrogeons-Le sur Sa volonté". Après 20 minutes, les frères ont rouvert les yeux, et il y en a un qui a parlé. Il a dit au frère en question : "Tu sais, je ne pense pas que tu devrais y aller".

Dès qu'il a dit ça, tous les frères se sont mis à dire: "Oui, nous le sentons très mal, frère. Nous avons mis de côté nos avis personnels. Du mieux qu'on puisse dire, tu ne dois pas y aller".

Eh bien, le frère n'était toujours pas sûr. Mais il a fait confiance au jugement des frères. Il s'est soumis à leur discernement. Il s'était dit qu'il serait surprenant qu'ils aient tous tort, donc il s'est dit qu'il allait leur faire confiance.

Écoutez-bien ceci: c'est une histoire vraie, je ne plaisante pas. Deux jours plus tard l'avion qu'il avait prévu de prendre a décollé avec son ami mais sans lui parce qu'il s'était soumis au jugement des frères. L'avion s'est écrasé et tout le monde dans l'avion fut tué. Ceci est une histoire vraie.

Ces frères avaient saisi la pensée du Seigneur. Et laissez-moi vous dire ceci: parfois saisir la pensée du Seigneur peut être une question de vie et de mort. Pas seulement individuellement, mais aussi spirituellement dans l'église.

Comment pouvons-nous continuer ensemble si nous ne saisissons pas sa volonté? C'est absolument nécessaire. Mais sachez ceci: Sa pensée nous a été donnée. Il nous est possible de la découvrir. Mais il faut un corps. Il faut chacun d'entre nous. Jésus a le pouvoir de parler. Et Il fait connaître cette parole à travers son église.

Notre passe religieux : un obstacle

Je trouve que l'un des plus grands obstacles qu'on rencontre lorsqu'on cherche à connaître la pensée du Seigneur est notre antécédent religieux. A un moment ou un autre, nous avons reçu, chacun de nous, des lunettes au travers desquelles nous interprétons les Écritures, le Seigneur lui-même, et tout ce qu'il nous dit. Nous avons tous été sujet à cela. D'ailleurs, on se rend souvent compte, dans nos réunions entre frères combien notre vision est étroite. Très étroite, mes frères.

Il est très important de comprendre que nous avons tous reçu nos propres lunettes. Je voudrais vous lire quelque chose d'assez amusant, qui illustre combien nos antécédents religieux est une influence puissante. La plupart d'entre nous en sommes déjà vaguement conscients. Mais j'espère qu'à la fin de ce message nous verrons plus clairement la puissance de notre passé religieux, et combien il influe sur notre vision du Seigneur et notre compréhension de ce qu'il nous dit.

C'est ce que j'appellerais : "14 façons d'interpréter un panneau STOP".

Supposons qu'en allant au travail vous arriviez à un panneau STOP. Qu'est-ce que vous faites? Tout dépend de votre antécédent religieux. Y a-t-il quelqu'un ici d'un milieu catholique? Écoutez bien.

1. Un catholique bien éduqué continuerait sans s'arrêter, parce qu'il croit qu'il ne peut pas interpréter le panneau STOP sans s'appuyer sur son groupe religieux et sur ses traditions. Or, comme sa communauté ne prend pas très au sérieux les panneaux STOP, il ne ressent pas le besoin de s'arrêter. Soit dit en passant, c'est une assez bonne description de la mentalité catholique.

Y a-t-il quelqu'un de tradition fondamentaliste? Écoutez ceci.

2. Un fondamentaliste prendrait le texte à la lettre, et s'arrêterait, en attendant qu'on lui dise de continuer.

Combien viennent des grandes dénominations classiques, Luthériens, Méthodistes, Presbytériens, etc. ?

3. Un chrétien d'une des grandes dénominations ne prend pas la peine de lire le panneau, mais il s'arrêtera si la voiture devant lui s'arrête.

Combien ont suivi un séminaire? Ah, un homme au fond. OK, écoutez ceci mes frères.

4. Un pasteur évangélique issu du séminaire s'empressera de remarquer que "STOP" signifie "arrêt", c'est-à-dire un endroit où s'arrête un train ou un bus pour faire descendre les passagers. Le dimanche prochain, le point central de son message sera : le panneau STOP sert à indiquer les carrefours où la circulation est naturellement bouchée; par conséquent c'est un bon endroit pour faire descendre des passagers de votre voiture.

Qui parmi vous avait été légaliste?

5. Un légaliste ferait l'une des deux choses suivantes. Soit, il emprunte une autre route, qui ne comporte pas de panneau STOP, pour éviter d'enfreindre la loi. Soit, il s'arrête au panneau STOP et prie "Merci, oh Seigneur, de m'avoir ordonné de m'arrêter." Ensuite, il attend trois secondes à sa montre, puis il poursuit sa route. Il veille aussi très attentivement aux autres voitures, au cas où quelqu'un brûlerait le stop, pour qu'il puisse les condamner.

Les théologiens parmi nous apprécieront ceci.

6. Un théologien averti ne manquera pas de remarquer qu'il n'y a pas de panneau STOP sur la rue Marc, alors qu'il y en a un sur les rues Luc et Matthieu. Il en conclut donc que les panneaux sur les rues Luc et Matthieu sont une imitation d'un panneau sur une rue "Q" dont personne n'a jamais entendu parler.

Combien d'entre vous étiez des mordus d'eschatologie? C'est-à-dire que vous vous intéressiez beaucoup à la théologie des derniers temps. Vous essayiez de reconstruire le puzzle, pour trouver l'identité de la bête et le troisième orteil du dragon. Écoutez ceci.

7. Un pasteur qui se base sur la théologie de la fin des temps remarquera que la racine carré de la somme des représentations numériques des lettres S-T-O-P (sigma tau omicron et pi suivant l'alphabet grec), multipliée par 40 (le nombre test), divisé par 4 (le nombre de la terre) est égale à 666. Il en conclut, par conséquent, que les panneaux stop sont des marques tant redoutées qu'a laissé la bête, un présage funeste du jugement divin, et qu'il doit les éviter à tout prix.

Qui parmi vous a des origines charismatiques ou pentecôtistes?

8. Un pentecôtiste charismatique ne s'arrêtera que s'il se sent guidé par l'Esprit, et si le panneau est mot rhema et non un mot logos.

9. Un pasteur de la prospérité s'arrêtera au panneau, fera une confession optimiste sur le fait de s'être arrêté, puis il présentera la prière de Jahbets, et conclura que Dieu le rendra riche.

OK, je m'avance maintenant en terrain dangereux alors ne jetez pas les pierres trop fort. Nous allons maintenant savoir si ce groupe est sensible.

10. Un arménien croit que s'il brûle le stop, il perdra son salut. Alors, avec peur et tremblement, il s'efforce consciencieusement à s'arrêter à chaque panneau.

11. Un calviniste croit que Dieu a déjà prédestiné son comportement devant le panneau. S'il brûle le STOP, c'est qu'il n'avait jamais été sauvé. S'il s'arrête, il était élu avant la création.

12. Un baptiste croit que Dieu veut de lui qu'il s'arrête au panneau, mais qu'il sera toujours sauvé s'il ne le fait pas. Car si tu t'es arrêté une fois, dans l'esprit de Dieu, tu t'es toujours arrêté.

13. En voyant le panneau STOP, un libertin commence à chanter "Alléluia, je suis libre", il appuie sur le champignon et grille le stop à toute allure. Puis il se fait renverser par un camion!

La dernière est dédiée à la théologie de libération. Je ne sais pas combien d'entre vous sont familiarisés avec cela, mais...

14. Un théologien de libération croit qu'un panneau STOP n'est fait que pour arrêter la classe élite et prospère. Les pauvres sont libres de brûler le STOP quand ils le souhaitent.

Voilà l'idée. C'est explicite, n'est ce pas? Nous avons tous des lunettes qui nous ont été données par notre éducation religieuse. Et nous interprétons les Écritures, nous interprétons le Seigneur et nous interprétons ce qu'il nous dit au travers de ces lunettes.

Comment Dieu communique sa pensée

Il y a deux choses dont j'aimerais vous parler dans ce qui va suivre. Premièrement, comment Dieu révèle-t-il sa pensée? Et deuxièmement, comment l'église peut-elle connaître cette pensée? Je vais tenter d'être aussi pratique que possible.

Je voudrais lire un passage très obscur dans l'Ancien Testament, tiré du livre de Jérémie. Jérémie 18:18.

"Et ils ont dit: Venez, complotons contre Jérémie! Car la loi ne périra par faute de sacrificateurs, ni le conseil faute de sages, ni la parole faute de prophètes."

Il y a trois choses dans ce passage.

1. La loi et le sacrificateur.

2. La parole prophétique et le prophète.

3. La sagesse et le sage.

Nous avons là trois personnes ou instruments : le sacrificateur, le prophète, et le sage.

Nous avons aussi trois objets : La loi, qui va avec le sacrificateur ; la parole prophétique, qui va avec le prophète ; et la sagesse qui va avec le sage.

Les Hébreux divisaient l'Ancien Testament en trois parties. La première s'appelle la Torah, et elle comprend les cinq livres rédigés par Moïse -- les cinq premiers livres de la Bible. C'est ça, la loi. C'est un ensemble d'écrits. Et tout au long de la Bible, ce sont les sacrificateurs qui enseignent à partir de la loi.

La deuxième partie de l'Ancien Testament, selon les Juifs, ce sont les Prophètes, c'est-à-dire les grands prophètes comme Jérémie et Daniel, les petits prophètes, tels que Zacharie, Sophonie, et Joël, et les livres historiques comme Rois, Samuel, et Chroniques. L'acteur principal de ces livres, c'est évidemment le prophète.

La troisième partie de l'Ancien Testament, c'est ce qu'on appelle les écrits de Sagesse. Il s'agit des Psaumes, ainsi que ces livres dont on ne parle quasiment pas dans les milieux évangéliques, les Proverbes, l'Ecclésiaste, et le Cantique des Cantiques. Dans les écrits de Sagesse, l'acteur principal, c'est le sage.

Je crois, frères, que ces trois sections de l'Ancien Testament représentent les trois manières principales dont Dieu se sert pour communiquer sa pensée à son peuple.

Les trois modes d'expression de Dieu

Cela dit, examinons maintenant plus précisément chacune de ces trois formes. Et encore une fois, ceci va prendre un aspect très pratique pour nous tous qui nous réunissons entre frères dans les églises.

La loi. La loi contient les fondements sur lesquels est bâtie la communauté du peuple de Dieu. Je répète. Elle contient les fondements sur lesquels est bâtie la communauté d'Israël, le peuple de Dieu. La loi, c'est l'Évangile de l'Ancien Testament. Et l'Évangile de l'Ancien Testament, c'est simplement la délivrance d'Israël hors d'Égypte. Dans la loi sont inscrits les principes universels et invariables de Jahvé. Ses principes moraux. Ce sont les principes qui découlent de sa nature-même. Ils ne changent pas. Ils ne font pas de compromis. Voilà ce que communique la loi. Ce sont les fondements d'Israël, le peuple de Dieu. Et ils ne changent pas. C'est la loi qui nous donne ces principes moraux invariables qui sont en Dieu lui-même. Ils sont exprimés dans ces écrits.

Venons-en maintenant aux prophètes. Les prophètes sont très intéressants parce qu'ils semblent souvent contredire la Loi. Le prophète, qui est l'instrument de toute la littérature prophétique, c'est celui qui entre dans la communauté du peuple de Dieu, pour renverser les croyances et les traditions. Il remet en question ce que font les croyants en réponse à l'enseignement de la loi, qui est souvent transformée en un rituel mort, ou bien, elle est totalement mal interprétée.

Ensuite il y a les écrits de Sagesse, qui me semblent être une des parties les plus intéressantes de toutes les Écritures. C'est en tout cas l'une des plus négligées. Les écrits de sagesse contiennent quelque chose dont nous les chrétiens ne disposons pas en grandes quantités: la sagesse. C'est la vérité. Combien de fois avez-vous entendu prêcher sur les Proverbes ou l'Ecclésiaste dans l'Église institutionnelle? Pas souvent. De toute la Bible, ce sont les livres les plus négligés.

Je ne cherche pas à définir la sagesse. Je voudrais simplement en parler un peu parce que je considère qu'il est important que nous comprenions ce que dit cet ensemble d'écrits. La sagesse, c'est la connaissance acquise par l'expérience. Mais la sagesse a toujours un aspect prophétique. Un sage, c'est quelqu'un qui peut dégager de son expérience certains principes récurrents. Du coup, il peut prédire ce qu'il adviendra d'une situation donnée. Il y a toujours un aspect prophétique à la sagesse.

Il y a un passage dans les Evangiles (Luc 11:49) où Jésus dit: "C'est pourquoi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres; ils tueront les uns et persécuteront les autres." Jésus parle ici aux pharisiens. Remarquez qu'il ne dit pas "Voici ce que dit la parole de Dieu". Non, il dit : "Voici ce que dit la sagesse de Dieu", je vous enverrai [futur] ces hommes, et vous, vous les tuerez [futur].

Souvenez-vous de Salomon. A part Jésus Christ, c'était l'homme le plus sage qui ait marché sur la terre. Pensez à la première expression de sa sagesse. Vous souvenez-vous de ce que c'était? Après avoir reçu de Dieu de la sagesse, il lui fut présenté un dilemme. Deux femmes étaient venues à lui, prétendant toutes deux être la mère d'un enfant. Salomon a trouvé solution à ce dilemme. Il dit, "D'accord, donnez-moi une épée, je vais diviser l'enfant. On va le partager entre vous deux. Ainsi, vous en aurez toutes les deux une moitié."

Du coup, l'une des deux femmes s'est écriée, "Ne le faites pas! Donnez l'enfant à l'autre femme! C'est elle la vraie mère!" Bien sûr, c'est celle qui avait protesté qui était la vraie mère. Salomon avait eu la sagesse de voir dans le futur. Il savait que s'il proposait cette solution il pourrait trouver quelle était la mère de l'enfant.

Ainsi, un sage, c'est quelqu'un qui peut dire, "Ce que vous proposez semble bon, mais en fait, ça ne pourra pas marcher, et voici pourquoi...". Cela, c'est une parole de sagesse. Les Proverbes disent "L'homme prudent voit le mal et se cache".

Dans les écrits de sagesse, il ne s'agit donc pas d'établir les principes de Dieu, ni, comme dans la prophétie, de chercher à manifester la volonté de Dieu, au moment où son peuple a fait de ses principes des rituels, et s'en tient à la lettre de Sa loi. La sagesse de Dieu demande "Est-ce que c'est sage? Ou est-ce de la folie? Quel en sera le fruit?" C'est une tout autre question.

J'ai été placé, il y a quelques années, dans une situation un peu délicate, quand un des enseignants à mon école est mort durant la journée de cours. Il a eu une crise cardiaque, et il est mort subitement sur les lieux du lycée. Et bien-sûr, on m'a demandé de faire les obsèques. Initialement, je me suis dit "Non! Ce ne m'intéresse pas de faire les obsèques!" Mais en y repensant, je me suis rendu compte que ce serait une bonne occasion de prêcher l'évangile.

Alors, que diriez-vous à vos collègues, dont la plupart ne sont pas chrétiens, si vous deviez faire des obsèques? Environ 200 personnes se sont présentées. De quoi parleriez-vous? Plus que jamais, j'avais besoin de sagesse. Et je n'en avais pas beaucoup.

J'ai trouvé un passage dans l'Ecclésiaste, ce livre obscur dont personne ne parle jamais. Je trouve pour ma part que l'Ecclésiaste est l'un des livres les plus pragmatiques de toutes les écritures. Il parle de la vie sous le soleil. C'est le thème tout au long du livre. Comment marche la vie. De quoi est fait le comportement humain. Comment fonctionne le système du monde. Comment réagissent les êtres humains. C'est un livre rempli de sagesse. C'est vraiment l'opposé d'Ephésiens. Dans Ephésiens on est dans les nuées. On n'est même pas sur Terre. L'Ecclésiaste nous ramène dans la boue d'ici-bas, et nous montre comment les choses se déroulent sur cette planète.

Eh bien, il y a un passage intéressant dans Ecclésiastes 7, qui dit "Mieux vaut aller dans une maison de deuil que d'aller dans une maison de festin; car c'est là la fin de tout homme, et celui qui vit prend la chose à coeur."

J'avais trouvé mon texte pour les obsèques, tiré directement du livre d'Ecclésiaste. Donc j'ai prêché la mort. J'ai prêché qu'il est bon d'être dans la maison du deuil, car nous mourrons tous un jour. Et ensuite j'ai prêché Christ, la résurrection. Mais je remercie Dieu pour l'Ecclésiaste. J'aime beaucoup le livre d'Ecclésiaste!

L'instrument des écrits de Sagesse, c'est le sage, ce vieil homme sage aux cheveux gris. On recherche son conseil car, par sa grande expérience de la vie, il peut voir dans le futur.

La voix du Seigneur dans la pratique

Il y a trois façons que le Seigneur utilise pour exprimer Sa volonté. Je vais tenter de résumer ce que nous venons de dire d'une autre manière.

Le sacrificateur tire son autorité de la loi. La loi contient ce que le Seigneur a dit à un moment dans le passé. La loi contient le fondement que Dieu a donné à la communauté.

Le prophète tire son autorité de sa perception de la volonté actuelle du Seigneur. L'Esprit l'inspire pour exprimer la volonté de Dieu pour aujourd'hui : ici et maintenant.

Le sage tire son autorité de son expérience et du fruit de sa sagesse, et ce qu'il dit peut être éprouvé par les conséquences futures de son conseil. ("La sagesse est justifiée par ses enfants" a dit le Seigneur - Luc 7:35).

Le Seigneur exprime sa volonté de trois façons.

La loi regarde dans le passé et voit ce que Dieu a déjà dit. Elle examine le fondement sur lequel la communauté est construit.

Le prophète regarde le présent et demande "Que dit Dieu aujourd'hui? Quelle est la parole du Seigneur pour maintenant". Si le peuple de Dieu passe à côté de ce que le Seigneur a dit, ou qu'il en a fait un rituel ou une pratique morte, le prophète vient pour annoncer la parole du Seigneur pour aujourd'hui et pour renverser nos pratiques erronées.

Le sage regarde vers le futur et demande "Où va la communauté? Vers quoi se dirige-t-elle? Comment nos décisions d'aujourd'hui vont-elles influer sur le futur?"

Dans l'église, nous avons à faire face à un grand nombre de décisions. Certaines se résolvent spontanément, sans beaucoup de réflexion ou de discussion. La réponse est très claire pour tous les frères. Mais parfois nous avons à faire à des problèmes très complexes, et il nous faut du temps pour en arriver à une solution.

Par conséquent, si l'église doit prendre une décision ...

Quelqu'un qui regarde à travers les lunettes de la loi demandera "Est-ce scripturaire? Est-ce que cela possède un fondement dans ce que Dieu a déjà dit? Est-ce en accord avec les principes spirituels? Est-ce que c'est juste?"

Un autre, qui regarde à travers les lunettes de la littérature prophétique demandera "S'agit-il de ce que Dieu veut nous dire aujourd'hui? Est-ce dans cette direction que le Seigneur vous nous mener maintenant? S'agit-il du fardeau de l'Esprit pour aujourd'hui?"

Une personne qui regarde à travers les lunettes de la parole de sagesse ne posera pas la question "Est-ce juste? Est-ce scripturaire?"; il ne demandera pas non plus "S'agit-il de ce que le Seigneur veut nous montrer aujourd'hui?"; non, il posera plutôt la question: "Est-ce de la sagesse ou de la folie? Où cela va-t-il nous mener? Qu'en sera la conséquence?"

Pour l'exprimer dans le langage de la Bible : Le sacrificateur demande "Que signifie ces pierres?", le prophète demande "Y-a-t-il une parole du Seigneur?", et le sage demande "Où se trouve la sagesse?".

Ce sont trois façons d'aborder le même problème, mais c'est ainsi que le Seigneur communique sa volonté.

Les dangers de chaque méthode

Ce que je m'apprête à dire est très important. J'espère que vous serez très attentifs à ce qui suit.

Chaque façon que Dieu utilise pour communiquer sa pensée possède ses propres dangers. Elles ont toutes leur propres périls, leurs propres dangers, qu'on ne peut éviter qu'en écoutant attentivement les autres formes d'expression.

Par exemple, si une église ne vient à écouter et à reconnaître le Seigneur que par l'expression de la loi, alors dans le meilleur des cas elle deviendra ritualiste. Elle se retrouvera à faire les mêmes choses chaque année. Comme les choses ont toujours été, ainsi nous continueront toujours. Aucun changement. Nous nous retrouvons comme toujours dans le même rituel mort. Dans le pire des cas, elle deviendra légaliste. Ca c'est seulement s'ils voient à travers une paire de lunettes -- s'ils ne reconnaissent pas que le Seigneur s'exprime de plusieurs façons. Vous me suivez?

Une église qui ne voit qu'à travers les lunettes de la prophétie se retrouvera avec un autre problème. Dans le meilleur des cas, elle sera instable et irrégulière. Dans le pire des cas, elle pourra être séduite, car un prophète peut être vrai ou faux. Son inspiration peut être fausse. Par conséquent, la parole du prophète demande du discernement. L'église doit exercer du discernement pour éprouver la parole de prophétie--pour savoir si elle vient de Dieu ou non. Comment faire cela? Eh bien, une parole de prophétie sera fidèle à ce que Dieu a dit dans le passé. Elle va également faire preuve de sagesse.

Enfin, bien sûr, l'église qui ne voit qu'à travers les lunettes de la sagesse aura tendance à se diriger vers un raisonnement humain, laïque. Une vaine philosophie. De bonnes idées qui n'ont aucun rapport avec Dieu ou Jésus Christ. Car la véritable sagesse sera toujours fidèle à ce que Dieu à déjà dit -- la loi. Et elle sera aussi attentive à la parole de prophétie.

Par conséquent, il faut que les trois méthodes agissent dans l'église. Nous en avons besoin car le Seigneur utilise ces trois moyens pour s'exprimer. Il communique sa pensée au travers de ces trois façons différentes.

Les trois dénominations

Voici ce que j'ai à coeur de vous dire : notre antécédent religieux nous a conditionné, vous et moi, à reconnaître la voix du Seigneur d'une seule manière. En d'autres termes, nous avons été conditionnés par notre antécédent religieux à ne reconnaître, et à n'approuver qu'une seule forme d'expression de la voix du Seigneur.

Par conséquent, si vous venez d'un milieu fondamentaliste, quel est le moyen par lequel vous percevez la volonté du Seigneur? La loi. Il faut que cela se fonde dans les Écritures. Il faut que cela fasse référence à un grand principe de Dieu, sinon vous ne reconnaissez pas que cela vient du Seigneur. Ces lunettes étroites vous ont empêché de l'entendre et de le reconnaître sous d'autres formes.

Si vous possédez des racines charismatiques ou pentecôtistes, quel est le moyen privilégié par lequel vous entendez le Seigneur. La parole de prophétie. Il faut que ce soit "ce que le Seigneur nous dit maintenant", "la parole du Seigneur pour aujourd'hui". Ce que le Seigneur a dit dans le passé, ou ce qui est enregistré dans la Parole n'a pas d'importance pour vous. "Peu importe ce qu'Il dit dans le passé". De la même façon vous êtes insensibles à la parole de sagesse.

Si vous provenez de l'église traditionnelle, il s'agit de ce qui semble raisonnable. Votre terrain c'est la sagesse. Peu vous importe ce que le Seigneur a dit dans le passé. En ce qui vous concerne, la parole de prophétie et la révélation n'ont aucune valeur.

Il s'agit ici de: "Celui qui pense", "Celui qui ressent", "Celui qui agit".

En effet, ceux qui pensent ce sont ceux qui sont attachés à la loi. Ceux qui ressentent, ce sont ceux qui ont un penchant pour la prophétie. Ceux qui agissent, ce sont ceux qui mettent en avant la parole de sagesse. Trois tempéraments, trois dénominations, trois façons dont le Seigneur s'exprime. (Soit dit en passant, il est intéressant de remarquer que notre tempérament est étroitement lié à nos racines religieuses. Dans la plupart des cas, nous sommes attirés par la dénomination qui correspond le mieux à notre tempérament).

De part notre antécédent religieux, nous avons été conditionnés pour reconnaître la voix du Seigneur au travers d'une seule de ces formes. Nos racines religieuses sont un obstacle majeur qui nous empêche de nous saisir de la pensée de Jésus Christ.

Voici mes frères ce que je voulais vous dire. Le Seigneur Jésus Christ nous révèle sa pensée à travers ces trois formes. Rappelez-vous ce que dit Paul (je résume) "Jésus Christ n'est pas une idole muette, il a le pouvoir de s'exprimer. Comment s'exprime-t-il? Par son corps! Car il y a plusieurs ministères, mais un seul Seigneur. Plusieurs dons, mais un seul Esprit. Plusieurs opérations, mais un seul Dieu. Il y a de la diversité dans le corps de Christ".

Jésus Christ : l'instrument et la forme

Nous devons être sensibles à tous les moyens par lesquels Dieu s'exprime. Ils doivent tous être réunis. Savez-vous pourquoi? Pouvez-vous me dire pourquoi?

C'est parce que Jésus Christ englobe ces trois formes. Il est la réalité et l'incarnation des instruments dont sont issus ces trois formes.

Le Seigneur Jésus est le véritable Sacrificateur ! Et tous les sacrificateurs qui l'ont précédé, que ce soit Melchisédech, Aaron ou Esdras, n'étaient qu'une image de Christ, le véritable Sacrificateur.

Ce n'est pas tout. Il est la Parole. Il est la personnification des principes de Dieu. Il est l'incarnation du fondement de Dieu Lui-même. Qu'a dit Paul aux Corinthiens? "Il n'y a qu'un seul fondement, et c'est Jésus Christ". Il est la loi. La vraie Loi.

Je pense que lorsque l'on regarde les Evangiles, la meilleure image de cela, c'est quand on voit le Seigneur sur la montagne et ses disciples autour de lui. Il leur délivre ce que nous appelons le sermon sur la montagne. Nous avons ici Jésus Christ, le véritable Sacrificateur, en train de dévoiler la véritable Loi, qui est lui-même. Tout ce qu'Il leur dit, les véritables principes de Dieu et les fondements de la communauté céleste, c'est Lui-même. Tout est une expression de Sa nature. Il n'y a aucun autre fondement qui puisse être posé que Jésus Christ. Il est le Sacrificateur et Il est la Loi.

Mais ce n'est pas tout.

Jésus Christ est le vrai Prophète! Les prophètes ont affligé ceux qui se complaisaient dans le confort et ont réconforté ceux qui étaient affligés. Jésus Christ est le vrai Prophète. Il n'y a qu'un seul prophète, mes frères. C'est Christ. Tous les prophètes de Moïse à David ou Elisée étaient une préfigure du vrai Prophète, Christ.

Mais ce n'est pas tout.

Il est la Parole de Prophétie elle-même. Il est le Logos. Le témoignage de Jésus est l'Esprit de prophétie.

Je pense que la meilleure illustration de ceci se trouve au moment où Jésus est assis dans une salle avec les Pharisiens. Il apporte une parole explosive, gênante, qui les bouleverse. Cette parole détruit leur compréhension de la Loi et leur manière ritualisée, traditionnelle et formelle d'interpréter l'Ancien Testament. En tant que Prophète, il vient bouleverser tout cela.

Mais ce n'est pas tout.

Jésus Christ est le vrai Sage. "Un plus grand que Salomon est venu". Mais il n'est pas seulement le Sage parmi les sages, il est la Sagesse elle-même! Paul dit aux Corinthiens que "Jésus Christ est la Sagesse de Dieu ... Dieu l'a fait Sagesse pour nous".

Observons-Le dans les Evangiles quand il annonce les paraboles. Il est rempli de sagesse et de discernement. Ces paraboles sont tirées de Son expérience d'homme. Et la plupart d'entre elles éclairent le futur. Dans ses paraboles, Christ est le Sages parmi les sages ... La Sagesse incarnée.

Que signifie tout cela pour nous, mes frères? Cela veut dire que ce Christ qui agit en nous parle, et que quand il parle à travers certains, Il parle en tant que Prophète, à travers d'autres Il parle en tant que Sacrificateur et à travers d'autres Il parle en tant que Sagesse.

Cela peut paraître différent, mes frères, mais c'est le même Christ! Chacun, à cause de racines religieuses est conditionné à L'entendre d'une seule façon. Mais écoutez-moi : en s'ouvrant les uns aux autres, en reconnaissant ce qui est de Christ dans chacun, nous nous ouvrons à la totalité de Christ et à Sa manifestation totale. C'est ainsi que nous pouvons nous saisir de la pensée du Seigneur.

Une dernière illustration

Maintenant, je voudrais donner un exemple de la vie de tous les jours. C'est arrivé il y a plusieurs mois. Je vais protéger les noms des églises auxquelles c'est arrivé en leur donnant un autre nom.

Il y avait une réunion de l'église de Charlesville. Le sujet de discussion était un problème que rencontrait l'église de Romainville. Les frères de Charlesville se sont réunis dans une pièce pour discuter du problème que traversait l'église d'une autre ville: l'église de Romainville.

Tous les frères dans cette réunion ont pris la parole. Il s'est trouvé que j'étais là. J'ai observé et participé à cela. C'était très intéressant, car chaque frère a pu partager. Et dans tout ce qui a été dit, chacun avait une approche différente.

Certains parlaient selon le mode que l'on a pu appeler Loi. Maintenant écoutez leurs questions, écoutez leurs commentaires. "Existe-t-il un exemple dans les Écritures où une église aide une autre à traverser une crise?". Puis un autre frère ajoute, "Eh bien, vous savez, il faut que nous fassions attention à ne pas dépasser nos limites, parce que nous n'avons aucune autorité dans cette autre église. Elle appartient à une autre ville. Nous devons donc discerner la différence entre aider et prendre le contrôle".

Ces questions ne concernaient qu'un seul aspect de la voix du Seigneur. Sa Parole dans le passé. La question soulevée était: est-ce que cela émane de ce que Dieu a déjà dit. Soyons sûr que nous sommes en accord avec les principes divins dans ce que nous faisons.

D'autres frères dirent des choses comme ceci : "Nous devons garder à l'esprit que ce que le Seigneur recherche vraiment ce n'est pas la résolution du problème en lui-même. Ce qu'il recherche, c'est l'affermissement des frères de Romainville. C'est réellement ce sur quoi nous devons diriger notre énergie. Les affermir pour qu'ils puissent faire face à d'autres crises. Cela est seulement la première de nombreuses autres crises. Il faut que nous nous impliquions. Nous sommes tous d'accord là-dessus. Le fardeau de Dieu pour nous, c'est d'affermir les frères de Romainville". Voici la parole de prophétie qui se manifeste.

Il y avait des frères qui disaient des choses comme ceci: "Très bien, si on y va et qu'on leur dit ce qu'ils doivent faire, il va se passer ceci et ceci et aussi telle chose. Si on leur dit de venir, cela va arriver et ceci, et aussi cela. Si on y va et qu'on les encourage, et qu'on fasse en sorte qu'ils règlent le problème eux-mêmes, voilà ce qui va se passer, et aussi ceci et cela." Qu'est-ce que cela? C'est la parole de Sagesse. C'est le discernement.

Dans cette réunion, la pensée du Seigneur nous a été révélée des trois façons. Sensibilité à Sa parole passée, perception de sa parole présente, et prévoyance en ce qui concerne le futur. Mes frères, quand la réunion était terminée et et que chaque frère avait fini de parler, nous avions la pensée de Jésus Christ! Nous avions saisi la pensée de Jésus Christ! Parce qu'Il avait parlé à travers toutes les différentes formes, et nous l'avons reconnu dans les uns et les autres.

Le défi qui se présente à nous ce soir, c'est de laisser tomber nos visions trop étroites. Mon frère Jéthro a partagé avec nous quelque chose aujourd'hui et vous savez quoi? 90% de ce qu'il a dit est peut-être complètement hors sujet. Il est facile de critiquer ces 90%. C'est tellement facile d'écouter un frère parler et de seulement regarder à ce qui n'est pas juste dans ce qu'il dit. Voilà ce que nous devons faire, mes frères; reprendre un frère est bon et nécessaire. Mais vous savez quoi? Parfois nous n'entendons pas les 10% dans lesquels Jésus Christ parle à travers ce frère. Vous saisissez cela? Nous ne voulons pas le reconnaître parce que ce n'est pas ce à quoi nous sommes habitués. Ca nous change. Nous ne sommes par habitués à entendre le Seigneur parler de cette façon. Donc si nous voulons continuer à avoir la pensée du Seigneur, restons toujours attentifs au fait qu'Il parle de toutes ces différentes manières.

Il est la Loi. Il est la parole prophétique. Et Il est la Sagesse. Dans l'église, il est possible de découvrir la pensée de Christ. En dehors de l'église, ce n'est pas possible. Dans l'église institutionnelle, tu es tout seul mon frère.

Mais ici, dans les églises, loué soit Dieu, Jésus Christ parle à travers nous. Mes frères, vous avez expérimenté tout ce dont j'ai parlé ce soir. J'ai simplement donné des mots pour l'exprimer. Et peut-être une plus grande sensibilité au fait que le Seigneur révèle Sa pensée à travers chaque frère. Mon exhortation pour vous est la suivante. Continuons de L'écouter quand Il parle, même si cela sonne différemment à nos oreilles.

Nous sommes intendants

Je voudrais terminer en faisant un rapprochement avec ce que Gene a dit en commençant le travail ici. Gene a utilisé ce que je pourrais appeler "la longue vue" lorsqu'il a planté l'église ici et qu'il a commencé le travail. Ce que je veux dire c'est qu'il a construit avec la vision du futur dans tout ce qu'il a fait. J'apprécie cela parce que nous avons un Dieu qui pense en termes de générations. Nous avons un Dieu qui utilise la longue vue. Il ne vit pas seulement ici et maintenant. Concernant Ses promesses et Son but, Il regarde vers le futur. Il est le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob -- cela fait déjà trois générations. Nous avons un Dieu qui traite ses promesses au travers des générations. Nous avons un Dieu qui pense en termes de générations. Une église moyenne ne voit pas au delà du déjeuner! Mais notre Dieu utilise la longue-vue.

Mes frères, nous avons été établis intendants. Et je crois que c'est très précieux. C'est que, premièrement, nous avons été établis intendants pour expérimenter et pratiquer le fait de manger Christ et boire Christ de façon corporative, en tant que corps. Parce que cela est impossible à faire de façon individuelle.

Nous avons été établis intendants pour manifester Christ, pour exprimer Christ, et pour le rendre visible par tous les membres qui fonctionnent dans le corps.

Mais nous avons aussi été établis intendants pour que nous puissions nous saisir de sa pensée en tant que corps. C'est simplement quelque chose que la plupart des chrétiens n'ont pas. Il est sûr que nous ne pouvez l'avoir si vous faites partie de ceux qui vont à l'église intentionnelle pour chauffer leur siège. Vous ne pouvez l'avoir non plus si vous avez un pasteur au-dessus de vous qui prend toutes les décisions à votre place.

Mes frères, si nous sommes fidèles à cette intendance qui nous a été donnée, si nous persévérons dans cette chose, nous avons quelque chose à passer aux générations futures. Et vous savez quoi? Si nous continuons à nous saisir de la pensée du Seigneur, et s'ils peuvent se saisir de la pensée du Seigneur, et qu'ils puissent la passer à la génération suivante et s'ils peuvent être sûrs de sa pensée ... le flambeau qui brûle maintenant ne s'éteindra jamais! Il ne s'éteindra jamais!

Je terminerai sur cela.

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Patristique-Reforme-Réveil

QUAND VOUS PRIEZ

 

par Chip Brogden


“ Quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites… Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret… En priant, ne multipliez pas de vaines paroles… Voici donc comment vous devez prier… (Matthieu 5:5-9 et suivants)”

Cela fait trop longtemps que nous avons pratiqué la prière et prêché à son sujet comme une façon d’atteindre nos propres buts. J’ai a l’esprit plusieurs enseignements et livres populaires qui sont sur le marché aujourd'hui et qui font de la prière un rituel par lequel nous pouvons inciter Dieu à nous donner ce que nous voulons. Cette philosophie nous donne l'illusion d'un Dieu maniable, un “dieu” qui est sous notre contrôle, n'ayant aucun choix que de répondre à une prière correctement exprimée ou récitée. Une personne d'intelligence moyenne devrait pouvoir se rendre compte que c'est une caricature ridicule de Dieu - c'est une fausse compréhension qui conduit à la déception. La popularité et le très grand succès de ces enseignements devraient au moins nous rendre un peu soupçonneux quant à l'esprit qui incite des hommes à les répandre. Ce ne peut pas être l'Esprit Saint.

Jésus s’attendait à ce que ses disciples allaient prier. C'est pour cela que quatre fois il dit, “QUAND vous priez” et pas “SI vous priez.” De ce bref passage des Ecritures nous apprenons qu'il y a au moins deux catégories de prière. L’une est inacceptable pour Dieu, et l'autre lui est agréable. L’une est hypocrite, l'autre vient d'un cœur pur. L’une est faite pour être vu des hommes, l'autre est caché pour être vu de Dieu seul. L’une n'est rien que vaine répétition pour aider à l’accomplissement de mes propres buts, et l'autre accomplit le but de Dieu.

Si nous faisons des prières d'hypocrites nous perdons notre temps. Dieu ne répondra pas, il ne se bougera pas, il n'écoutera pas une telle prière. Cela ne veut pas dire que quelqu'un (ou quelque chose?) ne répondra pas à cette prière égocentrique: mais la réponse, quand et si elle vient, ne viendra pas du Père céleste. Beaucoup de prières sont faites en vain parce que celui qui prie n'est jamais allé dans la parole pour rechercher le type de prière qui est agréable à Dieu. De la même façon qu’il y a une adoration en “ esprit et en vérité ”, il y a une adoration par la chair et en vain, il y a donc un type de prière en “ esprit et en vérité ” et une prière par la chair et le sang qui est faîte en vain.

Avec l’aide de Dieu nous aimerions regarder au Seigneur pour qu’il nous enseigne à prier. Demandons-lui de nous montrer qu’elle sorte prière lui est acceptable.

COMMENT NE PAS PRIER

“ Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. ” (Matthieu 6:5)

Qu’est-ce qui rend une prière hypocrite? C'est une prière qui est faîte en public pour être vu des hommes. C'est un show qui est fait pour faire apparaître quelqu’un spirituel à aux autres. La personne attire l'attention sur elle par un volume sonore élevé, un discours prolongé, ou un vocabulaire spirituel. Cela est principalement fait pour les cérémonies, pour les oreilles des hommes, et pas pour Dieu. Nous voulons être vus, entendus et observés. Nous souhaitons être connus en tant que “ combattant de la prière ” donc nous préférons faire nos prières en public, près de l'autel, dans l'église, ou lors de la réunion de prière, ainsi chacun peut nous voir. Nous aimerions que les gens nous prennent pour des sentinelles, des prophètes, et des intercesseurs. Mais ce qui importe le plus n’est pas comment les gens nous perçoivent, mais comment nous sommes réellement devant Dieu.

Les Hypocrites utilisent habituellement des prières publiques pour prêcher ou faire des demandes aux autres. Par le passé j'étais dans une réunion quand un nouveau venu a été invité à prier. Rapidement il a commencé à parler de ses besoins financiers comme s’il parlait au Seigneur, mais il était clair qu’il était plutôt entrain de faire connaître à toutes les personnes présentes qu'il attendait un don en argent. Il a même dit, “ je prie que quelqu'un me donnera l'argent dont j'ai besoin ”. Et naturellement, après la réunion, quelqu'un l’a fait. Mais ni celui qui a prié ni celui qui y “ a répondu ” n'étaient dans l'Esprit. Cet homme aurait dû avoir été repris, mais personne ne s’est manifestée, y compris moi. Ce jour là nous avons tous raté la direction de l'Esprit, mais nous avons appris une leçon. Et nous n'avons jamais plus eu de nouvelles de cet homme.

Les prédicateurs ont aussi cette tendance à beaucoup parler simplement pour l'apparence. Il est intéressant d'observer la manière différente que quelqu'un a de prier quand il est sur la chaire par rapport à ces prières dans d'autres endroits. Ils semblent croire que les projecteurs poussent à utiliser certains mots et des expressions qu'ils n'utiliseraient pas autrement. Cela, aussi, est fait au profit des auditeurs. “ OH, il peut faire des prières si puissantes! ” qu’ils hurlent. Mais cela ne signifie pas nécessairement qu’elles sont puissantes avec Dieu.

En particulier de nos jours où l’importance des réunions de prière, des rassemblements de prière, des retraites de prières, et des combats dans la prière est soulignée, il est important de comprendre ce que le Seigneur recherche ainsi nous ne tomberons pas dans le piège de la vanité. L'expérience de beaucoup de saints semble indiquer que plus que nous prions en privé, moins nous prions en public. Les mots seront moins nombreux, mais ils auront beaucoup plus de valeur et de poids. Un frère était si brisé devant le Seigneur en privé que toutes les fois qu'il allait à la chair pour prier publiquement, tout ce qu’il pouvait faire était de tomber par dessus son pupitre et pleurer, “ OH! Mon Dieu”. Voilà l'esprit approprié, et comme je souhaite que nous ayons plus de ce genre de prière.

“ Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. ” (Matthieu 6:6)

Pourquoi le seigneur préfère-t-il la prière secrète à la prière faite dans la synagogue (ou dans le bâtiment d'église)? La prière qui a le plus d’intérêt pour Dieu est faîte dans le secret, dans la chambre intérieure où les yeux d'aucun homme ne peuvent voir et les oreilles d'aucun homme ne peuvent entendre ce qui est dit et fait. Parce que tout ce qui est dit et fait l’est dans le secret est dans l’intérêt du Seigneur. La plupart des prières faîtes en public le sont pour être vue des hommes; par conséquent elles n'ont aucune valeur. Une abondance de prière publique ne peut pas compenser un manque de prière dans le secret.

En tant qu’enfant j'ai pris ce texte de façon littérale. J'entrais dans une chambre je fermais la porte, et je priais le Seigneur dans le secret. Quand je suis devenu plus âgé je montais dans un arbre pour prier et lire. Ou alors je m’esquivais furtivement dehors tandis qu’il faisait déjà nuit pour pouvoir prier. Alors que je regarde sur ma vie passée ces moments sont les temps les plus doux de prière et de communion que j'ai jamais expérimentée.

Cela ne fait rien si votre chambre est littéral ou pas. L'important est la sorte de prière qui est offerte, si c’est fait pour être vu des hommes ou si c’est fait pour être vu de Dieu. Si nous prions le Seigneur dans l'intérêt du Seigneur alors nous voudrons garder les choses saintes saintes et les choses privées privées, et les choses sacrées sacrées. Nous ne pourrons pas facilement répéter à d'autres les détails intimes de ces rencontres avec Dieu. Et cela semblerait presque un sacrilège de faire ainsi.

Est-ce que la prière et l’adoration est un style de vie, ou est-ce un événement? Si c'est un événement, si la majeure partie de notre prière est faite une fois par semaine quand nous nous réunissons ensemble, alors nous manquerons de spiritualité. Nous ressentirons ce manque quand nous essaierons de tourner le commutateur pour devenir assez spirituels pour prier. Nos prières en commun ont leur base dans nos prières secrètes. La valeur réelle n'est pas ce qui est vu extérieurement, mais ce que nous sommes à l'intérieur, sous la surface, alors que servons le Seigneur dans le secret.

“ En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. ” (Matthieu 6:7)

Le mot grec qui est traduit par “ vain ” est intéressant. Cela vient d’un autre mot qui veut dire “ manipuler ou serrer ”, cela implique la manipulation, comme si quelqu’un manipulait l'argile pour la transformer en quelque chose comme un bol ou un vase. Il est aussi employé par Jésus dans un autre contexte, Matthieu 15:7-9:

“ Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit: Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. ”

Oui, il existe bel et bien des prières vaines et un culte vain. Il existe bel et bien un sacrifice acceptable pour Dieu et un sacrifice inacceptable pour Dieu (voyez l'histoire de Cain et d'Abel dans Genèse 4). Nous connaissons exactement ce que Dieu recherche, et c'est quelque chose fait en “ esprit et vérité. ” Nous savons également ce qu'il considère comme vanité, manipulation, perte de temps, et égocentrisme. La vanité inclue s’approcher de lui avec nos bouches et l'honorer de nos lèvres alors que notre cœur est loin de lui. Elle inclut enseigner les choses de l'homme comme si elles étaient les choses de Dieu. Elle inclut répéter les mêmes prières encore et encore en vue de manipuler Dieu. Elle inclut 95% de tout ce qui est dit et fait dans un culte typique du dimanche matin. Demander continuellement à Dieu de bénir notre culte inacceptable chaque semaine est un exemple de vanité, “ en vain ils m'adorent. ”

Cela peut être un choc et une surprise pour beaucoup de personnes d’apprendre que beaucoup de ce qu'elles font, même les choses spirituelles (et particulièrement les choses spirituelles), sont vanités. On a enseigné aux gens qu’aussi longtemps qu'ils vont à l'église et prient les bonnes prières pour la protection, les bénédictions, la puissance et l’onction tout ira bien pour eux. Les gens qui s’approchent de Dieu de cette façon se comportent, d’après Jésus, comme des païens. Les païens ne sont pas irréligieux. Ils adorent! Ils prient! Les Hypocrites donnent! Les Hypocrites jeûnent! Les Hypocrites effectuent des travaux puissants au nom de Jésus! Mais selon Jésus, cela compte pour rien. Tout cela est en vain. Ils NE LE CONNAISSENT PAS vraiment, et il “ ne les connaît pas ” non plus.

“ Ne leur ressemblez pas [ aux païens] ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. (Matthieu 6:8). ”

Voici quelque chose d’intéressant ! Jésus ne dit pas de prier comme si nous allions être exaucé à cause de nos nombreuses paroles ou de notre grandiose discours, parce que le Père sait ce que nous avons besoin avant que nous le Lui demandions ! Alors qu’est-ce que cela veut dire? Si Dieu sait de ce dont j'ai besoin avant que je le demande, pourquoi demandez ? Si la prière n'est pas davantage que de faire connaître mes besoins à Dieu alors peut-être pouvons nous cesser d’élever des prières, puisqu'il les connaît déjà. Mais peut-être que la prière, comme Jésus l'enseigne, a très peu à voir avec des demandes faîtes au Seigneur pour que mes propres besoins soient satisfaits. Si c’est ainsi, alors continuer de prier sur la base de mes besoins est vanité. La vanité est non seulement futilité mais aussi égocentrique. Ainsi “ ne soyez pas comme les païens ”, qui répètent vainement les mêmes prières en vu de voir leurs propres besoins satisfaits.

Jésus ne dit pas que puisque le Père sait de ce dont nous avons besoin, nous NE DEVONS PAS prier - mais s'Il sait déjà ce dont nous avons besoin alors nous devons certainement changer la FACON dont nous prions. Quand nous prions nous ne devrions pas nous comporter comme un hypocrite ou un païen, obsédé par nous-mêmes. Nos besoins sont déjà connus du Seigneur. Ce n’est pas comme si nous devions aller vers Dieu et l'informer quant aux détails de notre situation afin qu’il sache tout de ce qui nous arrive. Nous pouvons fournir à notre médecin de telles informations détaillées pour qu’un diagnostic approprié puisse être fait, mais le Seigneur n’a besoin d'aucune aide de notre part afin de l'aider à comprendre le problème. Et nous n’avons pas non plus besoin de lui dire ce qui doit être fait, comme si nous nous savions ce qui est nécessaire et lui pas.

Et si la prière était quelque chose de plus profond que de répéter mes besoins aux Seigneurs? Et si la prière était un moyen vers une fin plus élevée que d'avoir mes circonstances et mes besoins réglés? En d'autres mots, et si la prière n'était pas au sujet de mes besoins, de mes désirs, de mes souhaits, de mes demandes, et de ma situation du tout? Et si la prière était censée satisfaire le besoin du SEIGNEUR? Et si, au lieu de venir au Seigneur avec NOTRE espérance quant aux résultats, nous venions au Seigneur, intéressé par connaître ce que sont CES attentes? Et si la prière n'était pas donner de l’attention à MA volonté du tout, mais donner de l’attention à la SIENNE ?

Ce concept peut sembler être trop radical pour certains, parce que cela exigera une mort plus profonde à soi. Mais puisque le Père sait ce dont nous avons besoin avant que nous le demandions, la prière ne doit pas avoir principalement pour but de lui dire ce qu'Il sait déjà. Puisque nous devons prier, et puisque le Seigneur connaît déjà nos besoins, ceci ne montre t-il pas un appel plus élevé et un travail plus profond à faire dans la prière que de simplement exprimer mes demandes personnelles de prière? Aux païens et aux hypocrites, qui sont si absorbés avec leur moi, la vanité (futilité et égocentrisme) est évidente partout, et dans leur prière en particulier. Il s'avère que Jésus nous apporte à une compréhension plus profonde de la prière dans les Ecritures. Ainsi d’après quelle façon DEVRIONS-nous alors prier? Jésus le dit très clairement.

COMMENT PRIER

“ Voici donc comment vous devez prier: Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. ” (Matthieu 6:9,10)

Maintenant que nous savons quel genre de prière n’est pas acceptable au Seigneur, il est temps pour nous de regarder le genre de prière qui Lui est acceptable. Le Seigneur Jésus ne nous donne pas une prière à répéter mot pour mot, parce que ce serait contraire à tout qu'il nous a dit jusqu'à présent (observez de quelle façon nous nous y accrochons toujours de façon rituelle). A la place, il nous donne un modèle, un prototype, une base pour toutes prières en disant, “ priez d’après cette façon ”, ou “ prier en vous inspirant de ces paroles."

D’un coup nous sommes élevés vers le haut depuis notre situation terrestre et nous nous focalisons sur notre Père céleste, sur un Royaume céleste, et une Volonté céleste. Je pense qu’il est très important pour que nous voir cela. La prière ne commence pas sur la terre, elle commence dans les cieux. Elle ne commence pas par l'homme, elle commence par le Père. Elle ne commence pas par les besoins de l'homme, mais par la volonté de Dieu. Notre prière est inefficace parce que nous prions en tant qu'hommes terrestres avec une perspective terrestre au sujet des choses terrestres. Voyez comme cette manière de prier est si loin et au-dessus en comparaison de celle des hypocrites qui prient en public pour être vu des hommes! La prière doit nous emmener en haut dans les cieux, pas plus profond dans la terre. Elle doit concentrer notre vision sur le Père, pas sur l'homme, ou les problèmes de l'homme. La prière spirituelle commence dans l'Esprit; la prière merveilleuse commence dans les cieux.

Quand nous prions “ d’après cette façon ” nous sommes transportées et élevées au delà de la “ chair-et-du-sang ”, au delà du naturel, au delà du terrestre, au delà de cet univers quand l’on voit et que l’on sent et dans lequel nous vivons. Nous sommes tout d’un coup sur la même longueur d’onde que quelqu’un de plus grand que nous-mêmes, quelqu'un de plus haut, quelqu'un de plus grand. Ce quelqu'un a un agenda, et fait concourir toutes choses en accord avec cet agenda. Quel est cet agenda? C'est la Volonté et le Royaume. Alors quelle est la Volonté et le Royaume? La Volonté est “ Toutes Choses en Christ ” et le royaume est la réalisation de cette volonté, quand Christ a la prééminence. Toutes les actions de Dieu convergent vers cette fin.

Ainsi l'objectif premier de la prière est de nous emmener dans une coopération avec le Père de sorte que nous soyons en harmonie avec lui – en ce qui concerne notre rapport d'amour aussi bien que nos relations de travail. Beaucoup de temps et d'effort dans la prière sont dépensés pour essayer d'impliquer Dieu dans NOTRE agenda, dans NOS plans, dans NOS buts, dans NOTRE cause, dans NOS besoins, vrais ou imaginés. Mais après tout, qui est le maître? Qui est le serviteur? La volonté de qui recherchons-nous de toute façon: la notre, ou la Sienne? Si nous n'avons pas atteint la Volonté et le Royaume dans notre prière alors nous prions en vain, parce que Dieu ne peut pas se contredire, et ne peut pas répondre à une telle prière. Si notre agenda n'est pas en harmonie avec le sien alors notre agenda doit disparaître. La plupart de nos prières sont simplement trop petites, trop limités, et trop étroites. Nous ne voyons rien au delà de ce qui nous entoure. Nous n'avons pas vu tout le panorama. Nous n'avons pas de perspective depuis le ciel. Donc pour commencer nous devons oublier toutes les idées préconçues et rechercher la Volonté du Seigneur et le Royaume du Seigneur quand nous prions, parce que ceci sanctifie vraiment le Père.

“ Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien; pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. ” (Matthieu 6:11,12)

Le Seigneur ne nous dit pas de ne pas lui faire connaître nos demandes. Il est approprié de le remercier quotidiennement en tant que celui qui pourvoit et celui qui pardonne. La différence est là. Quand nous prions la Volonté et le Royaume, quand nous nous oublions nous même et notre agenda, quand nous venons au Seigneur pour satisfaire ses besoins, alors nous remarquerons que nos besoins sont satisfaits: mais même s’ils ne sont pas satisfaits, nous ne nous inquiéterons pas. Notre désir est pour Lui, et aussi longtemps que nous sommes dans sa Volonté et dans son Royaume, le problème de savoir si mes besoins personnels sont satisfaits ou non devient d'importance secondaire. La prière n'est pas le moyen par lequel j'obtiens la satisfaction de mes besoins. C'est le moyen par lequel les besoins de Dieu sont satisfaits. Maintenant que je prie selon la Volonté de Dieu et son Royaume, maintenant que je prie en accord avec le désir de Dieu pour ce temps, il va certainement pourvoir à mes besoins (en effet, rien ne peut l'empêcher, parce que rien n'a pu l'empêcher depuis des milliards d'années). Comme j'ai recherché d'abord le royaume, tout ce qui est nécessaire me sera donné. Pas dans mon intérêt, vous voyez, mais dans son intérêt. Pendant que je me suis investi dans son royaume, il s'est investi dans mon bien-être. Comment pourrait-il en être autrement?

Car après tout où est le royaume? Est-il ici, ou là, dans le futur ou dans le passé? Non, le royaume est en vous (Luc 17:21). Quand nous prions la Volonté de Dieu et le Royaume de Dieu, ne demandons-nous pas que Christ puisse augmenter et que nous nous puissions diminuer? Ne demandons-nous pas à ce que Christ ait une plus grande prééminence en nous individuellement en tant que disciples? Pour le moment, oubliez le fait qu’il faille réunir l'Eglise ou arriver à ce que chacun puisse voir la même chose. Si chacun de nous priait de cette façon, et même que pour lui, est-ce que cela n’inclurait pas par extension l’Eglise entière, dont nous sommes des membres? Ainsi nous prions pour que Christ ait la prééminence en nous individuellement en tant que disciples; dans l'Eglise en tant que corps; et dans l’ensemble de la création. Nous nous alignons sur des forces très puissantes, qui travaillent ensemble vers le but ultime de Dieu.

Maintenant si vous considérez le pain comme étant physique ou spirituel (ou tous les deux), ce qui est vrai c’est il est fournit quotidiennement. Et, quotidiennement, le pardon des péchés est donné. Le pain fait référence à notre vie, et le pardon des péchés fait référence à notre marche. Quotidiennement nous avons besoin de la vie afin de vivre. Quotidiennement nous offensons les autres, et quotidiennement nous offensons Dieu. Donc chaque jour nous avons besoin de pardon. Très franchement, quoi d’autre que nous puissions penser avoir besoin, cela se résume à ces deux choses. Toutes les autres choses sont bonnes à avoir, et Dieu peut vouloir les accorder, mais elles ne sont pas absolument nécessaires. Personne n'a de droit sur la base des Ecritures de faire de demandes aux Pères pour ce qu'il veut, pas plus que mes enfants ne devraient s'attendre à ce que je leur donne tout ce qu'ils demandent.

Puisque nous sommes déjà bénis avec toutes les bénédictions spirituelles en Christ (Ep 1:3), la majeure partie de nos prières devrait être centrée sur la volonté de Dieu et sur ce que nous voulons. À MOINS QUE - et voici où cela devient intéressant et puissant - À MOINS QUE ce que NOUS voulons soit ce qu'IL veut. Dieu ne repoussera aucune prière qui est en accord avec ce que Lui-même veut faire. En fait, Il est celui qui nous fait connaître sa Volonté, pour que nous puissions Lui exprimer notre accord dans la prière, et ainsi elle se réalisera. La conformité au Christ inclut vouloir ce qu'Il veut, et si cela prend place en nous, le premier endroit où il se manifestera est dans notre prière, car c’est là que l'échange de ma vie pour la Sienne a lieu. Arrivé à ce point nous devrions déjà savoir que Dieu veut seulement UNE CHOSE. Au Final, c'est tout ce que nous voudrons, et c'est tout ce que nous serons en mesure de prier. La façon la plus facile d'obtenir que notre souhait soit exaucé dans la prière est de vouloir seulement UNE CHOSE.

“ Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen ! ” (Matthieu 6:13)

De la même façon que nous avons commencé par le Royaume, nous terminons avec le Royaume. Sur quelle base pouvons-nous réclamer la délivrance du mal? Sur la base de ce que le Royaume est à Dieu, la Puissance est à Dieu, et la Gloire est à Dieu.

Qu’est-ce que le mal? Tout ce qui est de l’Antéchrist est le mal. L’Antéchrist résiste au mouvement de Dieu vers Christ en tant que Tout et en Tous. Si cela culminera en un dictateur des derniers jours n’est pas important ici. L’Antéchrist a été avec nous depuis le début. L’Esprit de l’Antéchrist a toujours résisté à la prééminence de Christ, depuis la rébellion de Lucifer jusqu’au péché de notre chair. Une chose ne doit pas être mauvaise pour être mal. Cela peut être comme un ange de lumière. Naturellement, les mauvaises choses sont le mal, mais même les choses apparemment bonnes sont le mal si elles ne nous conduisent pas plus loin vers Christ en tant que Tous et en Tous. Ainsi si ce que Dieu a de mieux est Christ, alors toutes choses moindres que Christ ou indépendant du Christ est le mal.

Tant de personnes ont l'impression que le diable a un royaume, mais une recherche dans les Ecritures ne donne pas un seul lambeau d'évidence pour laisser penser cela. “ A Toi est le Royaume ”. Le royaume appartient à Dieu. Dieu n'a jamais rien donné au diable. Même dans l’Ancien Testament, avant que Jésus ait marché la terre, il est dit, “ A l'Eternel la terre et ce qu'elle renferme, Le monde et ceux qui l'habitent! (Ps 24:1). ” De même, beaucoup sont obsédés par ce qu’il appel “ Les puissances ” des ténèbres, n'importe qui a la capacité de tromper les autres a la capacité de les contrôler, mais ici on nous dit que "A Toi est la puissance ”. Il n'y a aucune puissance intrinsèque des ténèbres, il n’y a qu’une puissance sur des individus gagnée par la tromperie. La vraie puissance n'est pas tenue par les ténèbres, mais par Dieu, par Jésus Christ, dans le ciel aussi bien que sur la terre (Matthieu 28:18). En conclusion, "A Toi est la Gloire." C'est la gloire du Christ qui s’est réellement manifesté à nous par révélation, et cette gloire est en effet manifestée dans les cieux aussi bien que dans la terre entière (Ps 8).

Maintenant si nous regardons soigneusement ces trois éléments - le Royaume, la Puissance, et la Gloire - nous voyons qu'elles sont autant pour la terre qu'elles le sont pour le ciel. Cela représente vraiment tout ce que “ Sur la terre comme au Ciel ” signifie. Pourtant il y a sur la terre, quelque chose qui semble remettre la prééminence de Christ en cause, comme pour dire qu’il y a un autre Royaume, une autre Puissance, et une autre Gloire, qu’elle soit des hommes ou de Satan (Luc 4:5,6). Prier de cette manière c’est déclarer autre chose. C’est se tenir sur la terre et rendre témoignage qu'il y a seulement un Royaume, une Puissance, et une Gloire, et cela appartient au Père et à son Christ. Naturellement, nous devons voir ceci et le croire afin de le prier. Mais cela est essentiellement le témoignage de Jésus et le ministère des vainqueurs.

La chose qui entrave nos prières le plus est l’étroitesse de notre vision. La prière est seulement un moyen vers une Extrémité, et cette Extrémité est de voir Christ établi en tant que le Prééminent sur la terre comme dans le ciel. La prière nous met en accord avec le cœur de Dieu de sorte que nous ne désirions seulement La seule Chose qu'Il désire.

Nous ne pouvons pas, nous ne devrions pas, avoir confiance dans la prière elle-même. Comme c’est facile de mettre notre confiance dans une méthode ou une technique pour prier et avoir une relation avec Dieu comme un païen. Comme c’est facile de mettre notre confiance dans l'homme et d’avoir une relation avec Dieu comme un hypocrite. Il est intéressant de voir qu’aussi puissante que soit la “ Prière du Seigneur ”, elle est néanmoins faîte derrière des portes fermées, et dans le secret. On ne nous dit pas que nous devons aller à des points stratégiques du globe afin d'exercer notre autorité. On ne nous donne pas les noms de démons ou de principautés contre lesquels nous devons lutter. Pas du tout. Dans notre chambre de prière, une fois que la porte est fermée, nous prions simplement de cette manière au Père, et il nous récompensera ouvertement.

Et avant que nous oubliions, Christ est notre récompense. Nous ne recherchons pas ses dons, mais Lui-même. Nous ne recherchons pas notre Royaume, mais le Sien. Nous ne comptons pas sur notre Puissance, mais sur la Sienne et pendant que nous diminuons, il croit, et sa Gloire est révélée et rendue manifeste en nous et à travers nous. C’est cela la vraie prière, à condition que nous soyons disposés à laisser notre terrain et à venir sur son terrain, en priant sa Volonté et non la notre.

O Père, révèle Ton Fils en nous. Enseignez-nous à prier. Que ton nom soit sanctifié. Nous prions pour que ton Royaume et ta Volonté soit sur la terre. Que ton Royaumevienne - en nous. Que ta Volonté soit faite - en nous. Sur la terre, comme au ciel. Nous te remercions que pendant que nous recherchons d'abord ton Royaume, tout que ce nous avons besoin nous est fourni. Délivrez-nous de tout ce qui est de l’Antéchrist, du tout ce qui est naturel, du tout ce qui est “ chair-et-sang ”, du tout ce qui est charnel, du tout ce qui est terrestre, et établis nous dans le Royaume de ton cher Fils. Nous ne reconnaissons aucun royaume si ce n’est le Tiens, aucune puissance mais la Tienne, aucune Gloire mais la Tienne. Qu’il en soit ainsi pour toujours. Amen.

Patristique-Reforme-Réveil

ENTREZ DANS LE ROYAUME

 

par Chip Brogden


“ Quelqu'un lui dit : Seigneur, n'y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? Il leur répondit: Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas. ” (Luc 13:23,24; Matthieu 7:14)

Nous vivons des temps de “ salut facile ”. Selon la manière dont l'Église d'aujourd'hui fonctionne, il est très facile d'être sauvé. Tout ce que nous devons faire est de faire une confession, répéter une prière, prendre une décision ou répondre à un appel à s’avancer. En plus, chaque jour nous entendons des rapports nous informant que des centaines ou des milliers de personnes qui “ sont sauvées ” lors des croisades et des réunions d'évangélisation dans du monde. On nous dit de nous préparer à une grande moisson des derniers jours qui précédera le retour de notre Seigneur Jésus-Christ.

Puisqu'il est facile de devenir chrétien, il est encore plus facile d'en rester un. Aussi longtemps que nous ne renions pas notre confession originale, et que nous croyons, tout va bien. Une fois que nous avons “ prier la prière ”, nous sommes chrétiens. D’autant plus, si nous assistons aux activités officielles de l’église locale, que nous lisons la Bible, que nous témoignons, que nous donnons la dîme et que nous obéissons aux Dix Commandements. Mais on nous dit que ces choses n'ont rien à voir avec le salut, étant entrés, nous sommes sûrs et en sécurité. Selon ce que l’on nous a enseignée, c'est la chose la plus facile au monde de devenir un chrétien, et une fois que votre nom est dans le registre de l'église, il est difficile, sinon impossible, d'y effacer votre nom.

Nous ne discutons pas de votre salut et de sa perte possible - nous nous demandons toutefois si ces “ croyants faciles ” n’ont jamais trouvé le vrai salut. C'est une question fondamentale et d'importance éternelle. Par contraste aux conditions faciles qui existent de nos jours, Jésus nous dit franchement que peu seront sauvés, et que peu trouveront la vie. Quand nous lisons ce que Jésus lui-même a à nous dire, nous devons en arriver à la conclusion que certains, dans la religion organisée sont coupables de vouloir transformer la porte étroite et le chemin étroit en une porte large et un chemin large. Nous sommes devenus d'excellents vendeurs et nous savons comment employer nos arguments de persuasion. Nous sommes devenus habiles pour discuter nos points de vue et pour manipuler les émotions des autres. Ceux qui savent comment, peuvent mener beaucoup de gens au Seigneur - du moins, selon l'aspect extérieur.

Il nous incombe de retourner à ce que le Seigneur nous dit, et nous croyons avoir trouvé au moins sept citations dans les Écritures (en plus des deux citées ci-dessus) qui semblent indiquer que le chemin vers la Vie est loin d'être quelque chose de facile. Lorsque nous aurons atteint la conclusion de notre étude, nous comprendrons pourquoi Jésus dit que peu peuvent entrer dans le Royaume. En premier lieu, le Royaume est plus profond que ce que l’on nous a enseigné. Deuxièmement, le chemin qui nous mène dans le Royaume est plus étroit qu'on nous l'a enseigné. Par la grâce de Dieu, demandons au Seigneur de nous éclairer de sorte que nous ne continuions pas à tromper ou à être trompés.


1. À moins que vous ne naissiez de nouveau, vous ne pouvez pas entrer.

“ Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu. 3:5 Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. ” (Jean 3:3,5)

Nous connaissons tous ces versets, mais nous ne sommes pas aussi familiers avec ce qu'ils veulent dire réellement. Pour l'énoncer simplement, naître de nouveau n'est pas le but, mais la première étape vers le but: le but est le Royaume de Dieu. Nous pourrions l'énoncer ainsi: la porte étroite n'est pas le but, mais c'est la première chose que nous devons traverser afin d'entrer dans le chemin étroit. Notre but, et celui de Dieu, n'est pas la porte, ou alors nous n'aurions pas besoin d'un chemin. Bien que nous commencions notre voyage en franchissant la porte, le but est à l'extrémité du chemin, et non au début du chemin. Ainsi quel est le but ?

“ C’est la volonté de Dieu que tous les hommes soient sauvés [porte étroite] et parviennent à la connaissance de la vérité [chemin étroit] (1 Tim.2:4). ” Ici nous voyons une seule volonté de Dieu avec deux expressions - une porte et un chemin. Nous entrons par la porte d'un seul coup (nouvelle naissance), mais nous marchons le long du chemin le reste de notre vie sur terre. Nous sommes sauvés en un moment, mais nous venons à la pleine connaissance (epignosis) du Christ avec le temps. Ainsi Jean 3:3 ne nous parle pas de notre fin, mais de notre commencement. La naissance est le début de la vie, pas le but de la vie. Le but en vue ici n'est pas la nouvelle naissance, mais plutôt, l'entrée dans le Royaume. Jésus ne dit pas simplement, “ vous devez naître de nouveau. ” S'il en était ainsi, nous avoir raison en disant que ça s'arrête là. Mais Jésus dit, “ à moins que vous naissiez de nouveau, vous ne pouvez voir ou entrer le Royaume de Dieu. ” Il est clair que le Royaume est ce dans quoi nous essayons de gagner l'entrée, et que la nouvelle naissance en est la porte, la destination finale du Royaume de Dieu est à l'extrémité du chemin.

Alors quel est le Royaume de Dieu? Dit simplement, il est là où le Christ a la prééminence en tant que “ Tout et en tous ”. C’est là où nous le contemplons dans toute sa plénitude. Pour commencer, cette prééminence se trouve à l'intérieur du simple disciple, puis un peu plus visiblement dans l'Église, elle est par la suite manifestée extérieurement dans toute la Création. C'est pourquoi, nous portons une telle importance sur faire des disciples, parce que plus le disciples va loin, plus l'Église va loin. Jésus n'a pas établi son Église avant qu'il ait choisi ses disciples.

Ce qui est généralement prêché en tant que “ le plein Évangile ” devrait plus justement se sommer “ cinquante pour cent de l'Évangile. ” Nous mettons une telle emphase sur la porte, sur l'accès initial au Seigneur; mais l'autre moitié de l'équation, le Royaume et l'intention finale de Dieu, est à peine mentionnée. Ce qui est pire, nous invitons des pécheurs au Christ pour combler leurs propres besoins égoïstes (par exemple, venir au Christ et Lui remettre tous nos fardeaux, etc.). En conséquence, la majeure partie de ces personnes se repose juste à l'intérieur de la porte, clamant être sauvées, sans jamais entrer dans le Royaume, ni venir à la pleine connaissance de la Vérité, et ne démontrant jamais la prééminence de Christ sur le péché, sur le moi, et sur Satan.


2. Une confession appropriée n'est pas assez.

“ Ceux qui me disent "Seigneur, Seigneur" n'entreront pas tous dans le Royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon père dans les cieux. ” (Matthieu 7:21)

Nous avons commencé en disant que le chemin est non seulement plus étroit que ce qui nous a été enseigné, mais que le Royaume est aussi plus profond que ce qui nous a été enseigné. Pour certains, le Royaume de Dieu ( aussi connu sous le nom de Royaume des Cieux * ) est un endroit où les chrétiens vont quand ils meurent. En attendant nous sommes censés tenir ferme dans notre foi comme nous le pouvons, et si nous persévérons, alors nous entrerons dans le Royaume des cieux quand nous quitterons cette terre. C'est une erreur. Même si être absent du corps c’est être présent auprès du Seigneur, et même si il y a un endroit appelé “ ciel ”, le Royaume de Dieu n'est pas en haut dans le ciel, ni même un endroit dans le futur. Le Royaume de Dieu est “ maintenant ”, “ est arriver ”, “ est parmi vous ”, “ est en vous. ”

Nous le disons donc encore une fois: le Royaume de Dieu est là où le Christ a la prééminence en tant que Tout en tous, en commençant par le simple disciple, puis l'Église, et finalement, toute la Création. “ Que ton Royaume vienne... sur terre comme il est dans le ciel. ” Evidemment, le Royaume devrait inclure le ciel, mais ce n'est pas ciel. Jésus nous dit de ne pas rechercher un Royaume extérieur ou un Royaume politique ou un Royaume terrestre. “ mon Royaume n'est pas de ce monde... le Royaume de Dieu est en vous. ” Jésus a levé ses yeux vers le ciel quand il a prié en Jean 17, pourtant il dit que le Royaume est déjà en vous. Nous pouvons lever les yeux pour regarder vers le ciel, mais nous regardons en dedans pour le voir Royaume. Quand un chrétien meurt, lui ou elle ne voyage pas vers un ciel qui serait en lui, ni ne se met à vivre dans un ciel renfermé à l'intérieur des autres croyants. Ainsi, entrer dans le Royaume de Dieu c’est davantage compléter la dernière étape de l'ouvrage que d'aller au ciel quand nous mourons.

“ Ceux qui me disent "Seigneur, Seigneur" n'entreront pas tous dans le Royaume des cieux ” Dirons-nous que la confession est sans importance ou inutile? Loin de là! “ Je suis vivant, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue donnera gloire à Dieu (Romans 14:11). ” Cependant, même si “ chaque langue confessera ” tôt ou tard, il n'en reste pas moins vrai que “ ce ne sont pas tous ceux qui me disent "Seigneur, Seigneur" qui entreront dans le Royaume. ” Et pourtant il est très difficile de trouver une personne religieuse qui ne prétende pas suivre le Christ et qui ne dise, “ Seigneur, Seigneur ”. Néanmoins, ils n'entreront pas en disant simplement “ Seigneur, Seigneur ”. Le texte continue pour indiquer qu'il y a même ceux qui peuvent faire des signes et des miracles au nom de Jésus, mais le Seigneur ne les connaît même! Evidemment c'est un sérieux problème.

Nous ne pouvons pas rendre le chemin étroit plus étroit qu'il ne l'est déjà, mais nous pouvons certainement tromper des personnes en leur faisant croire qu'il est plus large qu'il ne l'est vraiment. Nous n'osons pas le rendre trop difficile; mais nous devrions trembler devant la perspective de le rendre trop facile. C'est pourquoi, cette parole doit être enseignée. Rappelez-vous, nous ne faisons aucune acclamation pour notre propre gloire, ni ne suggérons-nous un certain secret caché que nous posséderions et d'autres pas, ni n’établissons-nous un système par lequel nous puissions juger la destinée éternelle des autres. Nous attirons simplement l'attention sur les propres mots de Jésus. Il dit que peu seront sauvés; beaucoup essayeront d'entrer mais ne le pourront pas; peu entreront par la porte et marcheront sur le chemin afin de trouver la vie. Il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.


3. À moins que vous ne deveniez comme un enfant, vous ne pouvez entrer.

“ Les disciples étant venus à Jésus voulurent savoir, 'qui est le plus grand dans le Royaume des cieux?' Ainsi Jésus appela un petit enfant et le fit se tenir au milieu d'eux. Et alors il dit, 'je vous le dis en vérité, à moins que vous ne changiez et ne deveniez comme ce petit enfant, vous n'entrerez jamais dans le Royaume des cieux. Ainsi le plus grand dans le Royaume des cieux est celui qui s'humilie comme cet enfant. ” (Matthieu 18:1-4)

Les disciples ont voulu savoir qui serait le plus grand dans le Royaume. Ce qu'ils demandaient vraiment était, “ qui de nous est le plus grand? ” Par leur question nous voyons qu'ils se dirigent déjà dans la mauvaise direction. Ils se voient déjà comme leader, rois, seigneurs ou têtes à l'intérieur de ce Royaume. Mais Jésus semble dire “ pourquoi supposez-vous que vous êtes même déjà entrés dans le Royaume? À moins que vous ne changiez ce que vous êtes en ce qu'est cet enfant, vous ne pouvez pas même entrer, ainsi comment pouvez-vous prétendre être les plus grands? ” La fierté est une pierre d'achoppement. Les personnes fières ne peuvent pas entrer dans le Royaume de Dieu. Elles ne peuvent pas renoncer à leur propre prééminence pour la Sienne.

Jésus n'avait pas à appeler un enfant pour faire sa remarque. Il aurait pu juste dire, “ humiliez-vous comme un enfant. ” Mais non. Il y a donc une signification liée à l’appel de cet enfant et au fait qu’il se tient debout au milieu d'eux. C'est seulement après cela, que Jésus donna cette parole, “ devenez comme cet enfant ou vous ne pourrez pas entrer dans le Royaume. ” Alors, pourquoi a t-il fait cela ? Jésus a appelé l'enfant, et l'enfant a répondu à Jésus. Il n'y a aucune interrogation de la part de l'enfant, comme, “ que me veux-tu? ” ou “ qui êtes-vous? ” Jésus l'a fait se tenir au milieu d'eux, et à nouveau, l'enfant s’y conforme. Nous ne l'entendons pas dire, “ pourquoi? ” ou “ qu'allez-vous faire maintenant? ” ou “ je n'ai pas le temps pour me tenir ici, je veux aller jouer. ”

Le Seigneur a donné deux instructions simples à l'enfant, “ viens ici ” et “ tiens-toi ici ”. Il y a encore beaucoup à dire au sujet d'être avec le Seigneur et de notre position auprès de Lui, mais nous ne disséquerons pas cela maintenant. Notre point est simplement celui-ci: l'enfant a fait ce qu'on lui a dit. Silencieux, doux, abandonné, obéissant. Il est très simple, Jésus dit: Les plus grandes personnes dans le Royaume sont celles qui font ce que je leur demande, sans douter. C'est seulement quand nous vieillissons que nous commençons à tout questionner. Pour entrer dans ce Royaume, nous devons reconnaître qu’il n’y a là seulement de la place pour une tête, pour une seule prééminence, pour un seul roi, pour un seul Seigneur. Nous sommes des disciples, pas des maîtres. Nous pouvons lutter et remettre en cause ses voies envers nous, mais si nous progressons sur le Chemin, alors un jour nous apprendrons que la meilleure façon est de fléchir le genou et de dire, “ Oui, Seigneur. ”

Nous attendons de Jésus de nous donner des instructions et de grands commandements : “ Allez par le monde et proclamez l'Évangile à plein temps ” ou “ levez-vous et remplissez le ministère d'apôtre ” ou “ je t’ai oint pour être un prophète pour les nations. ” Mais si nous ne pouvons pas entendre et obéir dans les petites choses, comment pouvons-nous nous attendre à ce qu'il nous mène dans de plus grandes choses ?


4. À moins que vous ne soyez parfaitement justifiés extérieurement, et intérieurement, vous ne pouvez pas entrer.

“ Je vous le dis en vérité, à moins que votre justice ne surpasse celle des Pharisiens et des scribes, en aucune façon vous n'entrerez dans le Royaume des cieux. ” (Matthieu 5:20)

Nous savons d’après les Écritures et les écrits historiques que les pharisiens étaient la secte la plus stricte du judaïsme. Ces personnes religieuses étaient zélées, même au point de donner à Dieu un dixième de toutes leurs herbes. C'était un pharisien qui priait en lui-même, “ je vous remercie Dieu de ce que je ne suis pas comme les autres... car je jeûne deux fois en semaine et donne un dixième de toutes mes possessions. ” C'était les pharisiens qui ont fait arrêter Jésus pour être livré à Pilate et être crucifié - tout en étant persuadé qu'ils faisaient la bonne chose. Avant de rencontrer le Seigneur Jésus, Saul observait leurs traditions en tant que membre de ce groupe d'élite et a mené une persécution fanatique contre les chrétiens pensant qu'il faisait son devoir envers Dieu. Regardant à ses expériences religieuses, Paul se disait “ irréprochable ” par rapport à la loi.

Selon sa propre norme humaine, il n'y personne de plus saint ou juste qu'un pharisien. Ainsi quand Jésus dit à un disciple que sa justice doit surpasser celle des pharisiens, il est, à toutes fins pratiques, un but impossible et idéaliste. Ce serait comme s'attendre à ce que chacun ait des capacités sportives qui surpassent celles de Michael Jordan. Nous ne pouvons pas même nous approcher de la norme extérieure que les pharisiens représentent, et encore moins de la perfection intérieure que Jésus demande, qui caractérisera celle de ses disciples.

Il est étonnant de voir combien de personnes, même aujourd'hui, essaient encore de plaire à Dieu par leur propre force avec des œuvres extérieures. Ils sont présents à toutes les assemblées, se consacrent à leur ministère, et donne. Inconsciemment ou pas, ils croient que Dieu les bénira en raison de leurs œuvres. Considérez ce couple qui m'a dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec ce que l'église faisait de leur argent, mais qui continuait à donner leur dîme de toute façon, parce qu'elles ne voulaient pas perdre la “ bénédiction ” de Dieu sur leurs finances. C'est la logique des pharisiens aveuglés par leur propre pharisaïsme. Un tel appui constant des choses religieuses semblerait devoir être applaudi par Dieu, mais Jésus dit que cela ne sert à rien dans la mesure où le Royaume est concerné.

Jésus nous mène sur un chemin impossible, et demande que notre justice ne soit pas qu’extérieur, mais qu'elle soit intérieur. Commencez-vous à comprendre pourquoi peu sont capable de suivre ce chemin étroit? Le mot traduit par “ étroit ” signifie “ difficile à passer à travers en raison de nombreux obstacles ”. De plus en plus, je constate que c'est Jésus qui met ces obstacles devant nous. Et voici un des plus grands obstacles - comment avoir une justice qui excède celle d'un pharisien, mais qui ne me transforme pas en pharisien. Quel dilemme !


5. Sans beaucoup de tribulations, vous ne pouvez pas entrer.

“ [ Paul et Barnabas ] fortifiant les esprits des disciples et les encourageant à continuer dans la foi, et leur disant que c'est par beaucoup de tribulations que nous devons entrer dans le Royaume de Dieu. ” (Actes 14:22)

Ceci ne sonne pas comme quelque chose qui pourrait soutenir et encourager de jeunes disciples. Si Paul et Barnabas apportaient ce message à certaines églises, ils ne seraient pas invités à nouveau. Notre idée de la victoire est d'éviter les tribulations, de ne pas passer par elles. Nous ne faisons certainement pas le lien entre dans le Royaume avec celle de passer par des tribulations. Nous pensons que la victoire consiste à éliminer toutes tribulations. Rien ne peut être aussi éloigné de la vérité.

Afin d'entrer dans le Royaume il doit y avoir une augmentation de Christ et une diminution du Moi. C'est un processus continu, et par lui nous jugeons jusqu’où nous sommes parvenus le long du chemin. Mais comment le moi est-il diminué? Nous ne pouvons pas le faire en disant à plusieurs reprises, “ je dois mourir. Je dois diminuer. Je dois prendre ma croix. ” Plus nous essayons de diminuer, plus nous augmentons. Toute l’attention que nous donnons à nous-mêmes, ne sert qu'au profit de notre Ego. Quelle est la réponse? La réponse est dans nos épreuves et dans nos vies. Elles sont suffisantes pour nous humilier. Il n'y a rien d'autre à faire que de les attendre et de les considérer comme des opportunités données par le Seigneur pour nous sculpter à l'image de son Fils.

Il y en a qui désirent la plénitude de la connaissance de Christ et qui veulent avancer sur le chemin étroit. Mais ils résistent aux réprimandes de Dieu qui ont pour but de les pousser toujours plus loin sur le chemin et plus près de Christ. D'un autre côté, ils veulent plus de Dieu, mais refusent d'expérimenter ce qu'ils doivent expérimenter pour arriver à voir Dieu. De cette façon, ils repoussent pour eux-mêmes l'œuvre de la Croix. Ils trouvent leurs circonstances insupportables, murmurent, se plaignent et résistent à tout ce qui contrarie à leur petit confort. Après dix, vingt ou même trente ans de discipline divine, ils sont toujours aussi entêtés et bêtes.

Quelques-uns n'ont aucune connaissance profonde de Dieu, parce qu'ils ne vivent pas leurs circonstances de vie profondément. Leur vie est relativement facile. Même ce que nous considérons comme des épreuves importantes, ne sont en réalité que “ légères ” aux yeux de l'apôtre Paul. Voici un homme dont les circonstances de vie ont été difficiles. La biographie de ces hommes révèle qu'ils ont eu une vie des plus dures, autant avant qu’après avoir connu le Seigneur. Si nous désirons la facilité et le confort, alors oublions la profondeur. Le Seigneur Jésus est un “ homme de douleurs et habitué à la souffrance ” . Il est préférable de s'accorder avec la Parole de Dieu et de réaliser que nous devons entrer dans le Royaume par diverses tribulations. Si nous voulons régner avec Lui, nous devons souffrir avec Lui.


6. L'incrédulité et la désobéissance sont suffisants pour vous disqualifier.

“ Ainsi nous voyons qu'il ne purent pas entrer en raison de leur incrédulité... Or, puisqu’il est encore réservé à quelques-uns d’y entrer, et que ceux à qui d’abord la promesse a été faite n’y sont pas entrés à cause de leur désobéissance. ” (Hébreux 3:19; 4:6)

Les personnes visées ici sont les Hébreux, la plupart d’entre elles sont mortes dans le désert entre l'Egypte, (représentant l'esclavage du péché) et la terre promise (représentant le royaume de Dieu). Dans 1 Corinthiens 10:1-11, Paul dit qu'elles ont TOUTES été délivrées, elles ont TOUTES traversé la mer, elles ont TOUTES mangé de la manne, ont TOUTES mangé de la viande et ont TOUTES bu l'eau du rocher, qui est le Christ. Malgré ceci elles n'étaient pas agréables à Dieu et elles ont été détruites dans le désert. Deux fois on nous dit que ces choses sont arrivées pour nous servir d'exemple. Pourquoi ont-elles été détruites? En raison de la désobéissance. Le peuple n'a jamais vécu ce que Dieu lui avait destiné. Il a manqué la plénitude.

En entendant ce passage, beaucoup se posent des questions sur leur rapport avec Dieu, ce qui est tout à fait légitime. On leur a enseigné que parce que Dieu les a fait sortir hors d'Egypte, nourris de la manne, et leur a donné l'eau maintenant ils sont libérés et peuvent faire ce qu'ils veulent. A nouveau, nous ne remettons pas en question la condition intérieure devant Dieu de quiconque. Il n'y a aucun besoin. Notre propre cœur nous convaincra ou nous condamnera. Si nous sommes dans le chemin nous le savons; et si nous n’y sommes pas, au fond de nous nous le savons aussi.

Ce que nous essayons de démontrer, est que la question de la Vie en nous aujourd'hui n'est pas basée sur une confession qui a été faite il y a des années, des mois, des semaines ou il y a des jours. Elle n'est pas basée sur les œuvres puissantes effectuées au nom de Jésus. Elle n'est pas basée sur les dons spirituels ou les expériences. Elle n'est certainement pas basée sur l'adhésion ou l'assistance à l'église. La VIE en nous aujourd'hui, est immédiatement et directement liée à si nous demeurons en Christ! Cette action de demeurer est une chose continuelle, et le résultat de demeurer en continue produira (pas pourrait) du fruit. Sans fruit, nous ne pouvons pas prétendre demeurer en LUI du tout.

Le souci immédiat des Hébreux était de sortir de l'Egypte, mais le souci de Dieu était de les faire entrer dans la terre promise. Il était relativement simple de les faire sortir de l'Egypte, mais seulement deux hommes sur plusieurs millions ont atteint le but de Dieu et ont traversé le Jourdain. Je pense que le problème est celui-ci: nous avons “ aller au ciel quand nous mourons ” comme but final, tandis que le Christ lui a “ entrer dans le royaume de Dieu ” comme but final. Voulons-nous “ juste ” aller au ciel quand nous mourrons ou voulons-nous la prééminence du Christ exprimée en “ Ton Royaume vienne, Ta Volonté soit faite, sur la terre [ maintenant ] COMME ELLE EST dans le ciel ”? Si nous continuons à prêcher un évangile facile et à présenter des pécheurs à un Jésus facile en leur faisant prier une prière facile, alors nous sommes coupables de propager un autre évangile, un évangile faux, une porte sans chemin. Merci Seigneur pourla porte, mais il y a un chemin, et ni l'un ni l'autre n'est large, et ni l'un ni l'autre n’est facile. Mais prêchons-nous ceci ?


7. Le riche trouvera quasiment impossible d'y entrer.

“ Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples: Qu'il sera difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu! Les disciples furent étonnés de ce que Jésus parlait ainsi. Et reprenant, il leur dit : Mes enfants, qu'il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. ” (Marc 10:23-25)

Nous avons gardé le meilleur pour la fin. Il semble que ce jeune et riche responsable soit venu à Jésus en tant que “ chercheur ” modèle, ayant obéi à tous les commandements depuis son enfance. S’il y avait quelqu'un prêt à monter l'allée de l'église, à signer une carte de décision ou à prier la prière du pécheur, c'était cet homme. Il a vraiment couru jusqu'à Jésus! Il y a sûrement là un futur apôtre, un prophète, un évangéliste, un pasteur ou un professeur ! Il peut pour le moins employer sa richesse pour aider à soutenir “ le ministère mondial d’évangélisation de Jésus Christ SA ”. Aucun gagneur d'âmes ou pêcheur d'hommes en bonne et due forme ne laisserait s'échapper cette occasion !

Mais au lieu de faire ce que nous ferions, Jésus lui fait remarquer la chose même qui va l'empêcher d'entrer dans le royaume, et la jette devant lui comme un obstacle pour son entrer. Dès que le jeune et riche dirigeant en comprend le coût, il se détourne, affliger, et nous ne le voyons plus jamais ni d’entendons de ces nouvelles. Il est intéressant que Jésus, quoiqu'il l'ait aimé, l'ait juste regardé partir. Est-ce que cela ressemble à un Jésus facile ? ou à un gagneur d'âmes? Quel genre de pêcheur d'hommes est-il? Quel contraste avec la manière dont nous sollicitons des convertis chaque dimanche, avec des appels répétés à s’avancer et pendant que nous chantons l’hymne “ juste encore une fois ” pour donner à chacun une occasion supplémentaire de venir devant. Finalement, sous une telle pression, quelqu'un fini toujours par s’avancer. Mais ont-ils vraiment considéré le coût ou avons-nous juste rendu le produit trop bon marché ? Un évangile bon marché a comme conséquence des disciples bon marché sans aucune racine profonde.

On avait enseigné aux juifs que la prospérité matérielle était un signe et une preuve de la bénédiction de Dieu (ce qui n’est pas trop différent de certain enseignement que nous entendons aujourd'hui). C'est pourquoi il est souligné dans les Écritures le choc et la stupéfaction des disciples, quand Jésus leur annonce que les personnes riches auront de la difficulté à entrer dans le royaume. D’après la manière qu'il l'exprime, nous pouvons penser que c'est quasi impossible, plus difficile que de passer un chameau par le trou d'une aiguille. J'ai connu quelques personnes riches, et je peux confirmer ce que Jésus dit. Il est plus difficile qu'il ait la prééminence sur quelqu'un qui a de grandes richesses. Même les gens aux moyens modestes peuvent encore être liés par les richesses, poursuivant la richesse ou les bénédictions, espérant réussir un jour. La poursuite de la richesse est aussi dangereuse que l'accumulation de la richesse.

Le but n'est pas que chaque disciple doit être sans le sous. Le but, est que dans ce royaume, seul le Christ a la prééminence, et que vous ne pouvez servir deux maîtres. Pourquoi les richesses sont-ils une telle pierre d'achoppement? Tout est lié au Moi. Pour l'homme riche, le Moi est la plupart du temps représenté par ses richesses. Pour l'homme sage, c'est dans sa sagesse. Pour l'homme bon, c'est dans sa bonté. Pour l'homme fort, le Moi est dans sa force. VOUS êtes votre plus grand obstacle à entrer dans le royaume. Pourquoi? Puisqu'il n'y a aucune place dans le royaume de Dieu pour le Christ et le Moi. Laisser tomber le royaume du Moi et entrer dans le royaume de Dieu est en effet un chemin étroit que beaucoup ne trouvent jamais.


MAIS QUI ALORS PEUT ÊTRE SAUVÉ ?

“ Les disciples furent encore plus étonnés, et ils se dirent les uns aux autres; Et qui peut être sauvé ? Jésus les regarda, et dit: Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu: car tout est possible à Dieu. ” (Marc 10:26,27)

Si vous avez supporté tout ce qui a été dit jusqu'à présent, peut-être êtes-vous fâché, confus, stupéfait, que cela vous semble lourd, tout comme les pour premiers disciples de Jésus, de ce que entrer dans le royaume n'est pas aussi facile que ce que vous aviez cru au premier abord. Les Écritures nous enseignent que le Seigneur Jésus est “ plein de grâce et de vérité. ” Avec la vérité vient la grâce, et nous conclurons maintenant par la façon dont Dieu accomplit ce travail impossible par sa Grâce.

Passons en revue tout ce qui est exigé de nous afin d'entrer le royaume. Nous devons naître de nouveau. En plus de dire, “ Seigneur, Seigneur ” nous devons réellement faire la volonté du Père. Nous devons nous humilier comme des enfants. Nous devrions être plus justes qu'un Pharisien, sans devenir des hypocrites. Nous devons supporter les tribulations avec joie. Nous ne devons jamais désobéir ou montrer un manque de foi. Nous devons renoncer à chaque vestige du Moi, c’est à dire ce que nous aimons le plus, que ce soit l’argent, la fierté, la sagesse naturelle, les amis, la famille, la position ou le statut. Par dessus tout ceci, on nous dit que beaucoup essayeront d'entrer, mais ne le pourront pas. Ainsi la chance est déjà contre nous. En plus Jésus dit, “ il est impossible à l'homme. ” Cela élimine complètement l'effort individuel du Moi.

Certains indiqueront, “ Oh oui, je peux faire toutes ces choses. ” Très bien. Mon conseil à ceux qui pensent le faire est: continuer d'essayer! Peut-être un jour arriverez-vous à la fin de vous-même. Mais le reste d’entre nous nous savons déjà. Les disciples, abasourdis à ce moment-là, commençaient à s'interroger “ qui dans le monde peut être sauvé? ” Et Jésus dit, “ il est impossible à l'homme. ” Notez bien que nous utilisons le terme “ sauvé ” dans son intention finale comme étant l'établissement d'un croyant dans le royaume de Dieu, pas simplement aller au ciel quand nous mourons, parce que c'est le contexte dans lequel il est employé dans ce passage. Jésus dit que nous ne pouvons pas le faire, je ne peux pas le faire, aucun humain ne peut le faire.

Où est-ce que la grâce de Dieu commence-t-elle? Elle commence par l'impossibilité de l'homme. Elle commence par “ Je ne peux pas ”. Elle ne commence pas par “ toutes ces choses que 'ai faites depuis ma jeunesse. ” Aussi longtemps qu'il est possible à l'homme, il n'y a aucun besoin de grâce. Peut-être pourrons-nous accomplir six choses sur sept ou quatre-vingt-dix-neuf pour cent de ces choses, mais quand nous rencontrons Jésus sur le terrain de l'effort individuel, il y a toujours “ quelque chose qui te manque. ” Et cette “ une chose ” restera comme un arrêté de mort dans nos vies chaque fois, peu importe à quel point de perfection nous en sommes. Le Seigneur attend que nous sachions et que nous admettions “ je ne peux pas.” Parce qu’Il peut faire ce que nous ne pouvons pas faire; et il fera ce que nous ne ferons pas! Et une fois que nous lui permettons, il nous mène là où il veut que nous soyons d'une façon des plus remarquable.

“ Je suis la porte [ la portail ]... quelqu’un entre par moi, il sera sauvé. ” (Jean 10:9a)

“ Mais comment pouvons nous en savoir le chemin? Jésus répondit, 'Je suis le chemin [ sentier ]'.... ” (Jean 14:5,6ss)

Ce qui est impossible à l'homme, est possible à Dieu. Jésus est la porte étroite par laquelle nous entrons pour être sauvés. Cela est tout à fait évident. Alors quel est le chemin? A-t-il été un bon disciple ? Est-ce qu’il jeûne et prie? Est-ce qu’il vit une vie plus sainte? Est-ce qu'il va à l'église ou effectue de grandes œuvres pour Dieu? Pas du tout. Jésus nous dit que, “ je suis le chemin, la vérité, et la vie. ” La porte étroite est le Christ, et le chemin étroit est le Christ. Ceci explique pourquoi la porte et le chemin sont si étroits. Il n'y a aucune place pour vous, votre Moi ou votre individualité. Il n'y a aucune place pour l'effort personnel. Il y a de la place seulement pour le Christ.

Entrer dans le royaume c’est renoncer à ma vie et vivre de la Vie d'un Autre. La chose même qui me frustre est la réponse à mon problème: puisque je ne peux pas le faire, je dois dépendre de la Vie de l'Autre pour faire ce que je ne peux pas faire. Alléluia ! Je ne peux pas entrer à nouveau dans le ventre de ma mère et renaître, parce que je suis trop vieux; Je ne peux pas être fidèle pour faire la volonté de Dieu à tout moment, parce que je suis rebelle; Je ne peux pas m'humilier et être comme un enfant, parce que je suis trop fier; Je ne peux pas avoir une justice qui soit extérieurement parfaite et intérieurement pure, parce que je suis un hypocrite; Je ne peux pas supporter les tribulations avec joie, parce que je m'aime trop; Je ne peux pas trouver ma sortie de l'Egypte et aller dans Canaan, parce que je suis désobéissant; Je ne peux pas simplement abandonner tout ce pour quoi j'ai travaillé pendant toute ma vie, parce que je suis égoïste. Je ne peux pas, et vous ne pouvez pas, et personne ne le peut. Cette porte et ce chemin sont trop étroits, trop exigeants. C'est impossible.

Seul un homme a parfaitement rempli toutes ces conditions - le Seigneur Jésus le Christ - et cet homme vit en moi maintenant. Je remercie Dieu de ce que ce qui est impossible avec moi est réalisable facilement avec lui! “ puisque vous avez reçu le Seigneur Jésus le Christ [ Porte ], ainsi marchez en lui [ Chemin ] (Colossiens 2:6). ” Nous venons au Seigneur reconnaissant que nous ne pouvons pas nous sauver nous-mêmes, et il nous sauve. C'est la porte. Maintenant nous venons au Seigneur chaque jour, admettant que nous ne pouvons pas entrer dans le royaume, et il fait ce qu'il faut pour nous conformer à son image. C'est le chemin. Par conséquent, je n'ai aucun secret au sujet de la vie chrétienne, sauf Christ. Je n'ai aucune clef, sauf Christ. Je n'ai aucune méthode, sauf Christ. Je n'ai aucune formule, sauf Christ. Je n'ai aucune technique, sauf Christ. Je n'ai aucune vie, sauf celle de Christ “ parce que ce n'est plus moi qui vit, c'est le Christ qui vit en moi (Galates 2:20a) ”. Dans lui, par lui, pour lui, à cause de lui nous pouvons entrer le royaume.

Seigneur Jésus-Christ, je te remercie de ce que tu sois mon chemin, ma vérité, et ma vie! Je te loue de ce que je ne peux pas me sauver. Je te loue de ce que je ne peux pas entrer dans le royaume. Comme je t'ai fait confiance quand tu m'as fait sortir de l'Egypte, ainsi je te fais confiance pour que tu me conduises dans la terre promise. Comme je t'ai reçu, ainsi je marcherai en toi, tu es ma porte étroite, et mon chemin étroit. Quand je suis diminué, tu es augmenté, et ma vie est échangée contre la tienne. Je te remercie Seigneur de ce que nous puissions entrer dans le Royaume. Amen !

* Une comparaison des termes “ royaume des cieux ” et “ royaume de Dieu ” montre que ce que Matthieu appelle le “ royaume des cieux ”, les autres auteurs des Évangiles l'appellent “ Royaume de Dieu ”. Puisque les mêmes paraboles employées par Matthieu pour décrire “ le royaume des cieux ”, sont également employées pour décrire le Royaume de Marc et de Luc, il n'y a aucune base scripturale pour enseigner que ce sont deux idées séparées. Comparez Matthieu 13 à Marc 4 et Luc 8, pour avoir un exemple clair. [ Retour dans le texte ]

 

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Patristique-Reforme-Réveil

UNE SEULE CHOSE EST NÉCESSAIRE

 

par Chip Brogden


“ Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. ” (Luc 10:41,42)

Nous sacrifions souvent la seule chose qui compte pour Dieu en faveur de beaucoup de choses. Il y a quelque chose de plus significatif à voir chez Marie assise aux pieds de Jésus par rapport à Marthe qui “ sert beaucoup ”. Jésus ne met pas en opposition le service et l’adoration en disant que l’adoration est meilleure. Non, Jésus oppose “ beaucoup de choses ”  avec “ une seule chose ”. Nous sommes consumées, absorbées, occupées et contrariées par beaucoup de choses – le service, le témoignage, la prédication, les dons, l’écriture, le chant, l’assistance à des réunions, la lecture, l’étude, la construction d’églises, la communion – alors que Jésus dit seulement qu’une seule chose est nécessaire, et Marie l’a découverte elle, et on ne la lui prendra pas. Quelle est cette seule chose?

Afin de saisir le but de Dieu pour toutes choses regardons plusieurs passages des Ecritures.

“ . . . nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté. ” (Eph 1:9-11)

Que nous enseigne ce passage? D'abord, qu’il y a une Volonté, et qu’elle nous a été révélée. Deuxièmement, la Volonté de Dieu est “ toutes choses en Christ ”. Troisièmement, que tout converge selon ce but. Examinons ces trois derniers points plus précisément.

LA VOLONTÉ RÉVÉLÉE DE DIEU

Il y a une Volonté, un objectif, une raison, un but vers lequel Dieu agit. Quelque chose est prévue. Un résultat est recherché. Dieu ne nous conduit pas sans but vers tout de façon général et vers rien en particulier, mais Il nous conduit vers quelque chose. Puisqu'Il existe en dehors du temps, cette Fin est déjà réalisée, considérée depuis la perspective de Dieu. À nous, qui sommes encore liés par le temps, les choses avancent. Nous avons un passé, un présent, et un avenir, alors que Dieu est toutes ces choses en une fois. Sachant qu'il y a une Volonté et que le Seigneur nous conduit vers quelque chose est réellement à notre avantage. Dieu veut que nous connaissions Sa Volonté, que nous puissions y entrer et y travailler en harmonie avec Lui, en y coopérant ensemble. Pourquoi est-ce qu’il se donne de la peine pour nous le révéler ? Parce que nous faisons partie de cette Volonté.

La majeure partie de la philosophie du monde est basée sur la tentative de l'homme à répondre à ces questions: qui suis-je, d’où est-ce que je viens, pourquoi suis-je ici, et où est-ce que je vais? Ces questions ne peuvent seulement trouver leurs réponses quand nous les considérons dans la lumière de la Volonté ultime de Dieu. Il y a un but, une raison d'être, une raison pour créer, une raison pour vivre, un but qui est plus grand que nous, mais nous inclut.

J'ai un jour pris le petit déjeuner dans un petit restaurant qui avait cette parole inscrite sur le mur, “ si il y a une volonté, je veux être en elle. ” Je ne suis pas certain de la signification du message, mais il a immédiatement résonné en moi. Je veux être dans la Volonté de Dieu! Et je pense que c’est la volonté de chaque chrétien.

TOUTES CHOSES EN CHRIST

Quelle est la Volonté de Dieu? “ c’est … de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. ” Dieu n’a qu’un besoin, un désir, une chose qu'il veut accomplir, et une fois que nous voyons cela nous verrons que toutes les autres choses sont périphériques. Qu’est-ce que Dieu souhaite accomplir? La Volonté ultime de Dieu et son désir est de réunir tout en Christ, de sorte que Christ soit Tout et en Tous.

Dorénavant quand je parle de la Volonté de Dieu, je serais entrain de parler de Son but éternel et de Son plan qui consiste à réunir toutes choses en Christ et de tout mettre sous ses pieds. Je ne parle pas de la Volonté de Dieu pour vous personnellement, ou de la Volonté de Dieu pour votre ministère ou vos affaires. Ceux-ci peuvent être terriblement importants pour vous, mais ce que nous considérons ici c’est quelque chose qui dépasse ces sujets et touche à la Volonté ultime de Dieu pour toutes les générations, toutes les personnes, toutes les nations, la totalité de la création – La chose qu’il poursuit.

Maintenant nous comprenons pourquoi il est dit que Marie a découverte La chose que Dieu veut, cette seule chose qu'il poursuit, et pourquoi elle a sans cesse pris place aux pieds de Jésus. La nourriture, l’amusement, la camaraderie, l’amitié, tout est oublié. Elle n’existe que pour laver Ses pieds avec des larmes, oindre Ses pieds, et L’écouter là à Ses pieds. “ Embrassez le Fils ” dit le Psaumes 2. Dans cette histoire il n'est pas question d’un baiser de salutations sur la joue, ou même de baisers de sa bouche qui parlent de l'amour entre la mariée et le marié (Cantiques des Cantiques). Elle embrasse les pieds dans un signe de soumission à Celui Que Dieu a désigné en tant qu'Héritier de Toutes Choses. Baiser les pieds du Fils et rester assis à Ses pieds c’est reconnaître tout ce que le Père a investi dans le Fils et la reconnaissance que tout a été placé sous Ses pieds, en commençant par les USA.

TOUT EST ASSOCIÉ À CETTE VOLONTÉ

Jusqu'ici nous avons vu qu'il y a une Volonté, et que la Volonté de Dieu est que Christ remplisse toutes choses. Il y a une troisième chose à voir : " [ Dieu ] ... opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté. ” Tout ce qui est dit, révélé, ou fait par le Seigneur est lié d'une manière ou d’une autre à cette seule chose. Nous pourrions appeler cela la Volonté Cosmique, ou la Volonté Universelle, ou la Pensé de l'Esprit, ou la Directive Principale, ou simplement de la Seule Chose. Quelle que soit la manière que nous choisissions pour la décrire, c’est cela que Dieu poursuit. C’est sa Volonté, son Désir, Son But, Son Besoin, Son Cœur.

Si nous lisons et nous nous appliquons les Ecritures - les livres de Moïses, la Loi, les Prophètes, les Evangiles, les Actes, les Epîtres, et l’Apocalypse - nous verrons au final une chose se dessiner et se produire. C’est une volonté continue et ininterrompue qui se fraie un chemin à travers tous les rapports qu’il y a eu entre Dieu et l'homme depuis les six mille dernières années, ayant son commencement dans l'éternité passée et sa conclusion dans l'éternité future vers une chose.

Mais plus important encore, nous voyons que tout chemine en relation avec l’objectif de Dieu. C’est le pourquoi qui explique la raison de Dieu de créer le monde, le ciel, l’enfer, le diable, et homme lui-même. C'est le motif pour envoyer la Parole pour être chair et vivre en tant qu'homme, pour mourir sur une croix, pour être ramené à la vie, et être exalté à la droite de Dieu. C'est l'impulsion qui a fait que Dieu a répandu Son Esprit sur toute chair et qu’il a établi l’Église. C'est son but en jugeant le monde et en créant de nouveaux cieux et une nouvelle terre.

Dans sa lettre aux Romains, Paul le décrit comme étant la pensée de l'Esprit :

“ celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints. Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. ” (Romans 8:27-29)

Einstein voulait connaître la Pensée du Seigneur. Ici, nous l'avons. Si nous changeons l’ordre du premier verset cela peut nous aider à le voir plus clairement sans en changer la signification. “ il intercède en faveur des saints PARCE QU’IL connaît la pensée de l'Esprit. ” Nous savons d’après le livre d'Hébreux que celui “ qui juge les cœurs ” c’est Christ, et que celui “ qui intercède pour les saints ” c’est Christ (Héb 4:12; 7:25).

Puisque Christ connaît la Pensée de l'Esprit et qu’il intercède pour nous selon la volonté de Dieu, “ nous savons que toutes choses concourent …. selon son dessein. ” Et pour ne laisser aucun doute quant à son but, on nous dit que le but est “ être conformé à l'image de Son Fils. ” Christ en tant que Tout en Tous.

Nous citons souvent ces versets et les interprétons dans le sens ou quoiqu’il arrive que, que ce soit bon ou mauvais, Dieu s’arrangera pour que tout concoure à notre bien, et tout se terminera bien à la fin. Ce n'est pas du tout ce que dit Paul. Ce qu'il nous dit c’est que toutes les choses qui arrivent le sont en relation avec le but de Dieu de réunir toutes choses en Christ. Le but de Dieu est Christ en tant que Tout et en Tous. Tout dans le ciel et sur terre converge en relation avec cela.

Ainsi dans Romains il nous est dit que Dieu “ fait concourir toutes choses …. selon son dessein ” et dans Ephésiens il nous est dit que Dieu “ opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté.” L'expression clé ici est “ toutes choses ”. Comment jugeons-nous si quelque chose est de Dieu ou pas ? Nous avons simplement à déterminer son rapport avec La chose. Soit c’est en harmonie avec La seule chose soit elle est une des “ beaucoup de choses ” qui peuvent être bonnes, spirituelles, ou morales, mais ne nous aident pas à nous conduire plus loin vers le but éternel de Dieu.

LE BUT DE DIEU : LA PRÉÉMINENCE DE CHRIST

Naturellement, il y a d'autres passages des Ecritures qui se rapportent à la volonté de Dieu en Christ :

" Il est la tête du corps de l'Eglise; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier. " (Col 1:18)

Christ a-t-il la prééminence dans ce monde? Dans l'église? Dans notre famille? Au cœur de notre cœur ? Non, et non, et non, et non. Les pécheurs règnent sur le monde, les “ saints ” règnent sur l'Eglise, nous régnons dans nos propres familles (ce qui est responsables des mariages qui échouent et des familles brisées), et nous gouvernons nos propres cœurs, en décidant selon ce qui nous semble bon. Pourtant la Volonté de Dieu est claire: que Christ ait la prééminence en toutes choses. Visiblement nous n’en sommes pas encore là:

“ Tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n'a rien laissé qui ne lui fût soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. ” (Hébreux 2:8)

Le voyons-nous déjà ? Pas dans sa plénitude, Non. Nous en avons un peu ici, et un peu là. Là où ceci s'est déjà produit, là où nous voyons réellement et expérimentons que Christ a la prééminence, cela s'appelle le Royaume de Dieu. Ce n'est pas une chose visible, mais une chose invisible, car Jésus a dit le Royaume n'est pas visible, mais est en vous. Au final le Royaume de Dieu engloutira la création entière et Christ aura la prééminence en toutes choses. Pourquoi? Parce que toutes choses sont pour Lui, et toutes les choses ont été faîte par Lui. Voilà ce que signifie ce verset.

Jusqu’à maintenant, quand nous demeurons individuellement en Lui nous sommes pleins de Sa Vie, et ceci est un début, mais c’est en grande partie invisible. Il nous remplit et dans une certaine mesure
Il est vu en nous une fois que nous sommes conformés à son image. Mais remplir l’Eglise n’est pas la fin, c’est le début. La fin doit inclure “ toutes choses ”, pas seulement l'Eglise:

“ C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. ” (Philippiens 2:9-11)

Les mots clés dans les versets que nous avons soulignés jusqu'ici sont “ chaque ” et “ tous ”. Dans ces passages nos yeux sont ouverts et notre vision est élargie pour comprendre que le but final de Dieu est que Christ ait la prééminence en TOUTES choses, qu’il remplisse TOUT EN TOUS, et que TOUTES la création reflète sa gloire.

Que le Seigneur nous ouvre continuellement les yeux pour Lui donner La Seule Chose qu'Il désire. Amen.

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Patristique-Reforme-Réveil

La sortie de Babylone

 

Trois fois par jour, le prophète Daniel s'agenouillait dans sa mansarde, avec la fenêtre ouverte en direction de Jérusalem, et priait et remerciait Dieu. La menace de mort dans la fosse aux lions ne l'intimida pas. Etait-il vraiment nécessaire qu'il ait cette fenêtre ouverte pour que chacun le voit ? Il était un membre du gouvernment d'un vaste empire et pouvait exercer une influence immense pour le bien. Il connaissait bien les Ecritures. Pourquoi n'a-t-il pas suivi l'exemple de Joseph et « oublié la maison de son père » et se contenter de « prospérer sur une terre étrangère » (Genèse 41 : 51-52). Pourquoi cet homme désire risquer sa vie, quand, à cause de sa position, il pouvait tellement faire s'il restait en vie ? Dieu l'avait miraculeusement élevé comme Joseph à une haute distinction sur un sol étranger. N'était-ce pas suffisant ? Ne pouvait-il pas servir Dieu à Babylone ? Ne pouvait-il pas se contenter de sa position pour aider le peuple captif ? Etait-il vraiment sage de risquer sa vie ? De telles questions ne purent l'ébranler. Bien que Dieu l'ait fait prospérer à Babylone, son cœur était à Jérusalem, la cité de Dieu.

A l'apogée de la prospérité d'Israël, presque 5 siècles auparavant, le roi Salomon avait élevé ses mains en prière pour la dédicace du temple qu'il avait construit. Prophétiquement, il vit le temps de la captivité venir et pria … « S'ils reviennent à Toi de tout leur cœur et de toute leur âme sur la terre de leurs ennemis qui les ont conduits en captivité, et qu'ils Te prient pour leur retour sur la Terre que Tu as donnée à leurs pères, la cité que Tu as choisie, et la maison que j'ai construite pour Ton Nom ; alors entends leurs prières et leurs supplications dans les cieux, là où Tu demeures, et défends leur cause et pardonne … et qu ils soient en compassion à ceux qui les ont rendu captifs » (1 Rois 8 : 48-53).

Tout ceci advint. Le temple fut détruit. Jérusalem fut désolée, mais Daniel pouvait encore prier, la face tournée vers la terre et les ruines de la cité où Dieu avait établi Son Nom. La prospérité à Babylone, la prospérité de Dieu lui-même, ne le satisfaisait et ne pouvait le satisfaire, parce qu'Israël était la terre que Dieu avait donnée à ses pères, et en Israël se trouvaient les desseins de Dieu. Ainsi, Daniel priait ; ses ennemis le dénoncèrent et la sentence de mort fut prononcée ; il fut jeté dans la fosse aux lions ; mais le roi et les lions passèrent toute la nuit à jeûner, et Daniel continuait de prier !

Le livre de Daniel ne parait pas être écrit dans l'ordre chronologique. La prière de Daniel et la révélation au chapitre 9, et sa nuit dans la fosse aux lions au chapitre 6, apparaissent ensemble au commencement du règne de Darius le Mède. Nous pouvons apprendre beaucoup par la lecture de ces chapitres, étape par étape. Le chapitre 6 raconte l'histoire de la fosse aux lions. Le chapitre 9 nous montre ce qu'était le cœur de Daniel à ce moment-là. L'empire Babylonien venait de tomber dans les mains des Mèdes (Perses), et Daniel essayait de découvrir les desseins de Dieu. En dépit de sa récente promotion en tant que l'un des trois ministres sur tout le royaume (6 :3), Daniel s'adonna à étudier les Ecritures (9 : 2). Puis, quand il vit ce qu'elles signifiaient, il pria et jeûna (9 : 3). (Malheureusement, de tels comportements ne sont pas fréquents chez les hommes politiques nouvellement élus). Il trouva par deux fois rapporté dans Jérémie (25 : 11 et 29 : 10) que Jérusalem serait désolée et son peuple irait en captivité pour 70 ans. Il lut les livres de Moïse et des prophètes et vit que son peuple était allé en captivité à cause de ses péchés. Alors, il pria et jeûna et se repentit pour les péchés de son peuple. La politique vint en cinquième place dans la vie de cet homme de Dieu: l'étude biblique, la prière, le jeûne et la foi en Dieu étaient plus importants.

Résumons ce que j'ai dit. Nous voyons en Daniel premièrement une profonde conviction que lui et son peuple ne sont pas à la bonne place. Aucun niveau de prospérité extérieure ne pouvait compenser cela. Il aurait plutôt balayé les rues de Jérusalem que d'être assis sur le trône d'un empire étranger. Deuxièmement, nous le voyons consulter les Ecritures pour comprendre pourquoi ils étaient en captivité et savoir quand le jugement prendrait fin. Troisièmement, nous le voyons se tourner vers Dieu dans la prière, le jeûne et la repentance pour les péchés, cherchant le pardon et la délivrance des mains de leurs conquérants. Puisse Dieu nous donner le même Esprit et la même foi !

Le temps du départ

Ses prières ne furent pas sans réponse. L'ange Gabriel vint le visiter et lui parla non seulement de la restauration à venir de son peuple, mais de plus grands desseins à venir par la venue du Messie. Le message de Gabriel allait au-delà des attentes de Daniel et aussi de sa compréhension. C'étaient les mots de Gabriel : « 70 semaines d' années sont arrêtées pour ton peuple et pour la ville sainte pour parvenir à la fin des transgressions, pour mettre un terme au péché, pour effacer la méchanceté, pour apporter une justice éternelle , pour sceller vision et prophétie et pour oindre le plus saint. Connais et comprends ceci : depuis la sortie de ce décret pour restaurer et reconstruire Jérusalem jusqu'à l'Oint, la règle est qu'il y aura 70 semaines d'années, et 62 semaines d'années » (Daniel 9 : 24, 25).

Cette étonnante prophétie eut un double accomplissement. Il y eut juste 70 semaines ou 490 jours qui s'écoulèrent jusqu'à la fin des 70 années du jugement ; mais il y eut 490 années qui séparèrent l'ordonnance de rebâtir Jérusalem jusqu'à la venue du Messie qui fit l'expiation des péchés. (En ce qui concerne la prophétie, un jour représente souvent une année).

Peu de personnes connaissent les périodes de temps dans la Bible. Laissez-moi expliquer quelques faits. Il y a exactement 4 périodes de 490 années chacune, allant de la naissance d'Abraham jusqu'à la mort de Jésus. Cependant, un fait se trouve caché à notre vue. Toutes les fois que les desseins de Dieu furent suspendus à cause du péché, l'horloge s'arrêta et Dieu ne comptabilisa pas le temps. Ainsi, de la naissance d'Abraham à l'exode, il y eut 505 années comme chacun peut compter ; mais Dieu ne compta pas les 15 années allant de la naissance d'Ismaël à la naissance d'Isaac. Il considéra le temps comme seulement 490 années. Depuis l'Exode jusqu'à la dédicace du temple de Salomon il s'écoula 621 années en temps humain. Mais il y eut 7 périodes d'esclavage aux temps des Juges qui durèrent au total 131 années. Une fois de plus, Dieu compta seulement 490 ans. Du temple de Salomon jusqu'à la reconstruction de Jérusalem, il s'écoula 560 années ; mais 70 d'entre elles furent des années de captivité à Babylone, et Dieu comptabilisa seulement 490 ans.

Une vérité solennelle émerge de ces faits : si nous choisissons de vivre en captivité à Babylone, le temps s'étendra encore jusqu'à nos vies spirituelles. Physiquement, nous deviendrons plus vieux tandis que spirituellement nous resterons enfants. Son grand dessein de Rédemption attendra jusqu'à ce que nous demandons à grand cri pour le pardon et l'obéissance à son appel. « Sors d'elle mon peuple afin que vous ne participiez pas à ses péchés ... » (Apocalypse 18 :4). Le fils prodigue était toujours un fils quand il revint d'une terre lointaine ; mais il avait vécu avec les prostituées (comme Babylone) et ne s'était réjoui d'aucune des bénédictions filiales. (Pour plus de détails sur ce sujet, lire mes études Bible Chronology et L’Anneé du Jubileé sur la Chronologie biblique).

Le premier accomplissement de la prophétie de Gabriel fut le commandement donné par Cyrus au dernier verset de 2 Chroniques et plus encore dans Esdras au chapitre 1, versets 2 à 4. Cyrus dit aux Juifs de retourner en Judée et de construire la maison du Seigneur, le Dieu d'Israël. Il ordonna même à leurs voisins païens de les approvisionner d'offrandes d'argent et d'or, de marchandises et de bétails.

Daniel était un jeune homme quand la captivité commença, mais 70 années plus tard, au terme de cette captivité, il était âgé. Il était trop âgé pour effectuer un long voyage de Babylone à Jérusalem. La majorité des juifs à Babylone avaient grandi là et n'avaient aucun désir de quitter la sécurité pour un voyage dangereux et une terre inconnue. Pour beaucoup de juifs, le prix à payer était trop grand. Ils se sentaient confortablement chez eux dans leur exil. « Ne nous trouble pas avec ton idéalisme impraticable », dirent-ils probablement. « Cyrus est un bon roi, et nous pouvons avoir des vies satisfaisantes ici ». Peut-être, mais les desseins de Dieu étaient à Jérusalem, pas à Babylone. Jérusalem était la place pour la reconstruction du temple, et Israël était la terre où le Messie devait venir.

Ceux qui répondirent au décret de Cyrus retournèrent sur leur terre patrie. Dans Esdras, chapitre 2, nous pouvons lire les noms et le nombre de chaque famille qui revint. Ils marchèrent une fois de plus dans les pas de leur père Abraham quand il quitta Ur en Chaldée pour aller dans la Terre Promise. La même foi les saisit pour le même type de voyage.

Un autel restauré

Le premier acte des exilés au retour fut de construire l'autel de Dieu et de brûler dessus des offrandes (Esdras 3 : 2). Le sacrifice est primordial dans les desseins de Dieu. Le plus important sacrifice de tous les temps est celui de Son Fils Jésus. Sans lui, nous n'aurions rien pour enlever nos péchés et nous serions seulement dans les ténèbres et dans la mort sans Dieu. Le départ d'Egypte des Israélites commença aussi par un sacrifice qui est rappelé à Pâque. L'acceptation de la mort de l'Agneau de Dieu est essentielle pour notre salut et le seul vrai fondement d'une vie spirituelle.

Le second sacrifice est le sacrifice de nous-mêmes. Jésus nous appelle à abandonner nos vies pour Lui sur l'autel de Dieu. Des personnes ont le désir de se sacrifier en temps de guerre pour leur pays. D'autres abandonnent leurs vies au service d'autrui. D'autres s'expatrient comme missionnaires et croient qu'ils ont abandonné leur vie à Dieu. D'autres laissent le monde pour vivre comme des moines ou des nonnes et croient qu'ils marchent dans la voie d'une consécration totale. Ces actions peuvent être louables et Dieu peut être à la source de quelques unes, mais aucun de ces autels est l'autel de Dieu. Toutes ces choses peuvent être faites sans la mort à soi-mêmes. L'autel de Dieu est la place ou le moi meurt. Babylone nourrit le « moi ». Comme la tour faite par l'homme s'élève, ainsi l'ego et l'orgueil croissent aussi. Les vantardises se font plus fortes. Les autels païens regorgent à Babylone, mais il n'y a aucune place pour construire l'autel de Dieu.

Les fêtes restaurées

Après la reconstruction de l'autel et le rétablissement du sacrifice journalier, les immigrants célébrèrent la fête des Tabernacles. C'était la dernière des trois principales fêtes que Dieu ordonna à son peuple ; la première était la Pâque et la deuxième, Pentecôte. Lévitiques chapitre 23 donne tous les détails. La sortie d'Egypte avait commencé avec la célébration de la Pâque Juive. Dieu avait prévu des fêtes pour son peuple, tout comme maintenant, mais ces fêtes ne pouvaient être célébrées à Babylone ou en Egypte.

Les Chrétiens devraient-ils aussi observer ces fêtes -tout comme le peuple Juif le fait ?- Ou Dieu les a-t-il remplacées par la Fêtes de Noël et Pâques dans La Nouvelle Alliance? Dans le nouveau Testament, ces fêtes ne sont pas remplacées - au contraire, elles sont accomplies-. Il y a un accomplissement spirituel dont nous pouvons et devons nous réjouir. Elles focalisent en premier lieu, comme dans toutes les Ecritures, sur Jésus lui-même. Il naquit le premier jour de la Fête des Tabernacles et mourut à la Pâque. Il était lui-même le parfait accomplissement des fêtes, comme il l'était aussi de l'ancien Testament.

Les fêtes parlent aussi de nos vies spirituelles. Nous commençons par notre propre Pâque quand nous nous nourrissons personnellement de Christ, l'Agneau de Dieu, et que nous sommes lavés par Son Sang. Nous devons apprendre à nous nourrir du pain sans levain de la pure vérité de Dieu. Nous devons faire l'expérience de notre propre Pentecôte tout comme les premiers disciples le firent dans la chambre haute. Et nous devons aller de Pentecôte à la Fête des Tabernacles qui inclut la fête des Trompettes et le jour d'expiation. Toutes ces fêtes représentent des bénédictions spirituelles que notre Père a préparé pour nous. (Lire aussi Les Fêtes d’Israël.)

Noël et Pâques ne sont rien de plus que des fêtes païennes, tant à leur origine que dans la pratique présente, et furent introduites dans l'Eglise par ceux qui n'avaient aucune expérience des fêtes spirituelles. Les païens qui étaient répandus dans l'Eglise du temps de Constantine (quatrième siècle après Jésus-Christ) avaient besoin de quelque chose pour les garder dans la joie. Ce sont les fêtes de Babel qui n'ont aucune place dans les Ecritures ou le Royaume de Dieu. Jeroboam, le premier roi de l'Israël Nord, fut condamné pour avoir introduit une fête qu'il avait inventé de sa propre initiative (1 Rois 12 : 32-33). L'Eglise a fait des centaines de fois ce qu'il fit en organisant ses propres fêtes ! (Voyez les fêtes de l'Eglise Church Festivals.)

Un temple restauré

L'autel fut le premier point du programme de reconstruction de Dieu pour le retour de son peuple. Le second point fut le temple. Il fut semblable à celui du temps de Moïse. Peu de temps après l'Exode, Dieu donna ses instructions à Moïse pour construire le Tabernacle qu'Il habita avec Israël durant tout le temps que dura leur errance dans le désert. Dieu doit avoir un lieu où Il demeure. Mais où désire-t-il demeurer de nos jours ? Etienne, quelques instants avant de mourir lapidé, s'écria : « Le Très Haut n'habite pas dans des maisons faites par les hommes » (Actes 7 : 48). Avec une ignorance surprenante aujourd'hui, nous continuons à consacrer des bâtiments de pierre et de briques dans lesquels nous entrons avec un grand respect et que nous appelons « la Maison du Seigneur ». Si vous vénérez un bâtiment physique, cela ne peut manquer de voiler votre vision de la véritable maison de Dieu. Le Nouveau Testament dit très clairement : « Ne savez vous pas que vous êtes le temple du Dieu Vivant et que l'Esprit de Dieu demeure en vous ? ».

Si les gens n'ont aucune expérience du Saint-Esprit, ils se remettront à imiter les temps avant le phénomène de Pentecôte. S'ils ne connaissent pas la réalité, ils doivent se cramponner à l'ombre. Mais ceux qui ont expérimenté la présence du Saint-Esprit en savent davantage. Dieu envoya les armées romaines pour mettre un terme aux constructions faites par l'homme. L'Eglise a passé des siècles à intervenir pour essayer de le reconstruire !

A Jérusalem, les bâtisseurs se levèrent pour travailler et creusèrent les fondations du Second Temple. Le peuple alors se rassembla pour louer Dieu. Ils crièrent et pleurèrent de joie. Leurs cris furent entendus au loin (Esdras 3 : 10 ; 10-13). Ce fut comme pour le retour du fils prodigue. Les harpes, si longtemps silencieuses à Babylone, éclataient maintenant en chants.

Opposition

Hélas, leur joie fut de courte durée. Leurs ennemis furent bientôt au travail pour essayer de les arrêter. Premièrement, ils leur offrirent de l'aide. « Nous n'avons rien en commun avec vous pour construire une maison à notre Dieu », répondit Zorobabel et Joshua, les chefs juifs (Esdras 4 : 3). Ils virent clairement que seuls le peuple de Dieu peut construire le temple de Dieu. « Celui qui n'entre pas par la porte … est un voleur et un brigand » (Jean 10 : 1). Il n'y a pas de place pour les étrangers dans le royaume de Dieu. Vous devez être né d'en haut et devenir un vrai citoyen du royaume des cieux avant de pouvoir y avoir une part.

Quand leurs offres furent rejetées, ces mêmes ennemis montrèrent leur vrai caractère. Ils découragèrent et menacèrent les bâtisseurs et les diffamèrent jusqu'à ce que le travail s'arrête (Esdras 4). Pendant environ 16 années, plus aucun travail ne fut réalisé sous le règne de deux rois de Perse. Problèmes et opposition ne sont pas la preuve de la désapprobation de Dieu.

Les années passèrent dans une défaite apparente, mais Dieu était en train de préparer sa réponse. Du temps des prophètes Aggée et Zacharie, ceux-ci s'élevèrent pour appeler le peuple à nouveau à se repentir et les encourager à continuer la reconstruction. « Ni par puissance, ni par force, mais par mon Esprit , dit le Seigneur des Esprits » (Zacharie 4 : 6). Zaccharie apporta ses paroles bien connues au gouverneur Zorobbabel, alors qu'il contemplait le travail inachevé. Ce fut un moment important. Ce fut le travail de l'Esprit de Dieu, accompli par Sa puissance. « Prends courage … mon Esprit est au milieu de vous … La gloire de l'actuelle maison sera plus grande que celle de la première » prophétisa Aggée (2 : 4, 5,9). La gloire de Dieu est descendue sur le temple que Salomon avait construit. Ce faible effort pourrait-il avoir une gloire plus grande ? Le premier temple fut construit en corrélation avec la puissance d'Israël sous le roi Salomon. Le second temple fut construit dans un temps de faiblesse. Qu'est-ce que la gloire ? Jésus pria : « Père, l'heure est venue, glorifie ton Fils … » (Jean 17 :1) et puis Il mourut. La sagesse de Dieu et ses voies sont plus grandes que les nôtres. La faiblesse et la flétrissure de la chair deviennent la gloire et la puissance de l'Esprit de Dieu.

Les murs restaurés

Le temple fut en fin de compte, construit et nous avançons plusieurs décennies, jusqu’au temps de Néhémie qui était un jeune homme tenant une place en vue au palais du roi de Perse. Il était échanson du roi. Il était satisfait de cette prospérité jusqu'à ce qu'un de ses frères vint le trouver pour lui donner des nouvelles de son pays. « Ceux qui ont survécu à l'exil et sont revenus dans la province sont dans une grande détresse. Le mur de Jérusalem est tombé, et ses portes ont été brûlées par le feu » (Néhémie 1 : 3). Ses sentiments se réveillèrent et il réagit de la même manière que Daniel. Il dit : « Je m'assis, pleurais et me lamentais pendant des jours ; et je jeûnais et priais le Dieu des Cieux » (1 : 4). Comme Daniel, il confessa ses péchés et ceux de son peuple (1 : 6 :7). Comme Daniel, il sonda les Ecritures et trouva les prophéties de l'exil et de la restauration. Au risque de sa vie, il vint trouver le roi Artaxerxès avec une figure triste (2 : 1, 2). Une fois de plus, Dieu entendit les prières, et cette fois, le roi donna l'ordre que l'ange Gabriel avait donné à Daniel. Néhémie obtint la permission d'aller et de rebâtir les murs de Jérusalem.

Je n'ai pas la place, ici, de prendre en compte les conflits et les difficultés auxquels Néhémie dût faire face, alors que lui et ses hommes travaillaient à la reconstruction d'une main et tenaient les armes de l'autre. Le grand Architecte de l'Univers avait un programme de construction qui ne pouvait être interrompu jusqu'à ce que Jérusalem eût un autel, un temple et une cité complètement reconstruits.

Toutes ces choses sont les mêmes aujourd'hui pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre l'Esprit.

Conclusion

Ainsi, nous arrivons à la fin de notre étude sur Babel et Babylone. Nous avons vu deux chemins représentés dans les Ecritures. L'un est le chemin de l'homme charnel ; l'autre est la voie de Dieu. L'un est le chemin où nous pouvons marcher par la vue ; l'autre est un chemin de foi. Le premier est un chemin large où se trouvent beaucoup de voyageurs, le second est étroit et conduit à la vie.

Laissez-moi terminer sur ces quelques extraits des paroles de Moïse au moment où les Israélites virent la Terre Promise : « Voyez, J'ai dressé devant vous aujourd'hui la vie et la prospérité, et la mort et l'adversité … La bénédiction et la malédiction. Aussi, choisissez la vie afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants, en aimant le Seigneur votre Dieu, en obéissant à Sa voix, et en étant intègres devant Lui, pendant toute la durée de votre vie, afin que vous puissiez vivre dans la terre que le Seigneur a fait serment à vos pères, à Abraham, Isaac, et Jacob, de vous donner » (Extraits de Deutéronome 30 : 15-20).

Trois fois par jour, le prophète Daniel s'agenouillait dans sa mansarde, avec la fenêtre ouverte en direction de Jérusalem, et priait et remerciait Dieu. La menace de mort dans la fosse aux lions ne l'intimida pas. Etait-il vraiment nécessaire qu'il ait cette fenêtre ouverte pour que chacun le voit ? Il était un membre du Cabinet dans un vaste empire et pouvait exercer une influence immense pour le bien. Il connaissait bien les Ecritures. Pourquoi n'a-t-il pas suivi l'exemple de Joseph et « oublié la maison de son père » et se contenter de « prospérer sur une terre étrangère » (Genèse 41 : 51-52). Pourquoi cette homme désire risquer sa vie, quand, à sa position, il pouvait tellement faire s'il restait en vie ? Dieu l'avait miraculeusement élevé comme Joseph à une haute distinction sur un sol étranger. N'était-ce pas suffisant ? Ne pouvait-il pas servir Dieu à Babylone ? Ne pouvait-il pas se contenter de sa position pour aider le peuple captif ? Etait-il vraiment sage de risquer sa vie ? De telles questions ne purent l'ébranler. Bien que Dieu l'ait fait prospérer à Babylone, son cœur était à Jérusalem, la cité de Dieu.

A l'apogée de la prospérité d'Israël, presque 5 siècles auparavant, Le roi Salomon avait élevé ses mains en prière pour dédicacer le temple qu'il avait construit. Prophétiquement, il vit le temps de la captivité venir et pria ... « S'ils reviennent à Toi de tout leur cœur et de toute leur âme sur la terre de leurs ennemis qui les ont conduits en captivité, et qu'ils Te prient pour leur retour sur la Terre que Tu as donnée à leurs pères, la cité que Tu as choisie, et la maison que j'ai construite pour Ton Nom ; alors entends leurs prières et leurs supplications dans les cieux, là où Tu demeures, et défends leur cause et pardonne ... et qu ils soient en compassion à ceux qui les ont rendu captifs » (Cf. Rois 8 : 46-53).

Tout ceci advint. Le temple fut détruit. Jérusalem fut désolée, mais Daniel pouvait encore prier, la face tournée vers la terre et les ruines de la cité où Dieu avait établi Son Nom. La prospérité à Babylone, la prospérité de Dieu lui-même, ne le satisfaisait et ne pouvait le satisfaire, parce qu'Israël était la terre que Dieu avait donnée à ses pères, et à Israël se trouvaient les desseins de Dieu. Aussi, Daniel priait ; ses ennemis le dénoncèrent et la sentence de mort fut prononcée ; il fut jeté dans la fosse aux lions ; mais le roi et les lions passèrent toute la nuit à jeûner, et Daniel continuait de prier !

Le livre de Daniel n'apparaît pas être écrit dans l'ordre chronologique. La prière de Daniel et la révélation au chapitre 9, et sa nuit dans la fosse aux lions au chapitre 6, apparaissent ensemble au commencement du règne de Darius le Mède. Nous pouvons apprendre beaucoup par la lecture de ces chapitres, étape par étape. Le chapitre 6 raconte l'histoire de la fosse aux lions. Le chapitre 9 nous montre ce qu'était le cœur de Daniel à ce moment-là. L'empire Babylonien venait de tomber dans les mains des Mèdes (Perses), et Daniel essayait de découvrir les desseins de Dieu. En dépit de sa récente promotion en tant que l'un des trois ministres sur tout le royaume (6 :3), Daniel s'adonna à étudier les Ecritures (9 : 2). Puis, quand il vit ce qu'elles signifiaient, il pria et jeûna (9 : 3). (Malheureusement, de tels comportements ne sont pas fréquents dans le politiciens nouvellement élus). Il trouva par deux fois rapporté dans Jérémie (25 : 11 et 29 : 10) que Jérusalem serait désolée et son peuple irait en captivité pour 70 ans. Il lut les livres de Moïse et les prophètes et vit que son peuple était en captivité à cause de ses péchés. Alors, il pria et jeûna et se repentit pour les péchés de son peuple. La Politique vint en 5ème place dans la vie de cet homme de Dieu. L'étude biblique, la prière, le jeûne et la foi en Dieu étaient plus importants.

Résumons ce que j'ai dit. Nous voyons en Daniel premièrement une profonde conviction que lui et son peuple ne sont pas à la bonne place. Aucun niveau de prospérité extérieure ne pouvait compenser cela. Il aurait plutôt balayé les rues de Jérusalem que d'être assis sur le trône d'un empire étranger. Deuxièmement, nous le voyons consulter les Ecritures pour comprendre pourquoi ils étaient en captivité et savoir quand le jugement prendrait fin. Troisièmement, nous le voyons se tourner vers Dieu dans la prière, le jeûne et la repentance pour les péchés, cherchant le pardon et la délivrance des mains de leurs conquérants. Puisse Dieu nous donner le même Esprit et la même foi.

Le temps du depart

Ses prières ne furent pas sans réponse. L'ange Gabriel vint le visiter et lui parla non seulement de la restauration à venir de son peuple, mais de plus grands desseins à venir par la venue du Messie. Le message de Gabriel allait au-delà des attentes de Daniel et aussi de son compréhension. C'étaient les mots de Gabriel : « 70 semaines d' années sont arrêtées pour ton peuple et pour la ville sainte pour parvenir à la fin des transgressions, pour mettre un terme au péché, pour effacer la méchanceté, pour apporter une justice éternelle , pour sceller vision et prophétie et pour oindre le plus saint. Connais et comprends ceci : depuis la sortie de ce décret pour restaurer et reconstruire Jérusalem jusqu'à l'Oint, la règle est qu'il y aura 70 semaines d'années, et 62 semaines d'années » (9 : 24, 25).

Cette étonnante prophétie eut un double accomplissement. Il y eut juste 70 semaines ou 490 jours qui s'écoulèrent jusqu'à la fin des 70 années du jugement ; mais il y eut 490 années qui séparèrent l'ordonnance de rebâtir Jérusalem jusqu'à la venue du Messie qui fit l'expiation des péchés. (En ce qui concerne la prophétie, un jour représente souvent une année).

Peu de personnes connaissent les périodes de temps dans la Bible. Laissez-moi expliquer quelques faits. Il y a exactement 4 périodes de 490 années chacune, allant de la naissance d'Abraham jusqu'à la mort de Jésus. Cependant, un fait se trouve caché à notre vue. Toutes les fois que les desseins de Dieu furent suspendus à cause du péché, l'horloge s'arrêta et Dieu ne comptabilisa pas le temps. Ainsi, de la naissance d'Abraham à l'Exode, il y eut 505 années comme chacun peut compter ; mais Dieu ne compta pas les 15 années allant de la naissance d'Ismaël à la naissance d'Isaac. Il considéra le temps comme seulement 490 années. Depuis l'Exode jusqu'à la dédicace du temple de Salomon il s'écoula 621 années en temps humain. Mais il y eut 7 périodes d'esclavage aux temps des Juges qui durèrent au total 131 années. Une fois de plus, Dieu compta seulement 490 ans. Du temple de Salomon jusqu'à la reconstruction de Jérusalem, il s'écoula 560 années ; mais 70 d'entre elles furent des années de captivité à Babylone, et Dieu comptabilisa seulement 490 ans.

Une vérité solennelle émerge de ces faits : si nous choisissons de vivre en captivité à Babylone, le temps s'étendra encore jusqu'à nos vies spirituelles. Physiquement, nous deviendrons plus vieux tandis que spirituellement nous resterons enfants. Son grand dessein de Rédemption attendra jusqu'à ce que nous criions pour le pardon et l'obéissance à son appel. « Sors d'elle mon peuple afin que vous ne participiez pas à ses péchés ... » (Apocalypse 18 :4). Le fils prodigue était toujours un fils quand il revint d'une terre lointaine ; mais il avait vécu avec les prostituées (comme Babylone) et ne s'était réjoui d'aucune des bénédictions filiales. (Pour plus de détails sur ce sujet, lire mes études Bible Chronology et L’Anneé du Jubileé sur la Chronologie biblique).

Le premier accomplissement de la prophétie de Gabriel fut le commandement donné par Cyrus au dernier verset de 2 Chroniques et plus encore dans Esdras au chapitre 1, versets 2 à 4. Cyrus dit aux Juifs de retourner en Judée et de construire la maison du Seigneur, le Dieu d'Israël. Il ordonna même à leurs voisins païens de les approvisionner d'offrandes d'argent et d'or, de marchandises et de bétails.

Daniel était un jeune homme quand la captivité commença, mais 70 années plus tard, au terme de cette captivité, il était âgé. Il était trop âgé pour effectuer un long voyage de Babylone à Jérusalem. La majorité des juifs à Babylone avaient grandi là et n'avaient aucun désir de quitter la sécurité pour un voyage dangereux et une terre inconnue. Pour beaucoup de juifs, le prix à payer était trop grand. Ils se sentaient confortablement chez eux dans leur exil. « Ne nous trouble pas avec ton idéalisme impraticable », dirent-ils probablement. « Cyrus est un bon roi, et nous pouvons avoir des vies satisfaisantes ici ». Peut-être, mais les desseins de Dieu étaient à Jérusalem, pas à Babylone. Jérusalem était la place pour la reconstruction du temple, et Israël était la terre où le Messie devait venir.

Ceux qui répondirent au décret de Cyrus retournèrent sur leur terre patrie. Dans Esdras, chapitre 2, nous pouvons lire les noms et le nombre de chaque famille qui revint. Ils marchèrent une fois de plus dans les pas de leur père Abraham quand il quitta Ur en Chaldée pour aller dans la Terre Promise. La même foi les saisit pour le même type de voyage.

Un Autel Restauré

Le premier acte des exilés au retour fut de construire l'autel de Dieu et de brûler dessus des offrandes (Esdras 3 : 2). Le Sacrifice est primordial dans les desseins de Dieu. Le plus important sacrifice de tous les temps est celui de Son Fils Jésus. Sans lui, nous n'aurions rien pour enlever nos péchés et nous serions seulement dans les ténèbres et dans la mort sans Dieu. Le départ d'Egypte des Israélites commença aussi par un sacrifice qui est rappelé à Pâque. L'acceptation de la mort de l'Agneau de Dieu est essentielle pour notre salut et le seul vrai fondement d'une vie spirituelle.

Le second sacrifice est le sacrifice de nous-mêmes. Jésus nous appelle à abandonner nos vies pour Lui sur l'autel de Dieu. Des personnes ont le désir de se sacrifier en temps de guerre pour leur pays. D'autres abandonnent leurs vies au service d'autrui. D'autres s'expatrient comme missionnaires et croient qu'ils ont abandonné leur vie à Dieu. D'autres laissent le monde pour vivre comme des moines ou des nonnes et croient qu'ils marchent dans la voie d'une consécration totale. Ces actions peuvent être louables et Dieu peut être à la source de quelques unes, mais aucun de ces autels est l'autel de Dieu. Toutes ces choses peuvent être faites sans la mort à nous-mêmes. L'autel de Dieu est la place ou le moi meurt. Babylone se nourrit du moi. Comme la tour faite par l'homme s'élève, ainsi l'ego et l'orgueil croissent aussi. Les vantardises se font plus fortes. Les autels païens regorgent à Babylone, mais il n'y a aucune place pour construire l'autel de Dieu.

Les fêtes restaurées

Après la reconstruction de l'autel et le rétablissement du sacrifice journalier, les immigrants célébrèrent la Fête des Tabernacles. C'était la dernière des trois principales fêtes que Dieu ordonna à son peuple ; la première était la Pâque et la deuxième, Pentecôte. Lévitiques chapitre 23 donne tous les détails. L'Exode d'Egypte avait commencé avec la célébration de la Pâque Juive. Dieu avait prévu des fêtes pour son peuple, tout comme maintenant, mais ces fêtes ne pouvaient être célébrées à Babylone ou en Egypte.

Les Chrétiens devraient-ils aussi observer ces fêtes -tout comme le peuple Juif le fait ?- Ou Dieu les a-t-il remplacées par la Fête de Noël et Pâques dans La Nouvelle Alliance? Dans le nouveau Testament, ces fêtes ne sont pas remplacées - au contraire, elles sont accomplies-. Il y a un accomplissement spirituel dont nous pouvons et devons nous réjouir. Elles focalisent en premier lieu, comme dans toutes les Ecritures, sur Jésus lui-même. Il naquit le premier jour de la Fête des Tabernacles et mourut à la Pâque. Il était lui-même le parfait accomplissement des fêtes, comme il l'était aussi de l'ancien Testament.

Les fêtes parlent aussi de nos vies spirituelles. Nous commençons par notre propre Pâque quand nous nous nourrissons personnellement de Christ l'Agneau de Dieu, et que nous sommes lavés par Son Sang. Nous devons apprendre à nous nourrir du pain sans levain de la pure vérité de Dieu. Nous devons faire l'expérience de notre propre Pentecôte tout comme les premiers disciples le firent dans la chambre haute. Et nous devons aller de Pentecôte à la Fête des Tabernacles qui inclut la Fête des Trompettes et le Jour d'Expiation. Toutes ces fêtes représentent des bénédictions spirituelles que notre Père a préparé pour nous. (Lire aussi Les Fêtes d’Israël.)

Noël et Pâques ne sont rien de plus que des fêtes païennes, tant à leur origine que dans la pratique présente, et furent introduites dans l'Eglise par ceux qui n'avaient aucune expérience des fêtes spirituelles. Les païens qui étaient répandus dans l'Eglise du temps de Constantine (4ème siècle après Jésus-Christ) avaient besoin de quelque chose pour les garder dans la joie. Ce sont les fêtes de Babel qui n'ont aucune place dans les Ecritures ou le Royaume de Dieu. Jeroboam, le premier roi de l'Israël Nord, fut condamné pour avoir introduit une fête qu'il avait inventé de sa propre initiative (1 Rois 12 : 32-33). L'Eglise a fait des centaines de fois ce qu'il fit en organisant ses propres fêtes ! (Voyez les fêtes de l'Eglise Church Festivals.)

Un temple restauré

L'autel fut le premier point du programme de reconstruction de Dieu pour le retour de son peuple. Le second point fut le temple. Il fut semblable à celui du temps de Moïse. Peu de temps après l'Exode, Dieu donna ses instructions à Moïse pour construire le Tabernacle qui habita avec Israël durant tout le temps que dura leur errance. Dans le désert. Dieu doit avoir un lieu où Il demeure. Mais où désire-t-il demeurer de nos jours ? Etienne, quelques instants avant de mourir lapidé, s'écria : « Le Très Haut n'habite pas dans des maisons faites par les hommes » (Actes 7 : 48). Avec une pléthore d'ignorances surprenantes aujourd'hui nous continuons à consacrer des bâtiments de pierre et de briques dans lesquels nous entrons avec un grand respect et que nous appelons « la Maison de Dieu ». Si vous vénérez un bâtiment physique, cela ne peut manquer de voiler votre vision de la véritable maison de Dieu. Le Nouveau Testament dit très clairement : « Ne savez vous pas que vous êtes le temple du Dieu Vivant et que l'Esprit de Dieu demeure en vous ? ».

Si les gens n'ont aucune expérience du Saint-Esprit, ils se remettront à imiter les temps avant le phénomène de Pentecôte. S'ils ne connaissent pas la réalité, ils doivent se cramponner à l'ombre. Mais ceux qui ont expérimenté la présence du Saint-Esprit en savent davantage. Dieu envoya les armées romaines pour mettre un terme aux constructions faites par l'homme. L'Eglise a passé des siècles à intervenir pour essayer de le reconstruire !

A Jérusalem, les bâtisseurs se levèrent pour travailler et creusèrent les fondations du Second Temple. Le peuple alors se rassembla pour louer Dieu. Ils crièrent et pleurèrent de joie. Leurs cris furent entendus au loin (Esdras 3 : 10 ; 10-13). Ce fut comme pour le retour du fils prodigue. Les harpes, si longtemps silencieuses à Babylone, éclataient maintenant en chants.

Opposition

Hélas, leur joie fut de courte durée. Leurs ennemis furent bientôt au travail pour essayer de les arrêter. Premièrement, ils leur offrirent de l'aide. « Nous n'avons rien en commun avec vous pour construire une maison à notre Dieu », répondit Zorobabel et Joshua, les leaders juifs (Esdras 4 : 3). Ils virent clairement que seuls le peuple de Dieu peut construire le temple de Dieu. « Celui qui n'entre pas par la porte ... est un voleur et un brigand » (Jean 10 : 1). Il n'y a pas de place pour les étrangers dans le royaume de Dieu. Vous devez être né d'en haut et devenir un vrai citoyen du royaume des cieux avant de pouvoir y avoir une part.

Quand leurs offres furent rejetées, ces mêmes ennemis montrèrent leur vrai caractère. Ils découragèrent et menacèrent les bâtisseurs et les diffamèrent jusqu'à ce que le travail s'arrête (Esdras 4). Pendant environ 16 années, plus aucun travail ne fut réalisé sous le règne de deux rois de Perse. Problèmes et opposition ne sont pas la preuve de la désapprobation de Dieu.

Les années passèrent dans une défaite apparente, mais Dieu était en train de préparer sa réponse. Du temps des prophètes Aggée et Zacharie, ceux-ci s'élevèrent pour appeler le peuple à nouveau à se repentir et les encourager à continuer la reconstruction. « Ni par puissance, ni par force, mais par mon Esprit , dit le Seigneur des Esprits » (Zacharie 4 : 6). Zaccharie apporta ses paroles bien connues au leader Zorobbabel, alors qu'il contemplait le travail inachevé. Ce fut un moment important. Ce fut le travail de l'Esprit de Dieu, accompli par sa puissance. « Prends courage ... mon Esprit est au milieu de vous ... La gloire de l'actuelle maison sera plus grande que celle de la première » prophétisa Aggée (2 : 4, 5,9). La gloire de Dieu est descendue sur le temple que Salomon avait construit. Ce faible effort pourrait-il avoir une gloire plus grande ? Le premier temple fut construit en corrélation avec la puissance d'Israël sous le roi Salomon. Le second temple fut construit dans un temps de faiblesse. Qu'est-ce que la gloire ? Jésus pria : « Père, l'heure est venue, glorifie ton Fils ... » (Jean 17 :1) et puis mourut. La sagesse de Dieu et ses voies sont plus grandes que les nôtres. La faiblesse et la flétrissure de la chair deviennent la gloire et la puissance de l'Esprit de Dieu.

Les murs restaurés

Le temple fut en fin de compte reconstruit et nous nous transportons maintenant plusieurs décades après, au temps de Néhémie. C'était un jeune homme qui tenait une place en vue au palais de Perse. Il était le porteur de coupe royale. Il était satisfait de cette prospérité jusqu'à ce qu'un frère vint le trouver pour lui donner des nouvelles de son pays. « Ceux qui ont survécu à l'exil et sont revenus dans la province sont dans une grande détresse. Le mur de Jérusalem est tombé, et ses portes ont été brûlées par le feu » (Néhémie 1 : 3). Ses sentiments se réveillèrent et il réagit de la même manière que Daniel. Il dit : « Je m'assis, pleurais et me lamentais pendant des jours ; et je jeûnais et priai le Dieu des Cieux » (1 : 4). Comme Daniel, il confessa ses péchés et ceux de son peuple (1 : 6 :7). Comme Daniel, il sonda les Ecritures et trouva les prophéties de l'exil et de la restauration. Au risque de sa vie, il vint trouver le roi Artaxerxès avec une figure triste (2 : 1,2). Une fois de plus, Dieu entendit les prières, et cette fois, le roi donne l'ordre que l'ange Gabriel avait donné à Daniel. Néhémie obtint la permission d'aller et de rebâtir les murs de Jérusalem.

Je n'ai pas la place, ici, de prendre en compte les conflits et les difficultés auxquels Néhémie dût faire face, alors que lui et ses hommes travaillaient à la reconstruction d'une main et tenaient les armes de l'autre. Le grand Architecte de l'Univers avait un programme de construction qui ne pouvait être interrompu jusqu'à ce que Jérusalem eût un autel, un temple et une cité complètement reconstruits.

Toutes ces choses sont les mêmes aujourd'hui pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre l'Esprit.

Conclusion

Ainsi, nous arrivons à la fin de notre étude sur Babel et Babylone. Nous avons vu deux chemins représentés dans les Ecritures. L'un est le chemin de l'homme charnel ; l'autre est la voie de Dieu. L'un est le chemin où nous pouvons marcher par la vue ; l'autre est un chemin de foi. Le premier est un chemin large où se trouvent beaucoup de voyageurs, le second est étroit et conduit à la vie.

Laissez-moi terminer sur ces quelques extraits des paroles de Moïse au moment où les Israélites virent la Terre Promise : « Voyez, J'ai dressé devant vous aujourd'hui la vie et la prospérité, et la mort et l'adversité ... La bénédiction et la malédiction. Aussi, choisissez la vie afin que vous puissiez vivre, vous et vos descendants, en aimant le Seigneur votre Dieu, en obéissant à Sa voix, et en étant intègres devant Lui, pendant toute la durée de votre vie, afin que vous puissiez vivre dans la terre que le Seigneur a fait serment à vos pères, à Abraham, Isaac, et Jacob, de vous donner » (Extraits de Deutéronome 30 : 15-20).

Patristique-Reforme-Réveil

Babylone(2)

 

Deuxième partie : L'identité de Babylone

Sur les bords des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions, en nous souvenant de Sion. Aux saules de la contrée nous avions suspendu nos harpes. ... Comment chanterions-nous les cantiques de l'Éternel sur une terre étrangère? Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite m'oublie! Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens de toi, si je ne fais de Jérusalem le principal sujet de ma joie!

Psaume 137.

Peu de psaumes, vraiment peu de poèmes dans toute la littérature humaine, sont plus beaux que le Psaume 137. Les exilés sont assis et pleurent avec leur harpe silencieux, sur une terre étrangère, incapables de chanter. Babylone, avec toutes ses richesses et son opulence ne peut jamais satisfaire leurs cœurs. Leurs rêves, comme le rêve de beaucoup de leurs descendants, depuis ce temps, étaient Sion, la Cité de Dieu. Ils pleuraient pour Jérusalem, la Ville Sainte, désolée et en ruines, pendant que l'orgueilleux roi Nebucadnetsar se vantait au sujet de la grande Babylone qu'il avait construite. Comment auraient-ils pu et comment pouvons-nous chanter le chant du Seigneur sur une terre étrangère ?

Il y a des années auparavant, je fus touché par la beauté de ce Psaume, et je l'appris par cœur, mais je ne connaissais encore rien de sa signification spirituelle. Je comprenais combien les Juifs en exil, aspiraient passionnément à retourner dans leur pays natal et haïssaient les dominations orgueilleuses, mais j'étais dans l'ignorance quant à la Babylone spirituelle, la grande prostituée du livre de la Révélation qui, pendant des siècles, a tenu l'authentique Eglise de Dieu en captivité, et peu à peu je pris conscience que j'étais moi-même sur une terre étrangère.

Babylone est l'un des mystères de la Bible (Apocalypse 17 : 5,7). Sa signification est cachée à la compréhension humaine. Si vous désirez en avoir une interprétation correcte, vous devez demander à Dieu de vous la révéler. Aucune des vérités des Ecritures ne peut réellement nous aider sans la révélation donnée par le Saint-Esprit, mais c'est spécialement vrai pour les choses que Dieu décrit comme des mystères.

Certaines personnes croient que Babylone est la description de n'importe quelle secte et dénomination, excepté la leur. Elles ont eu quelque révélation, réelle ou imaginaire, leur donnant à penser que ce qu'elles croient les rend différentes des autres. Elles semblent assez avisés pour reconnaître les marques de Babylone dans les autres églises, mais assez aveugles pour ignorer ces mêmes choses en eux. Elles n'ont jamais vraiment entendu la voix de Dieu. Elles sont certainement dans l'erreur, mais nous devons continuer à chercher la véritable signification du mystère de Babylone.

La question de Babylone est spécialement importante parce qu'elle affecte le monde entier. « Babylone était une coupe d'or dans la main du Seigneur ; elle a enivré la terre entière. Les nations s'enivrèrent de son vin ; de plus, elles sont maintenant devenues folles ». (Jérémie 51 : 7). L'ancienne Babel ou Babylone fut la racine de toute religion païenne. Quand les hommes essayèrent de construire leur tour religieuse, indépendamment du vrai Dieu, ils découvrirent bientôt d'autres dieux à adorer ; et le mal répandit aussi son influence dans les pays environnants. Pour finir, ces autres dieux entourant l'ancien Israël provoquèrent sa chute et sa captivité.

Dans le livre de l'Apocalypse 18 : 3, nous lisons : « Car toutes les nations se sont enivrées du vin de la passion de son immoralité, et les rois de la terre ont commis des actes d'immoralité avec elle ». La Babylone spirituelle représente aussi quelque chose qui exerce une influence universelle. C'est quelque chose qui a corrompu et contaminé tout le monde chrétien. En d'autres termes, la Babylone naturelle dans le passé conduisit l'Israël naturel en captivité. La Babylone spirituelle a conduit de nos jours l'Israël spirituelle en captivité.

Le catholicisme romain

Plusieurs étudiants des Ecritures croient que Babylone la Grande est l'église catholique romaine. Nous trouvons quelques raisons à cela. Babylone est décrite comme une prostituée assise sur 7 collines (Apocalypse 17 : 9). La ville de Rome est construite sur 7 collines. La femme règne sur les rois de la terre (Apocalypse 17 : 18 ...) Depuis des siècles, les papes règnent sur une grande partie de l'Europe. Babylone possède de grandes richesses (Apocalypse 18:12 etc).. Les richesses du Vatican, le palais du pape, ne sont pas un secret. La femme « était ivre du sang des saints, et du sang des témoins de Jésus » (Apocalypse 17 : 6). Pendant des siècles, les vrais disciples de Jésus, ensemble avec beaucoup d'autres qui défièrent l'autorité de Rome, furent condamnés, torturés et brûlés au bûcher. Plus important encore que ces terribles événements, Rome a amené, et continue d'amener la mort spirituelle à des millions d'adeptes.

Dans Apocalypse 17, la femme est décrite comme « la grande prostituée » (verset 1) et « la mère des prostituées et des abominations sur la terre » (verset 5). Une prostituée est une femme qui offre son corps pour de l'argent. Dieu a créé le sexe pour la communion entre l'homme et la femme, mais la prostitution en est une utilisation vile pour la recherche d'argent. D'une manière générale, l'église de Rome a utilisé le désir humain pour la communion avec Dieu et l'évangile de Jésus-Christ l'a rendue riche, puissante et adulée. Cette grande prostituée est le fruit dernier de la semence charnelle semée à la Tour de Babel. Nous voyons une ville et une grand tour construite de la terre, entièrement basées sur l'initiative de l'homme. A son centre, il y a un homme devant lequel d'autres s'agenouillent jusqu'au sol et l'adorent.

Quand je dis ces choses, je ne suis pas en train de dire que chaque prêtre catholique romain ou chaque membre de l'église est corrompu ou méchant . Je fais allusion à l'église en tant qu'organisation et ce qu'elle déclare être. Les individus en tant que tels peuvent avoir une réelle expérience de Dieu et conduire leur vie convenablement, mais ils le font en dépit de et pas à cause de leur église. L'église catholique a toujours prêché quelque vérité, et les individus ont souvent honoré cette vérité et se sont élevés au-dessus de leurs enseignants. « Il n'y en a même peu à Sardes qui n'ont pas souillé leurs vêtements ; et ils marcheront avec moi vêtus de blanc ; car ils en sont dignes » (Apocalypse 3 : 4).

Dénominations protestantes

Comme je l'ai dit, ce n'est pas difficile pour ceux qui étudient la Bible, et en particulier le livre de l'Apocalypse, de reconnaître Babylone la Grande, la mère des prostituées, dans l'église de Rome. Cependant, en ces jours d'ignorance de la Bible, il est nécessaire de redire ces faits. Mais, si Rome est la mère des prostituées, où sont les filles ? Est-ce que les sectes et dénominations protestantes sont réellement différentes ? Quand nous les examinons, nous voyons les mêmes tours humaines ascendantes ; les briques terrestres tenues ensemble par le ciment. Elles ont aussi l'amour de leur propre nom, et oublient le nom de Jésus et beaucoup de leurs membres vivent dans la pauvreté, l'infirmité et le mort spirituelles.

Beaucoup d'authentiques disciples de Jésus appartiennent à des dénominations dont les responsables nient le fait que Jésus soit le fils de Dieu, rejettent les Ecritures et inventent leur propre religion. Comment le peuple de Dieu peut-il être inégalement mélangés avec les non-croyants ? (2 Corinthiens 6 : 14). Ceci subsiste encore dans toutes les dénominations protestantes majoritaires ; ce n'est pas seulement un aveugle qui conduit un autre aveugle, l'aveugle essaie aussi de conduire ceux qui voient.

Beaucoup de dénominations protestantes se rapprochent de plus en plus de Rome. Leurs théologies peuvent être différentes sur certains points, mais l'esprit est le même et c'est l'esprit de Babel. Elles ne sont pas conduites, comme Abraham, par l'Esprit de Dieu, mais simplement mues par des motivations humaines. Le Saint-Esprit pourrait se retirer de la terre, et la plupart des programmes d'église continueraient leur marche sans se rendre compte de ce qui est arrivé.

Est-il possible que les églises respectées par des millions de personnes depuis des siècles représentent Babylone aux yeux de Dieu ? Peut-il être vrai que, du temps d'Ezéchias, les hauts lieux étaient en abomination aux yeux de Dieu ? Depuis des siècles, les Israëlites ont sacrifié et brûlé de l'encens pour eux-mêmes.

Le grand-père d'Ezéchias, Jotham, avait été un roi juste et il n'avait pas détruit les hauts lieux. Le père de Jotham, Osias avait été un roi juste et il n'avait pas détruit les hauts lieux. A son tour, son père, Amatsia avait été un roi juste et ne les avait pas détruits. Pas plus Joa avant lui. Quelque chose pourrait-il être accepté par 4 générations de rois réellement pieux et être mauvais ? Samuel le prophète lui-même n'a-t-il pas fait des sacrifices sur des hauts lieux ? Ezéchias s'éleva au-dessus des traditions – même les traditions acceptées par des hommes justes. Il ne suivit pas l'exemple humain, mais Dieu. Si les hauts lieux étaient des abominations à Dieu, alors ils devaient disparaître. Devons-nous être limités à ce que nos pères ont fait ? Ce qui était assez bon pour eux est-il assez bon pour nous ? Ou devons-nous obéir à Dieu et aller de l'avant ?

Babel dans le cœur

Si beaucoup de dénominations protestantes font aussi partie de Babylone, alors sûrement que ceux qui s'en tiennent aux Ecritures sont dans la juste pensée de Dieu ?

Le groupe que Jésus dénonça le plus (parmi tous les autres) fut celui des Pharisiens. Ce furent des gens qui s'assirent sur le siège de Moïse et proclamèrent enseigner et croire les Ecritures. Différents des sadducéens, ils croyaient au surnaturel – anges et esprits -. Mais comme les gens de Babel, leur religion ne venait pas de Dieu, mais de l'homme. Ils aimaient les places d'honneur aux banquets et les sièges de distinction dans les synagogues. Ils aimaient les titres respectueux attachés à leurs noms. Ils voyageaient sur terre et par mer pour faire un prosélyte. Extérieurement, ils paraissaient justes aux hommes, mais intérieurement, ils étaient pleins d'hypocrisie et sans scrupules. (Lire Matthieu 23 pour plus de détails). Vous pouvez être un croyant dans la Bible mais avoir encore l'esprit de Babel. Dieu donne le Saint-Esprit non à ceux qui ont une doctrine correcte, mais à ceux qui Lui obéissent (Actes 5 : 32). Sans le Saint-Esprit et l'obéissance à Dieu, toute notre connaissance livresque nous aidera seulement à construire une autre Babel!

Le mystère de Babylone était écrit sur le front de la femme; « la grande prostituée ». Vous pouvez quitter tout groupe se réclamant de Babylone, mais si le nom de Babylone est encore écrit sur votre front, dans vos pensées et dans votre intelligence, vous aurez accompli peu de chose. Vous construirez bientôt une autre Babel et vous ne serez pas mieux qu'auparavant. Le problème va au-delà de la question d'appartenance à une église. N'allez pas remplacer votre tour par une église non babylonienne ; chercher plutôt à extirper de vous l'esprit de Babylone.

La racine de Babylone est l'orgueil humain. « Le cœur de l'homme naturel est plus décevant que tout et incurable » écrit Jérémie (chapitre 17 :9). C'est là où le vrai problème se situe. Nous aimons construire quelque chose qui nous glorifie. Nous proclamons que nous désirons donner toute la gloire à Dieu, et puis nous la Lui volons tranquillement. Nous déclarons fermement que nous n'avons aucun désir de plaire aux hommes, et puis nous attendons l'applaudissement des hommes. Nous ne souhaitons pas quitter la ville pour « aller à Jésus hors du camp, en portant son opprobre. »

Si vous avez vu la Babylone seulement de l'extérieur, vous errerez à travers ses rues et vous ne la quitterez jamais pour aller à la nouvelle Jérusalem.

Prostitution

Nous devons revenir à l'idée de prostitution spirituelle. L'intention de Dieu est que les relations sexuelles doivent exister à l'intérieur du mariage pour unir l'homme et la femme dans l'amour et pour la procréation. Une prostituée utilise le sexe d'une manière totalement fausse pour gagner de l'argent. Toute église qui utilise la religion pour obtenir de l'argent de ses membres commet une prostitution spirituelle! Tout évangéliste qui utilise ses dons spirituels pour devenir riche fait la même chose! Tout homme qui désire devenir pasteur à cause du salaire ou du statut qu'il aura est aussi un prostitué spirituel!

Mais l'argent n'est pas le seul problème. Nous devons nous méfier de ne voir que la paille qui est dans l'œil du voisin et ignorer la poutre qui est dans le nôtre. Si nous utilisons l'évangile et nos dons spirituels ou ministère pour construire nos situations personnelles plutôt que pour édifier le Corps de Christ, nous ne sommes pas différents des prostitués spirituels. Dans notre service pour le Seigneur, sommes nous motivés par l'Amour pour lui et pour les frères et sœurs en Christ, ou par le désir de nous faire une position, une réputation ou de l'argent ? De Son point de vue, sommes-nous de fidèles serviteurs ou sommes-nous des prostitués ?

Péchés de Babylone

Babylone doit être détruite. Le chapitre 18 du livre de l'Apocalypse décrit la destruction en détail. Nous avons vu que Babylone est essentiellement la religion humaine. Pourquoi cela mérite-t-il la colère de Dieu ? Les deux raisons données dans ce chapitre sont péchés et démons. Au verset 5, nous lisons que « ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel ». Dieu hait le péché. Du temps de l'ancienne Alliance, il enseigna cette vérité à son peuple en lui ordonnant de faire des sacrifices et des offrandes pour les péchés. Plusieurs prophètes ont aussi mis en garde contre la colère de Dieu face au péché. Jésus fut ainsi nommé (Yeho-shua = YaHWeH sauve) parce qu'il a donné sa vie pour cela. Il n'a pas seulement donné sa vie, mais il a aussi souffert l'ultime horreur de la séparation d'avec Son Père alors qu'il était pendu au bois, et ceci à cause des péchés de l'humanité.

La religion humaine n'a jamais le pouvoir ni le désir de sauver les gens de leurs péchés. Les intentions de Dieu ne peuvent changer un cœur corrompu. La religion humaine engendre toute sorte de méchanceté. Beaucoup d'églises ont des membres qui bafouent chacun des dix commandements. D'autres adorent d'autres dieux ; d'autres s'agenouillent devant des images taillées ; d'autres utilisent sans cesse le nom de Dieu en vain et ne voient rien de mauvais en cela ; d'autres déshonorent leurs parents dans le nom de Dieu ; d'autres commettent des meurtres dans leurs cœurs par la haine ; des églises ont même essayé de tuer leurs ennemis. Des églises ont accepté toutes sortes de péchés sexuels, d'autres sont devenues riches en volant leur troupeau ; de faux témoins abondent et la convoitise est si commune que personne ne pense que c'est mauvais.

Beaucoup de gens sans aucun doute conduisent leur vie pour qu'elle apparaisse au moins extérieurement respectable et ne sont pas coupables des choses que je viens de décrire, mais tout ce qui vient d'être mentionné est présent dans les églises qui se disent elles-mêmes chrétiennes. Est-ce que chacun imagine vraiment que Dieu voit ses églises comme Sa représentation sur la terre ?

La plupart du monde religieux est tout simplement non préparé à se battre contre le péché. Parce qu'il n'est pas intègre, il ne hait pas le péché, et vous ne pouvez combattre ce que vous ne haïssez pas. Le monde religieux généralement est intéressé par les conférences, la politique, les droits de l'homme, les nouvelles méthodes de communication, témoins des méthodes modernes, etc.  mais ce n'est pas juste aux yeux de Dieu.

Démons de Babylone

Au verset 5 du chapitre 18 du livre de l'Apocalypse, nous voyons que les péchés de Babylone s'élevaient jusqu'au ciel ; au verset 2, nous lisons : « Tombée, tombée est Babylone la Grande ! Et elle est devenue une place remplie de démons et une antre d'esprits impurs, et une cage de tout oiseau impur et haineux. » Dans la parabole de la semence, Jésus dit que les oiseaux qui viennent enlever la semence représentent les démons. Aussi, démons, esprits impurs et oiseaux ont tous la même signification. Babylone est pleine de ces choses mauvaises.

Au cours des dernières années, il y a eu un regain d'intérêt pour l'exorcisme. Plusieurs personnes ont authentiquement été délivrées d'esprits malins, mais d'autres n'ont pas compris les vrais problèmes. Les esprits malins sont chez ceux où il y a le péché. La possession démoniaque et l'influence démoniaque sont différentes du péché, mais sont en étroite relation avec lui. Le monde païen chasse les démons lors de cérémonies ou d'incantations et de mots magiques Les valeurs morales ne sont pas un problème. Le péché n'a plus de signification. C'est une question de manipuler les esprits, de les endormir et de les rendre satisfaits.

Ce qui apparaît comme étant un exorcisme chrétien ou une délivrance par un ministère n'est pas si différent. Des personnes appellent le prêtre qui vient équipé avec un livre de prières et récite une messe ou un service de Communion. D'autres attendent le succès s'ils utilisent les commandements dans les Ecritures pour chasser les démons. Paul s'exprime au sujet de la guerre spirituelle, dans Ephésiens 6 : 10 –18. Les deux premiers éléments d'armure qu'il nomme sont la vérité et la justice. Il parle aussi de la foi, de la parole de Dieu et de la prière. Les fondements d'une authentique délivrance sont une vie juste, basée sur la foi et sous la direction de l'Esprit Saint. Ceux qui cherchent la délivrance d'esprits impurs doivent se repentir et se détourner de leurs péchés autant qu'ils peuvent le faire. Les puissances du diable sont attirées là où il y a le péché et elles produisent alors davantage de péché. Babylone abonde tant en péchés qu'en esprits impurs. J'ai analysé de prêt l'aspect religieux de Babylone. En fait, je crois qu'il est plus étendu que cela. Je crois qu'il représente le gouvernement du monde et le monde économique tout aussi bien. C'est toute chose que l'homme a construite sans Dieu. Le roi Nebucanetzar de Babylone eût le rêve d'une grande statue qui représentait les royaumes de la terre. Il vit aussi une pierre qui vint heurter la statue à ses pieds et la détruire. Cette pierre, Daniel lui dit, que c'était le royaume de Dieu. Elle devint une grande montagne et remplit la terre. Tous les systèmes du monde doivent être détruits et abandonner la place au royaume de notre Seigneur Jésus Christ. Alleluia ! Amen.

Patristique-Reforme-Réveil

Babylone: une étude biblique en trois parties sur Babel et Babylone. La différence entre l'église au

 

Première partie : L'origine de Babylone

Au début du livre de la Genèse et à la fin du livre de l'Apocalypse, nous sommes renseignés au sujet de Babylone. La Genèse emploie le mot hébreu « Babel », tandis que l'Apocalypse utilise le mot grec « Babylone ». En fait, le thème de Babel ou Babylone est l'un de ceux que nous trouvons tout au long des Saintes Ecritures. Son origine se trouve dans Genèse, chapitre 11. Deux chapitres dans Esaïe (13 et 14), et deux grands chapitres dans Jérémie (50 et 51) sont consacrés principalement au jugement de Babylone. Le livre de Daniel fut écrit à Babylone et plus en araméen qu'en hébreu, mais l'araméen est le langage de Babylone. Les livres d'Esdras, de Néhémie, d'Aggée et de Zacharie traitent essentiellement de la sortie de Babylone et de la restauration de Jérusalem. A la fin du livre de l'Apocalypse, il y a deux chapitres (18 et 19) décrivant le jugement et la destruction de Babylone. Enfin, dans Apocalypse 18, versets 4 et 5, l'injonction : « Sors du milieu d'elle mon peuple, que vous ne soyez pas participants de ses péchés et que vous ne subissiez pas ses plaies ; car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités ». Si nous ne savons pas ce que Babel ou Babylone représente, nous ne pourrons même pas comprendre cette injonction – encore moins y obéir.

Il y a plus d'enseignements sur ce sujet que sur la fréquentation de l'église, le dernier repas du Seigneur, le baptême et beaucoup d'autres thèmes familiers. Nous ne pouvons ignorer ce que Dieu met en évidence dans les Ecritures.

L'histoire de la tour de Babel fait partie de beaucoup d'autres dans la Bible que la plupart d'entre nous ont appris peu ou prou depuis notre enfance. Nous avons appris que Dieu se mit en colère quand de simples créatures pensèrent qu'elles pouvaient construire une tour assez haute pour atteindre les cieux. Revenons à Genèse chapitre 11 et examinons l'histoire de plus près.

L'initiative divine

La première chose que nous voyons dans cette histoire est que Dieu ne donna aucune instruction pour ce genre de travail. Ce fut une idée purement humaine. Le chapitre suivant de Genèse est très différent. Il commence avec les mots: « Le Seigneur dit à Abram : « Va »». Abram quitta Ur en Chaldée non de sa propre initiative mais sur l'ordre de Dieu. Peut-être qu'il alla contre son gré, mais Dieu le bénit, et maintenant, il a sa place parmi les plus grandes figures de l'histoire biblique. Quand Moïse se leva de son propre chef pour délivrer les Israélites, il fut bientôt dans des problèmes et dut fuir à Madian. Quand 40 années plus tard il retourna, non de sa propre initiative mais sur l'ordre de Dieu, il accomplit une puissante délivrance. Il y a ainsi beaucoup d'autres histoires où ceux qui agirent selon l'ordre de Dieu reçurent Sa bénédiction. Dieu bénit seulement Ses propres plans. Jésus dit : « Toute plante que mon Père Céleste n'a pas planté sera déracinée » (Matthieu 15 : 13). Nous pouvons comparer le verset : « Ce qui est né de la chair est chair et ce qui est né de l'Esprit est esprit ». (Jean 3 : 6) Dieu bénit seulement ce dont Il est le promoteur. Le secret de la vie de Jésus est que toute parole qu'il prononça et toute action qu'il fit, vinrent de la pensée de Son Père.

Pour rendre ce point plus clair, nous considérerons les mots d'ouverture de l'évangile de Jean : « Au commencement était la Parole … Toutes choses ont été créées par Lui ». Le premier chapitre de la Genèse montre comment la puissance créatrice de Dieu est dans cette Parole. Quand Il parle, des mondes sont créés. Quand Il est silencieux, rien n'arrive. Quand Dieu parla à Abraham et qu'Abraham répondit, ce fut le commencement du grand plan de Salut de Dieu pour toute l'humanité. Le grand effort humain de la tour de Babel fut bientôt réduit à néant.

Matériaux de construction

Ce qui s'ensuit dans cette histoire, est le choix des matériaux de construction. « Faisons des briques et cuisons les intensément ». Ces briques ont une signification. Premièrement, elles sont fabriquées de terre, et la terre représente la nature humaine. Des vaisseaux terrestres contenant la Gloire divine sont un bon symbole dans les Ecritures, mais la terre ou la nature humaine en tant que matériau de construction a une signification symbolique mauvaise. Les autels et les temples de l'Ancien Testament étaient en pierre – un produit naturel ne relevant pas de l'homme.

En second lieu, les briques sont produites en série. Elles sont toutes de même dimension et de même forme. C'est toujours le résultat de la religion humaine. Ses produits sont tous les mêmes. Les gens du monde recherchent la conformité. Ils se sentent en sécurité avec ceux qui se soumettent aux critères du groupe. Nous pouvons chercher dans les Ecritures deux hommes de Dieu qui se ressemblent sans pouvoir les trouver. Noé construisit une arche. Abraham vécut dans des tentes. Joseph devint premier ministre. Moïse délivra ses congénères. David fut un roi qui dansa devant le Seigneur. Dans le Nouveau Testament, nous découvrons Pierre, Paul et Jean, chacun avec un caractère et un ministère différents. Ils n'étaient pas des produits de série. Chacun fut formé et modelé par le Saint Esprit et fut transformé à l'image de son Sauveur. Ils n'étaient pas conformes au monde, et ils ne lui ressemblaient pas. Au lieu de cela, ils étaient conformes à l'image du Fils de Dieu. Dieu construit un temple fait de pierres vivantes, toutes ont des formes et des dimensions différentes, mais Il est un constructeur expert et il les assemble toutes parfaitement ensemble. Personne n'enviera la positon de l'autre, de même que chacun sera adapté à sa propre place.

Troisièmement, ces briques étaient fortement cuites. Le but était de les rendre dures. Il est très triste de voir un membre endoctriné par une secte religieuse. Il est comme un mur de briques. Il a été fortement endurci pour le rendre résistant à toute influence extérieure. Le véritable enfant de Dieu est fort, mais non dur. Sa force est celle du Saint-Esprit à l'intérieur de lui-même. Il n'a pas besoin d'une carapace impénétrable pour le protéger de l'incertitude du lendemain. Sa confiance est en Dieu.

Les briques, si elle sont simplement empilées les unes sur les autres, tomberont naturellement. Elles doivent être tenues ensemble. C'est pourquoi, ils utilisèrent du goudron comme ciment. Dans le temple que Salomon construisit, il n'y avait pas trace de ciment. Les pierres s'emboîtaient parfaitement les unes sur les autres. La religion de Babylone essaie de rendre possible toute approche pour créer et préserver une unité que les hommes n'ont pas. De telles églises ont besoin de leaders forts pour garder unis les fidèles. Ils dispensent de longues conférences pour sélectionner les différences doctrinales, et ils utilisent toutes sortes de pression sur ceux qui quittent leurs groupes. Combien différents sont les véritables enfants de Dieu. Ils sont dans l'unité. Ils sont tenus ensemble par l'amour de Dieu dans leurs cœurs. Ils sont unis par un seul Esprit. Aucune race, ni classe sociale, ni âge ni sexe n'est un sujet de division entre eux. Au-delà de ceci et de toute barrière humaine, ils se découvrent un. Ils sont enseignés par l'Esprit pour s'aimer les uns les autres.

Une ville

Au verset 4, nous lisons en ce qui concerne le plan des bâtisseurs et leurs motivations : « Venez, construisons par nous-mêmes une ville, et une tour qui aura son sommet dans le ciel, et faisons nous un nom ; de peur que nous soyons éparpillés au loin sur toute la surface de la terre ».

Leur intention était de construire une ville. Caïn fut le premier bâtisseur de cité dans les Ecritures (Genèse 4 : 17). Il fut aussi le premier fondateur de fausse religion. Il offrit à Dieu le fruit de son propre labeur, une offrande que Dieu ne pouvait accepter. Le bâtisseur de cité qui est venu aprèés, selon les Ecritures, fut le petit fils de Ham, Nimrod, dont le nom signifiait « Rebelle ». En fait, dès Genèse 10 : 10, il apparaît avoir été le leader dans la construction de la tour de Babel. Il n'en tira aucune leçon, car il continua sa rébellion en construisant plus tard d'autres villes. Dieu a ordonné à Adam, puis à Noé de remplir la terre. S'assembler en un seul endroit était cependant contraire à son plan. Pourquoi le firent-ils ? La raison est qu'ils voulaient être en sécurité. Des villes antiques ont toujours des fortifications pour protection. Du jour où Caïn tua Abel, il craignit pour sa propre vie (Genèse 4 : 14). Il désirait sécurité et protection et ne pouvait pas croire en Dieu pour cela. Nimrod, tout comme Caïn, était aussi un homme de violence (Genèse 10 : 8-9). Il désirait construire quelque chose pour se protéger des conséquences de ses mauvaises actions. Mais, pour nous, Dieu est notre refuge et notre force.

Abraham était l'opposé de Caïn et de Nimrod. Il vécut en sécurité à Ur, l'une des villes les plus avancées de l'Antiquité. Dieu lui dit de quitter son pays et ses parents et la maison de son père, et il partit. Cinq de ses ancêtres incluant Shem, le fils de Noé, étaient encore en vie, et probablement vivants à cet endroit. Ils purent être des hommes bons et fidèles, mais il les laissa sur l'ordre de Dieu. Nous lisons l'explication dans Hébreux 11 : 10, 13-16. Il eût une vision de la cité céleste et ne pouvait plus se contenter d'une contrefaçon terrestre. Dieu était d'une plus grande sécurité pour lui que la sécurité visible offerte par Ur. Il ne pouvait sacrifier sa relation avec Dieu pour des relations avec son entourage. Les yeux de sa foi virent la Jérusalem céleste et il dédaigna les cités terrestres. Plus tard, quand Lot alla vivre dans la ville de Sodome, Abraham continua à vivre dans sa tente. Il avait vu quelque chose de mieux. Puis, il devint le père de la Foi. La Cité Sainte, la nouvelle Jérusalem, vers laquelle il regardait, ne sera pas construite de briques terrestres. Elle descendra des Cieux, venant de Dieu, rendue prête comme une mariée parée pour son époux (Apocalypse 21 : 2).

Grandeur

Considérons maintenant la tour qu'ils avaient l'intention de construire. « Migdol », le mot Hébreu pour tour, vient de la racine « gdl » signifiant « être grand ». Nous pourrions l'appeler « grandeur ». Ils construisaient quelque chose d'énorme ! Il y a deux « grandeurs » dans les Ecritures. Premièrement, il y a la grandeur de Dieu qu'Il communique à ceux qu'Il a choisis et qui marchent humblement devant Lui. En Genèse 12 : 2, Dieu dit à Abraham : « Je ferai de toi une grande nation … et rendrai ton nom grand … ». Abraham ne chercha pas à obtenir cette grandeur. Elle devint seulement visible longtemps après sa mort. Joseph fut élevé à la noblesse sur la terre d'Egypte, mais pas par ses propres efforts. Ce fut Dieu qui l'éleva. Israël devint grand quand Dieu lui donna la victoire sous le roi David. Et Dieu éleva grandement Jésus parce qu'il s'humilia lui-même et fut obéissant jusqu'à la mort. Dieu « lui donna un nom qui est au-dessus de tout nom et fit en sorte que devant le nom de Jésus tout genou devrait fléchir » (Philippiens 2 : 8-10).

La deuxième sorte de grandeur s’élève elle-même contre Dieu. Goliath se dressa et défia les armées du Dieu vivant. Le roi Saül s’éleva au-dessus du peuple; il devint orgueilleux et Dieu le rejeta Nebucadnetsar érigea une grande statue haute de 60 coudées dans la province de Babylone, et plus tard il s’en vanta. « N'est-ce pas Babylone la grande que j'ai construite comme une résidence royale avec force et puissance et pour la gloire de ma propre majesté ? »

(Daniel 4 : 30). Alors que les mots étaient encore dans sa bouche, sa souveraineté lui fut enlevée et il fut conduit à manger de l'herbe comme un animal pendant 7 ans. A la fin, il sut que Dieu régnait et donnait le royaume à qui Il le souhaitait. Et dans Apocalypse, nous lisons encore « Babylone la Grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre » (Apocalyspe 17 : 5).

Un nom

« Faisons nous nous-mêmes un nom ». dirent-ils. Quelle dérision ! Je crois que c'est la seule histoire dans toute la Bible où personne n'a un nom. Pas un nom parmi tous ces hommes n'est enregistré. Tout ce que nous lisons est le pronom « ils ». Leurs noms sont oubliés tandis que, maintenant, 4000 ans plus tard, le nom d'Abraham est connu dans le monde entier. Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi de longues listes de noms sont mentionnées dans les livres d'Esdras et de Néhémie ? Ce sont des gens dont les cœurs étaient fixés sur Jérusalem, qui quittèrent Babylone ; et Dieu avait fait inscrire leurs noms dans Son livre pour que chacun puisse le lire. Combien parfaites sont les Ecritures ! Combien infini est l'Esprit qui les écrivit !

Comment les gens aiment un nom, le nom d'un groupe ou d'un leader ou d'une doctrine ou d'un mouvement avec lesquels ils peuvent être identifiés ; un mot de passe qui les rendra acceptables. N'est-ce pas ce qui a manqué à Jésus ? « Nous savons que Dieu parla à Moïse ; mais comme pour cet homme, nous ne savons pas d'où il vient » (Jean 9 : 29). Si vous connaissez véritablement Dieu, vous ne demanderez pas aux gens le nom de leur église ou dénomination ou du leader pour trouver s'ils sont de votre bord et si vous pouvez en toute sécurité avoir une relation avec eux. Pierre n'a pas reconnu Jésus de cette sorte. « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » « Bénis sois-tu Simon (qui veut dire « celui qui entend ») fils de Jonas », répondit Jésus. « Ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père dans les cieux. »

Plus vous apprenez à aimer le nom de Jésus, plus vous haïrez les noms des groupes et des dénominations. Plus vous l'aimez, plus votre relation avec les autres sera fondée sur cet amour. « Il n'y a pas d'autre nom sous les cieux qui a été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4 : 12). Plus précieux son nom est pour nous, plus insignifiant deviennent tous les autres noms. « Je suis de Paul » et « Je suis d'Apollos » n'a pas de place avec ceux qui aiment Jésus.

Jugement

Comment Dieu réagit-il aux hommes de Babel ? « Le Seigneur vient voir la ville et la tour que les enfants des hommes avaient construites ». Ce langage n'est pas mythologique. A Abraham, à Moïse, à Josué et aux autres saints choisis, Dieu apparut. A Babel, à Sodome et à son peuple en Egypte, nous lisons que Dieu descendit. Il descendit parce qu'ils étaient en bas.

Dieu vint et vit l'unité, et il la brisa ! Ce n'était pas le type d'unité qu'Il désirait. Jésus pria « Qu'ils soient Un, comme Je suis Un avec Toi, qu'ils puissent aussi être Un en Moi, afin que le monde croit que tu m'as envoyé ». (Jean 17 : 21). Il ne pria pas pour l'unité d'une organisation humaine. Nous nous unissions non pas en nous assemblant mais en venant à Jésus. Comme nous regardons à Lui, nous sommes attirés les uns aux autres dans une unité spirituelle, l'unité que Jésus eut avec son Père.

Dans l'unité, il y a la force. Combien le monde connaît cela ! Comme important cela est pour lui ! Dieu vit, au verset 6, que la construction de Babel était seulement un commencement, et qu'à moins qu'Il n'intervienne, il n'y aurait pas de limites à ce qui s'en suivrait. Babel fut le commencement d'un grand royaume rival. Dieu a programmé depuis le tout début que l'homme domine la terre, mais cela ne peut se faire qu'avec l'être humain, en union et en dépendance avec Dieu. Le royaume de Dieu – pas le royaume de l'homme - est l'espérance de toute la création. Babel fut le commencement d'une grande substitution à l'ordonnance divine, une grande contrefaçon de ses desseins. « Moi, le Seigneur votre Dieu, Je suis un Dieu jaloux » lisons-nous dans le deuxième commandement, et Il ne tolérera aucun rival. Le jugement tomba rapidement sur Babel, et il advint sur le royaume de Babylone du temps de Belshatsar, et sur la Babylone spirituelle dans le livre de l'Apocalypse. Dieu rendu confus leur langage de sorte qu'ils ne pouvaient plus se comprendre les uns les autres. Il les dispersa alors sur toute la surface de la terre.

De nos jours, nous sommes dans un monde où les hommes ne comprennent pas le langage d'autrui. En religion, en politique et dans les affaires, le jugement de Babel est toujours actuel. La religion, au travers de l'histoire, a été la cause de guerres sans fin et sanglantes.

Que représente Babel ou Babylone aujourd'hui ? Avant que nous répondions à cette question, nous devons examiner nos propres cœurs et nous demander : Est-ce que Babel est en toi ou en moi ? . Est-ce que ton histoire est écrite dans Genèse 11 ou dans Genèse 12 ? Es-tu conduit par l'Esprit de Dieu comme Abraham ? Ou fais-tu tes propres plans et espères-tu que Dieu va les agréer ? Essaies-tu de bâtir ta propre construction avec des briques faites par l'homme ? Ou es-tu en train de devenir une pierre vivante dans le Temple de Dieu ? Cherches-tu la sécurité dans les systèmes humains ? Ou es-tu en train d'apprendre à faire confiance à ton Père Céleste ?

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Les Quatre Etres Vivants

 

Introduction

Le Livre du Prophète Ezéchiel débute par une vision spectaculaire. Il voit les cieux ouverts et au centre du cercle lumineux, quatre êtres vivants. Il les décrit comme suit: « Leur aspect ressemblait à ceci: quant à la forme de leurs visages, elles avaient toutes quatre une face d’homme et une face de lion à droite, toutes quatre une face de taureau à gauche et toutes quatre une face d’aigle » (1: 10).

Jean eut une vision similaire, rapportée dans l’Apocalypse 4: 6-: « Le premier être vivant ressemblait à un lion, le deuxième à un jeune taureau, le troisième avait un visage semblable à celui de l’homme et le quatrième ressemblait à l’aigle ».

Que signifient ces visions et ces 4 êtres vivants ?

Quatre personnages – un collecteur d’impôts, un homme d’occupation inconnue, un médecin et un pêcheur – écrivirent des biographies sur Jésus-Christ. Ces hommes étaient Matthieu, Marc, Luc et Jean (probablement pas celui qui écrivit le livre de l’Apocalypse). Ils n’auraient jamais pu penser que leurs écrits (avec ceux de Pierre, de Paul et d’autres) seraient joints aux Saintes Ecritures juives, pour constituer par la suite ce qui est bien connu par des millions de gens comme la Bible. Ils n’auraient jamais pu concevoir que leurs écrits seraient traduits en des centaines de langues différentes. Une telle idée les aurait probablement choqués.

Matthieu, Marc et Jean, juifs de naissance, connaissaient certainement la vision d’Ezéchiel, mais n’auraient jamais pu imaginer que leurs écrits auraient un quelconque lien avec elle. Sans le savoir, ils jouèrent un rôle dans son accomplissement. Ces quatre évangiles sont en relation directe avec les 4 êtres vivants.

Matthieu

L’évangile de Matthieu est en lien avec le premier des êtres vivants, qui est un lion. Le lion est le roi des animaux, et en conformité avec ceci, Matthieu voit Jésus comme un roi. La Bible elle-même compare le lion au roi du troupeau et à la tribu de Juda, de laquelle vient Jésus. Dans Genèse 49: 9 et 10, Jacob prophétise: « Tu es un jeune lion, Juda, quand tu reviens, ô mon fils, avec ta capture ! Il se couche… c’est le repos du lion et du léopard, qui oserait le réveiller ? Le sceptre n’échappera point de Juda, ni l’autorité de sa descendance jusqu’à l’avènement du Schilo auquel obéiront tous les peuples ». Matthieu était un représentant officiel du gouvernement, et le plus à même des évangélistes de voir Jésus en roi.

Matthieu commence son évangile avec les mots: «Voici la liste des ancêtres de Jésus-Christ, descendant de David, qui était lui-même descendant d’Abraham ». Il retrace alors la lignée de Jésus depuis Abraham jusqu’à David, en passant par tous les rois d’Israël. Qu’est-ce qui pouvait être plus opportun pour celui qui était destiné à s’asseoir sur le trône de David ?

Seul Matthieu fait mention de la visite des hommes sages et de leurs paroles: « Où se trouve celui qui est né roi des Juifs ? Nous vîmes son étoile à l’est sommes venus l’adorer ».

A la fin de l’évangile de Matthieu, quand il donne l’investiture à ses disciples, Jésus leur dit: « Tout pouvoir m’a été donné sur la terre comme au ciel ». Ce qui constitue les paroles d’un roi.

Marc

L’évangile de Marc correspond au second être vivant, le bœuf, qui est un animal domestique. En corrélation avec cette partie de la vision, il voit Jésus comme un serviteur, exactement tout l’opposé d’un roi. Les serviteurs sont des gens « non célèbres », et cette allusion est tout à fait en lien avec le fait que Marc était un homme dont l’occupation était inconnue. Ses mots d’ouverture sont simplement: « Le commencement de l’évangile de Jésus-Christ » (Les mots suivants « Le fils de Dieu », trouvés dans la plupart des traductions bibliques n’étaient sûrement pas dans le texte d’origine, mais furent ajoutés ultérieurement.) Il n’y a pas de généalogie, ni aucune référence d’histoire de naissance. Vous ne vous attendriez pas à cela quand il est question d’un serviteur. Marc ne fait pas davantage mention de beaucoup d’enseignement. Son évangile est centré sur l’action. Jésus est serviteur de son Père. En concordance avec cette position de serviteur, l’évangile de Marc est le plus court.

A la fin de cet évangile, quand Jésus donne l’investiture à ses disciples, il dit: « Ces signes accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront des esprits mauvais, ils parleront des langues nouvelles, s’ils prennent des serpents dans leurs mains ou boivent du poison, il ne leur arrivera aucun mal. Ils poseront les mains aux malades et ceux-ci seront guéris. » Il faisait allusion aux actions qu’accompliraient ses serviteurs.

Comment pouvez-vous être à la fois roi et serviteur ? Il n’y a pas deux rôles plus contradictoires. Dans la plupart des pays de nos jours, les monarchies sont seulement constitutionnelles et les rois ou les reines n'ont aucune vraie puissance. Par le passé, les rois dirigeaient leurs pays et jouissaient d’un pouvoir absolu. Ils étaient plus près du rôle moderne de présidents et de premiers ministres, mais encore plus proches de celui de dictateurs. Les premiers chapitres de Samuel décrivent le sacre de Saül, le premier roi d’Israël. Samuel résume la relation du roi envers ses sujets par ces mots: «vous deviendrez vous-mêmes ses esclaves ». Un roi de l’antiquité pouvait ordonner l’exécution immédiate de quiconque lui déplaisait, et ceci arriva fréquemment. D’un autre côté, un serviteur était quelqu’un qui n’avait aucun droit d’aucune sorte. Il devait obéir à tous les désirs de son maître.

Jésus remplit parfaitement ces deux rôles de roi et de serviteur. Il s’exprima et agit comme un roi: « Toute autorité m’a été donné sur la terre comme au ciel. » Il parla et vécut aussi comme un serviteur: « Car je suis venu des cieux non pour faire ma volonté mais celle de Celui qui m’a envoyé » (Jean 6: 38). Il obéit constamment à chaque demande de son Père.

Luc

Les écrits du troisième évangéliste, Luc, correspondent au troisième être vivant. Il voit Jésus comme un homme. Luc était un médecin, ayant souci des gens, et il est normal qu’il puisse visionner Jésus dans ce sens. Seul Luc nous relate tous les détails humains de la naissance de Jésus. Il parle de la visite de l’ange Gabriel à Marie et de sa conception. Seul Luc mentionne l’auberge à Bethléhem et l’étable où Jésus dormit pour la première fois. Tout comme Matthieu, Luc donne la généalogie de Jésus, mais pas de la même manière. Matthieu commence avec Abraham et redescend jusqu’à David. Luc commence avec Marie et remonte jusqu’à Adam. Les derniers mots de Luc au chapitre 3 sont: « le fils d’Adam, le fils de Dieu ». Le mot adam en hébreu signifie homme. Ainsi, nous pouvons retraduire ceci par « le fils de l’homme, le fils de Dieu ».

Nous sommes redevables à Luc pour d’autres détails personnels de la vie de Jésus. Il est le seul à nous raconter comment la foule expulsa Jésus hors de sa propre ville de Nazareth. Seul Luc rapporte comment Jésus transpira des gouttes de sang à Gethsémanée.

L’investiture à la fin de l’évangile de Luc inclut les mots: « la repentance et le pardon des péchés seront prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem ». Luc met l’accent sur la repentance, la réponse humaine à l’évangile et sur sa récompense, le pardon.

Jean

L’évangile de Jean correspond au quatrième être vivant, l’aigle volant. L’aigle relève des cieux et représente ainsi Dieu. Jean voit Jésus comme Dieu. Les trois autres visions portent sur des créatures de la terre. Comme nous pouvions nous y attendre, l’évangile de Jean est très différent de ceux de Matthieu, de Marc et de Luc.

Matthieu et Luc relatent en commun une histoire de naissance terrestre et de généalogie. Jean ne mentionne pas cela. Dieu n'a pas de telles choses. Au contraire, il raconte une histoire de naissance céleste. Nous trouvons les rapports simples et directs: « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu ». Très vite après, nous lisons « La Parole s’est faite chair et est venue habitée parmi nous. Nous avons vu sa gloire, la gloire de Celui et Lui seul qui vint du Père, plein de grâce et de vérité ». Dans Luc, l’histoire de la naissance est humaine ; dans Jean, elle est divine.

Jean est l’évangile de « Je suis ». Seul Jean rapporte les grandes revendications de Jésus: « Je suis le pain de vie ». « Je suis la lumière du monde ». « Je suis la porte ». « Je suis le bon berger ». « Je suis la résurrection et la vie ». « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». «Je suis la vraie vigne ». « Avant Abraham, je suis ». Qui, hormis Dieu peut tenir de tels propos ? Aucun autre enseignant ou leader avant ou après Lui n’a jamais parlé de cette sorte.

Jésus n’a jamais dit directement qu’il était Dieu, mais 21 fois dans l’évangile de Jean (texte grec) il utilise les mots « Je suis » (egw eimi) Des siècles auparavant, Moïse demanda à Dieu quel était son nom. En réponse, il reçut les fameux mots « Je suis qui je suis » (Exode 3: 14). Pour les Juifs, « Je suis » fut un des aspects du nom divin. De façon étonnante, la guématria (valeur numérique) de « Je suis » en hébreu est 21, le nombre exact de fois que Jésus utilisa ces mots (21, des lecteurs l’auront remarqué, est le multiple de 3 et de 7, chiffres tous les deux associés à la perfection et à Dieu). Quand Jésus dit: « Avant qu’Abraham fut, Je suis », les Juifs prirent cette affirmation pour un blasphème envers Dieu. Ils prirent des pierres pour le lapider. La mort par lapidation était la punition aux blasphèmes dans la loi de Moïse.

Presque à la fin de son évangile, Jean insère les paroles de Thomas: «mon seigneur et mon Dieu » (John 20: 28). Jésus a accepté ces mots sans protestation.

À l'extrémité de John nous trouvons la commission: « Que la paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, je vous envoie …. Recevez l’Esprit Saint. Si vous pardonnez les péchés à quiconque, ils sont pardonnés. Si vous ne les pardonnez pas, ils ne le sont pas ». Tout comme chez Luc, l’investiture chez Jean inclut le pardon des péchés, mais cette fois les disciples reçoivent eux-mêmes, bel et bien, le pouvoir de pardonner les péchés. Pour les pharisiens et les docteurs de la loi c’était un blasphème. « Qui est celui qui prononce de tels blasphèmes ? » dirent-ils à une autre occasion. « Qui peut pardonner les péchés, si ce n’est Dieu seul ? » (Luc 5: 21). En un sens, ils avaient raison. Seul Dieu peut pardonner les péchés. Mais Dieu est venu vivre en homme.

Ce qui contraste ! Roi mais domestique, homme mais Dieu ! Comment stupéfiant ! Comment merveilleux ! À quelle distance au delà de l'imagination humaine ! Est-ce que une autre personne dans l'histoire a combiné de tels opposúx ? Pourtant c'est ce qui était Jésus et est : le domestique-roi, le homme-Dieu.

Une Vision du Corps de Christ

Nous pouvons raisonnablement conclure que le prophète Ezéchiel et Jean de l’Apocalypse reçurent des visions de quatre aspects différents de Jésus. Nous pourrions clore ici notre étude, incluant les étonnants modèles des Ecritures, en nous réjouissant de la lumière nouvelle qu’ils mettent en relief sur le caractère et la personne de notre merveilleux Sauveur. Beaucoup, sans aucun doute, ont aperçu cela de loin, mais n’en ont pas perçu le sens.

Mais Ezéchiel vit quatre être vivants, plutôt qu’un seul. Et ces quatre êtres se mouvaient ensemble dans une union parfaite. Jean vit quatre êtres vivants au centre et autour du trône. Pourquoi pas, juste sur le trône ? La réponse est que ces visions ne concernaient pas seulement Jésus, mais aussi des hommes et des femmes qui furent changés à sa ressemblance et partagèrent ses qualificatifs. Les êtres vivants représentaient des personnes qui étaient devenues tout comme Jésus ! Quel merveilleux évangile est-ce que le roi-serviteur, l’homme-Dieu vint sur la terre il y a 2000 ans. La bonne nouvelle en plus est qu’Il est le premier-né d’une multitude qui va devenir rois-serviteurs et hommes-Dieux. Ce qui est un évangile à l’intérieur d’un évangile.

Nous allons aussi régner avec lui. Nous allons aussi devenir serviteurs de Dieu et de l’homme. Tout humains que nous sommes, nous sommes aussi des fils et des filles de Dieu et devenons « partenaires de sa nature divine ».

Le Saint-Esprit qui demeura dans notre Sauveur Jésus fut l’esprit qui fit de lui un roi, un serviteur, un homme et un dieu. Le Saint-Esprit en nous nous donne pouvoir royal et autorité. Il nous donne l’attitude humble de serviteur, et la puissance pour servir. Par le Saint-Esprit, nous aussi manifesterons la nature de Dieu.

Maintenant, nous allons effectuer une analyse plus fine de ces quatre être vivants, et avec l’aide du Saint-Esprit nous rendre compte de quelque chose relevant de la gloire qui doit être manifestée dans le corps de Christ. Puissent les visions d’Ezéchiel et de Jean devenir des visions neuves qui nous transforment !

Rois

Jésus fut et est le roi des rois. Paul le décrit comme le « Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs » (1 Timothée 6: 15). Jean le décrit comme le « Seigneur des seigneurs et le Roi des rois » (Apocalypse 17: 14) et voit le nom de « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » écrit sur sa tunique et sur sa cuisse (Apocalypse 19: 16). A l’origine, « roi des rois » était le titre réservé aux rois de Babylone et de Perse. Il est employé pour le roi Nabuchodonosor de Babylone (Ezéchiel 26: 7 et Daniel 2: 37) et pour Artaxerxés , roi de Perse (Esdras 7: 12). Ces rois ont eu de grands empires et dominé sur beaucoup d’autres rois qui régnaient, pour chacun d’eux sur leur propre pays. Cependant, ces rois mineurs étaient toujours soumis et dépendants du grand roi central de tout l’empire.

Ceci est une image du corps de Christ. Jésus est le grand Roi des rois, et chaque membre de son corps est un roi soumis à lui. Chaque membre est appelé à avoir la puissance et l’autorité d’un roi.

Que signifie alors être roi ? Nous devons regarder encore à Jésus. Quelle sorte de roi fut-il ? Comme les rois de l’antiquité, il avait un pouvoir absolu. Chacun de ses souhaits et de ses ordres étaient satisfaits. Chaque être humain et chaque chose lui étaient soumis. Contrairement aux rois de l’antiquité, il exerça sa puissance seulement pour le bien. Et, contrairement à eux, il communiqua volontairement cette puissance à d’autres.

Avant de commencer son ministère public, Jésus démontra sa parfaite domination sur son propre corps. Il prouva qu’il se contrôlait lui-même. Matthieu dit « Après avoir jeûné pendant 40 jours et 40 nuits, il eût faim » (4: 2). C’est seulement à la fin des 40 jours que Jésus eût faim. Durant ces 40 jours, il apparaît qu’il n’eût aucun désir de nourriture. Les vraies crampes de l’estomac commencent seulement quand le corps a épuisé toutes ses réserves de graisse. Ce que nous appelons habituellement la faim n’est rien de plus que le besoin d’absorption quotidienne réclamée par le corps. Quand Jésus atteignit la limite extrême de la faim, il refusa encore l’occasion de se nourrir. Il ne voulait pas céder à un appétit corporel, même fort. Il affronta certainement la mort suite à l’inanition, mais resta encore le maître de son corps.

Jésus eut aussi autorité sur Satan. Après son jeûne, il fut en mesure d’ordonner à Satan de s’éloigner de lui. Tout au long de son ministère, il eut un contrôle sur le monde spirituel. Jésus eut cette autorité sur lui-même et il fit en sorte que ses disciples l’aient aussi. Dans Matthieu 10: 1, nous lisons: « Il rassembla ses 12 disciples autour de lui et leur donna l’autorité de chasser les mauvais esprits et de guérir toute maladie ou infirmité ». Dans Luc, Il dit: « Je vis Satan tombé du ciel comme un éclair. Je vous ai donné l’autorité de piétiner les serpents et les scorpions et de surmonter toute puissance de l’ennemi ; rien ne pourra vous nuire » (Luc 10: 19).

Jésus eut aussi l’autorité sur la maladie. « Quand vint le soir, beaucoup de ceux qui étaient possédés par des démons lui furent amenés, et il chassa les esprits par la parole et les guérit de toute maladie » (Matthieu 8: 16). Aucune maladie ne pouvait lui résister. Il ordonnait et la maladie partait. Cette autorité ne fut pas seulement pour Jésus. Il la communiqua à ses disciples. « Ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. » (Marc 16: 18).

Jésus étonna aussi ses disciples par son contrôle sur les éléments naturels. « Quelle sorte d’homme est-ce ? Même les vents et les vagues lui obéissent ! » (Matthieu 8: 27). En cela aussi, il n’était pas le seul dans les Ecritures. Des siècles auparavant, Elie fut sollicité après trois années de sécheresse pour prier pour la pluie et les cieux s’ouvrirent. Alors que Jésus n’avait aucun bateau, il marcha sur les eaux. Pierre, avec la foi, fut capable d’en faire autant. Alors que la nourriture était absente, Jésus donna à manger à une multitude avec seulement quelques pains et quelques poissons, et il le fit même par l’intermédiaire d’autres mains.

De manière surprenante, il y eut une autre sorte d’autorité moins visible dans la vie de Jésus. Nous ne voyons pas marquer son autorité sur l’homme ! Il ne ressemblait pas à un roi terrestre. Il dit clairement que son royaume n’était pas de ce monde. Au moment de la tentation, Satan lui offrit tous les royaumes de ce monde en échange d’une adoration temporaire. Jésus refusa. Ce n’était pas la voie du Père. Son but était d’amener les gens à coopérer volontairement et spontanément ; non de régner sur leurs corps par la force.

Jésus régnera jusqu’à ce que tous ses ennemis soient sous ses pieds. Mais que sont ses pieds ? Ils sont une partie de son corps ! Les pieds sont la dernière partie du corps à venir à la naissance, et symbolisent ceux qui seront enlevés et régneront avec lui.

Jésus transmit son autorité royale à ses disciples. Outre les versets précédemment cités, nous lisons aussi ce qui suit: « Je vous dis la vérité ; Quiconque a foi en moi fera les mêmes choses que Je fais. Il en fera même de plus grandes parce que je vais vers mon Père » (Jean 14: 12). « Comme le Père m’a envoyé, je vous envoie » (Jean 20: 21 ». Plus tard, Jean écrivit « Tel qu’il fut dans le monde, nous sommes » (1 Jean 4: 17). Dans le livre de l’Apocalypse (3: 21), nous lisons: « A ceux qui auront remporté la victoire, j’accorderai le droit de s’asseoir auprès de moi sur mon trône, tout comme moi j’ai remporté la victoire et je me suis assis avec mon Père sur son trône.»

Dans ce monde, les rois ne sont pas des serviteurs, et les serviteurs ne sont pas des rois. Les rois terrestres et les dirigeants ont régné pour leur propre plaisir et avantage. Beaucoup ont entraîné leurs sujets à la misère. Un siècle vient juste de se terminer au cours duquel beaucoup de tyrans cruels ont torturé, tué, affamé des millions de gens jusqu’ à la mort. Hitler, Staline et Mao Tse-Tong dépassèrent dans le massacre tous ceux qui les ont précédés et étendirent leur cruauté et la souffrance qu’ils causèrent à des multitudes de gens innocents.

Les dirigeants dans le royaume de Dieu seront infiniment différents. Ils seront serviteurs de Dieu, faisant constamment sa volonté, et sur ce principe, serviteurs des autres. Pour Jésus, sa parfaite obéissance en tant que serviteur à la volonté de son Père fut le fondement de son entière autorité en tant que roi. Il en sera de même pour ceux qui le suivront. Ils agiront en permanence en obéissance totale à leur Père céleste et seront ainsi qualifiés pour partager le trône avec son fils premier-né.

Serviteurs

Comme je l’ai dit, un serviteur dans l’antiquité était tout le contraire d’un roi. Un roi disposait d’un pouvoir et d’une autorité absolus. Un serviteur n’était rien de plus qu’un esclave et un bien appartenant à son maître. Il n’avait aucun droit propre. Tout désir de son maître était un ordre.

Jésus fut le parfait serviteur de son Père. Il dit: « Car je suis venu du ciel non pour faire ma volonté, mais celle de Celui qui m’a envoyé » (Jean 6: 38). Tout comme un esclave de l’antiquité était en mesure d’obéir aux désirs de son maître terrestre 24 heures sur 24, Jésus obéit à son Père en permanence. Il n’était pas conduit, contrôlé et dirigé par ses désirs propres et ses ambitions. La volonté de son père dominait chacune de ses pensées, paroles et actions.

Les esclaves de l’antiquité servaient leurs maîtres par contrainte. Ils n’avaient pas le choix. Ils n’auraient pourtant pas souhaité passer tous leur temps à servir quelqu’un d’autre qu’eux. Ils auraient préféré vivre leur vie selon leurs propres désirs et souhaits. Malheureusement pour eux, ils n’avaient aucun droit et n’étaient pas libres de choisir.

Jésus servait son Père de son propre fait. Il se réjouissait de faire la volonté du Père. Pour lui, ce n’était pas un problème ou une situation difficile parce qu’en chaque circonstance ses propres souhaits et objectifs étaient les mêmes que ceux de son Père.

Ce dévouement à son Père fut la base de son service à ceux qui le suivirent. Merveilleusement, le service à sa propre création est dans le cœur du Père créateur, et ce même service est dans le cœur de son fils. Jésus montra son cœur de serviteur de la plus belle manière quand il lava les pieds de ses disciples. Il les instruisit qu’ils auraient à faire de même et à se laver les pieds les uns les autres.

Sa vie fut un modèle pour ses disciples. Il leur dit: « Si vous m’aimez, vous obéirez à mes commandements » (Jean 14: 15).

Dans plusieurs de ses lettres, Paul se présente lui-même à ses lecteurs comme « un serviteur (ou esclave) de Jésus-Christ ». Dans d’autres lettres, il se présente comme un apôtre de Jésus-Christ, mais la signification originelle du mot apôtre n’est pas très différente de celle de serviteur. Il signifie simplement quelqu’un qui est envoyé. Pierre, Jacques et Jude aussi se présentèrent à leurs lecteurs comme des serviteurs de Jésus-Christ.

Par nature, nous n’avons pas la volonté d’être serviteurs de Dieu. Nous suivons nos propres désirs, souhaits et ambitions en toutes circonstances. Nous sommes esclaves de nos propres passions et convoitises. Jésus le mentionna simplement: « Je vous dis la vérité, quiconque pèche est esclave du péché » (Jean 8: 34).

Comment pouvons-nous être de fidèles serviteurs de Jésus ? Nous ne pouvons jamais le devenir en luttant et en nous forçant. Nous ne pouvons jamais y parvenir par nos propres efforts. Jésus n’est pas un tyran qui demande à ses disciples de le servir. Dans Matthieu 11: 28, il dit: « mon joug est aisé et mon fardeau léger ». Son joug est aisé et son fardeau léger parce que nous désirons faire sa volonté. Tout comme Jésus fut un avec son Père et se réjouit de faire la volonté de celui-ci, ainsi nous sommes un avec lui et nous nous réjouissons de faire la sienne. Nous devenons ses serviteurs par une transformation intérieure, et un changement de notre cœur.

Dans Jean 15: 15, Jésus repoussa même le titre de serviteurs pour ses disciples. Il dit: « Je ne vous appelle plus désormais serviteurs parce qu’un serviteur ne connaît pas les affaires de son père. Au lieu de cela, je vous appelle amis car toute chose que j’ai apprise de mon Père je vous l’ai faite connaître ». Quand nous sommes un avec lui, nous pouvons facilement faire ce qui nous plait, et miraculeusement et merveilleusement nous lui plaisons. Nous faisons ce que nous désirons en totale liberté, et constatons que nous le servons.

Humains

Par Jésus, Dieu se manifesta lui-même en tant qu’être humain. Avant que Jésus ne vînt, Il s’était manifesté de bien d’autres manières. Les lois et les rituels de l’Ancien Testament étaient des ombres de la vérité divine. Les prêtres des temps anciens révélèrent aussi Dieu, mais pas de façon explicite. Les Ecritures révélèrent Dieu à ceux qui les possédaient et qui pouvaient les comprendre. Jésus alla bien au-delà de toutes ces révélations antérieures quand il vint pour révéler Dieu sous une apparence humaine.

Il fut la révélation parfaite de Dieu, bien qu’il fut limité. Il dit lui-même ceci: « Il est un baptême dont je dois être baptisé; et combien je suis restreint jusqu’à ce qu’il soit accompli ! » Il avait accepté des limitations quand il est venu à la terre en forme humaine.

Il fut limité à un corps physique. Il pouvait être seulement un type de personne. Il était un mâle, et ne pouvait être aussi une femelle. Il vint en tant que Juif. Il ne pouvait être aussi un chinois, un indien ou un africain. Il travailla en tant que charpentier. Il ne pouvait être aussi un pêcheur, un fermier, un infirmier, un athlète, un musicien ou quoi que ce soit d’autre parmi la multitude des occupations toujours accessibles à la race humaine. Il atteignit l’âge de 33 ans seulement. Il ne devint jamais parent ou personne âgée. Il représenta entièrement Dieu par le seul homme qu’il fut, un mâle, charpentier Juif et prédicateur itinérant. Son corps entier sera une expression et une manifestation de Dieu au travers du spectre vaste et varié qui comprend l’humanité. Comme ce sera beau de voir Jésus, représenté en tant qu’homme et femme, dans chacune des races, à n’importe quel âge, dans toute profession, dans chaque apparence physique.

La lumière pure provient de toutes les couleurs individuelles assemblées. Quand toutes les lumières de différentes couleurs de tous les membres formeront l’unité du Corps de Christ, elles produiront la pure et éclatante lumière de Dieu.

Au cours des siècles passés, l’église a prétendu représenter Dieu. Des millions, voire des milliards de gens ont cru ce qu’ils disaient. Mais, comme ce fut une représentation restreinte ! Le clergé a été une très petite partie de la composante humaine. Dans le catholicisme romain, il a été limité à des célibataires, principalement européens, qui avaient un seul travail – la prêtrise-. Ce n’était pas Dieu fait homme. Dans ce système religieux, Dieu était limité à une catégorie restreinte de l’humanité.

Même les prêtres ordonnés par voie divine dans l’ancienne Alliance ne représentaient qu’un très petit groupe de personnes. Ce ne pouvait être que des hommes, entre l’âge de 30 à 50 ans, et de la tribu de Lévi. Les femmes, jeunes ou vieilles et tous ceux des autres tribus étaient exclus.

Le vrai corps de Christ, quand il sera manifesté, sera pleinement humain. Il touchera tous les aspects du champ de la race humaine. Ce sera un vaste prolongement de Jésus, sa tête.

Dieux

Nous parvenons à la quatrième et la plus étonnante partie de notre étude. L’évangile de Jean, plus complet que les trois autres, nous révèle Jésus en tant que Dieu.

Comme nous l’avons précédemment indiqué, Jean fait simplement mention de « La Parole de Dieu ». Il rapporte également la confession de Thomas. « Mon Seigneur et mon Dieu ». En plus, il rapporta 21 sentences de Jésus utilisant le nom divin de « Je suis ». Par deux fois, il relate comment les Pharisiens essayèrent de lapider Jésus en raison de ce qu’ils considéraient comme un blasphème. Par ces situations et d’autres encore, l’évangile de Jean présente Jésus en tant que Dieu. Tous les autres écrivains du Nouveau Testament considèrent aussi Jésus comme Dieu. Paul écrivit que « Dieu fut manifesté en chair » (1 Timothée 3: 16). Le rédacteur de la lettre aux Hébreux décrit Jésus comme « l’émanation de la Gloire de Dieu et l’exacte représentation de son existence » (Hébreux 1: 3).

L’évangile de Jean présente-t-il Jésus en tant que Dieu et ses disciples comme hommes, avec un pont infranchissable entre les deux ? Est-ce le message du Nouveau Testament, et en vérité celui de toute la Bible ? Pendant des siècles, c’est ce que l’église a enseigné. En fait, ce n’est pas très différent de la croyance des Grecs de l’antiquité, et de celle des Hindous de nos jours. Pour eux, les dieux sont des êtres doués de puissance surnaturelle, complètement étrangers aux créatures de chair et de sang que nous sommes.

Est-ce que Jésus se vit lui-même comme une espèce différente de ses disciples ? Se vit-il comme appartenant à une catégorie d’êtres totalement différente ? Considérons à nouveau ses propos.

Jésus dit: « Moi et le Père nous sommes un » (10: 30). Les Juifs réagirent en prenant des pierres pour lui lancer. Jésus leur dit: « Je vous ai montré de grands miracles provenant du Père. Pour lequel d’entre eux me lapidez-vous ? ». « Nous ne te lapidons pas pour aucun d’entre eux » répliquèrent-ils, « mais pour le blasphème, parce que toi, un simple homme, tu te proclames Dieu » (31, 32).

Les paroles qui offusquèrent tant les Pharisiens furent: « Moi et le Père nous sommes un ». Ils prirent ces mots comme une proclamation blasphématoire à se réclamer être Dieu. Jésus ne fit pas seulement cette proclamation pour lui-même, mais il en étendit les effets à ses disciples. Il pria pour ses disciples (et pour tous ceux qui croiraient en son nom au travers des âges), « Qu’ils puissent être un, Père, tout comme vous êtes en moi et moi en vous. Qu’ils soient aussi en nous afin que le monde croie que vous m’avez envoyé » (Jean 17: 21). Son unité avec le Père ne fut pas un privilège réservé à lui seul. Il pria afin que ses disciples puissent aussi connaître et expérimenter cette unité.

Les prières de Jésus ne furent jamais seulement des souhaits. Il pria sans cesse selon la volonté du Père et, en conséquence, toute prière qu’il formula fut agréée. Toute prière que fit Jésus fut aussi sûre que l’accomplissement de ce qui devait advenir ! Il pria que ses disciples devinssent un en lui et le Père. Nous pouvons considérer comme une certitude que ses disciples seront et deviendront un avec lui et le Père.

Les Pharisiens accusèrent Jésus de blasphème. Que leur répondit Jésus ? « N’est-il pas écrit dans votre loi, ne vous ai-je pas dit que vous êtes des dieux ? Si ceux à qui la parole de Dieu fut donnée furent appelés dieux – et les Ecritures ne peuvent être réfutées – qu’en est-il de celui que le Père sanctifia et envoya dans le monde ? Pourquoi, alors, m’accusez-vous d’être blasphématoire parce que je dis que « Je suis le fils de Dieu »» (34-36).

Jésus ne renia pas leurs accusations. Au contraire, il l’élargit encore jusqu’à inclure ses disciples ! Il souligna que dans le Psaume 82: 6 il est dit: « vous êtes des dieux ; vous êtes tous fils du Très-Haut ». Ce passage fait mention de dieux au pluriel. Jésus leur prouva qu’il était en parfaite harmonie avec les Ecritures pas seulement pour lui mais aussi pour ses disciples dans cette revendication de fils de Dieu.

Jésus a continué sa réponse au Pharisees avec les mots, « Si je ne fais pas les oeuvres de mon Père, ne me croyez pas. Mais si je les fais, quand même vous ne me croyez point, croyez à ces oeuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez que le Père est en moi et que je suis dans le Père » (37, 38). Les miracles et les autres actions de Jésus ont prouvé que Dieu était son père et il étaient le fils de Dieu. Cependant il a appelé et a équipé ses disciples pour faire les mêmes choses qu'il.

Il a dit, «En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père  » (Jean 14:12). Les mêmes miracles que Jésus prouvé était le fils de Dieu montreront que ses sectateurs sont des fils de Dieu.

Jésus souligna qu’il ne faisait rien de lui-même. Le Père qui vivait en lui accomplissait toute chose. « Ne croyez-vous pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis ne sont pas les miennes. C’est plutôt le Père, vivant en moi, qui effectue ce travail » (Jean 14: 10). Il alla jusqu’à faire à ses disciples l’étonnante promesse que lui et le Père vivraient aussi en eux. « Quiconque m’aime obéira à mes commandements. Mon Père l’aimera et nous viendrons à lui et ferons notre demeure en lui  » (Jean 14: 23). Le Père qui vécut en Jésus vit aussi en nous.

Jésus dit « Je suis la lumière du monde ». A une autre occasion, il dit à ses disciples: « Vous êtes la lumière du monde ».

Très peu de temps avant qu’il ne quitte ses disciples, Jésus dit à Marie-Madeleine: «Va vers mes frères et dis-leur: je repars vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20: 17).

Jésus ne considéra pas ses disciples comme des créatures étrangères, d’un grade ou d’un statut inférieur. Pas plus qu’il nous regarde comme des créatures inférieures. Il mourut afin que l’esprit divin qui fut en lui puisse venir et vivre en nous, et nous rendre un avec lui. Cet esprit est le grand « Je suis » qui vit aussi en nous. Cet esprit nous fait  fils de Dieu .

Paul fit allusion à ceci comme « d’un mystère qui fut caché au travers les âges et pendant des générations, mais qui est désormais révélé aux saints. A ceux que Dieu a choisi pour faire connaître parmi les païens les glorieuses richesses de ce mystère, qui est Christ en vous, l’espérance de gloire » (Colossiens 1: 26, 27). Ce mystère fut caché pendant des générations avant Paul, et a été caché de génération en génération depuis ce jour. Mais, maintenant, comme en ce jour, Dieu le révèle à nouveau à ses saints.

Des années plus tard, Jean écrivit aussi « Combien grand est l’amour du Père qui fut répandu sur nous afin que nous puissions être appelés enfants de Dieu » (1 Jean 3: 1). Nous prenons aussi conscience avec émerveillement de notre appel.

L’Esprit de Christ

Revenons maintenant à la vision d’Ezéchiel pour approfondir ce qu’il vit. Parlant des êtres vivants, il dit: «Et leurs faces étaient telles et leurs ailes étaient déployées vers le haut ; elles en avaient deux jointes ensemble, et deux recouvraient leur corps. Chacune allait droit devant elle, du côté où l’esprit dirigeait leur marche ; elles allaient sans se détourner dans leur vol» (Ezéchiel 1: 11,12). Ces quatre êtres vivants se déplaçaient ensemble avec une parfaite unité ; et ils se déplaçaient partout où l’esprit les guidait. Paul fit écho à ceci par ces mots «Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Romains 8: 14).

Par nature, nous ne sommes pas des rois ou des serviteurs ou des dieux. Nous n’avons pas non plus la puissance ni l’humilité pour servir. Nous ne sommes rien que des humains déchus, déviés des voies de Dieu. Nous ne pouvons accomplir aucune de ces choses par notre propre sagesse, ou force ou puissance.

L’esprit de Christ est le grand transformateur. Même Jésus ne dit rien de sa propre force. Il dit lui-même « le Fils ne peut rien faire de lui-même » et « Je ne peux rien faire par moi-même ». Il dépendait entièrement de l’esprit de son Père en lui pour toute chose qu’il accomplit. Cet esprit en lui était le roi plein d’autorité et le serviteur obéissant. Cet esprit était l’homme parfait et le Dieu tout puissant.

Ce même esprit qui était en lui est maintenant en nous. Ce qui est impossible à l’homme naturel est possible à Dieu. Le même esprit qui fit Jésus roi fera des membres de son corps des rois. Le même esprit qui fit Jésus serviteur fera de son corps des serviteurs. Le même esprit qui fut Dieu en Jésus sera Dieu dans ceux qui le suivront. Par cet esprit, ils deviendront un corps glorieux, uni, se mouvant ensemble dans une parfaite unité et harmonie. Par cet esprit ils seront un l’un avec l’autre et un avec Dieu.

Patristique-Reforme-Réveil

Moïse et la Voie de la Filiation

 

Introduction

Moïse apparaît comme la figure dominante de l’Ancien Testament. Il y eut de grands hommes avant lui et de grands hommes après lui, mais pendant plus d’un millénaire, les mots de clôture du Deutéronome restèrent vrais « Depuis, il n’y eut aucun autre prophète en Israël aussi grand que Moïse, qui parlait face à face avec le Seigneur… ». Ce fut vrai jusqu’à ce que sa propre prophétie soit accomplie « Le Seigneur, votre Dieu, fera émerger pour vous un prophète comme moi, qui s’élèvera parmi vous, issu de votre filiation, vous l’écouterez » (Deutéronome 18: 15).

Quel fut le secret de sa grandeur ? La réponse tient à sa ressemblance avec Jésus. Aucun autre dans l’Ancien Testament ne fut plus semblable à Jésus que Moïse.

Le monde souhaite de nos jours avoir plus de gens ressemblant à Moïse ou à Jésus. Il ne manque pas de leaders politiques ou religieux, ou de scientifiques. Il y en a une multitude, mais ils ne peuvent résoudre les problèmes du monde, qui désire rien moins que des fils de Dieu. Paul exprima cette vérité dans Romains, chapitre 8, verset 18 à 23: « Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu ... la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement » C’était vrai au moment où Paul l’écrivit, c’est encore cent fois plus vrai de nos jours.

Jésus fut le fils unique de Dieu. Sa vie fut une entière démonstration de l’existence de Dieu. L’impact de ses trois brèves années de ministère, sa vie, sa mort et sa résurrection ont encore des répercussions de nos jours, même pour ceux qui ont rarement entendu parler de lui. Dieu n’eut jamais l’intention cependant que Sa vie soit une performance solitaire et unique. Il fut plutôt le prémice des premiers fruits de Dieu, appelé à être suivi par d’autres qui lui ressemblent. Il fut un signe pointé en direction de ceux qui devaient le suivre. Sa mort, celle de l’Agneau de Dieu sans péché, survenue à cause des péchés du monde entier fut naturellement unique et sans clonage possible. Sa vie vécue dans la puissance de l’Esprit de Dieu, n’est pas une exclusivité, mais appelée à être reproduite.

Moïse nous donna un avant-goût de cette vie. Il fut semblable à Jésus plus qu’aucun autre dans tous les livres de l’Ancien Testament. Comme nous entrons dans la grande mouvance de la manifestation des fils de Dieu, si nous suivons le chemin de la filiation, nous découvrirons davantage de choses dans la vie de Moïse qui puissent se comparer et expliquer notre propre expérience.

Dans cet article, j’ai sélectionné des évènements et des situations de la vie de Moïse, comparant chacun d’entre eux à des expériences similaires ou différentes de la vie de Jésus. Mon but est que, en saisissant leur signification, nous gagnions une plus claire compréhension de ce que Dieu est en train de faire dans nos vies, comme nous nous engageons sur le même chemin.

La Naissance de Moise

Plusieurs naissances atypiques sont décrites dans la Bible. Isaac, Samson et Jean le Baptiste, comme Jésus, eurent une naissance annoncée par des anges. Moïse fut comme Jésus mais d’une autre manière. De tragiques évènements unissent leurs naissances malgré les 1500 ans qui les séparent. Dans chaque cas, un méchant monarque décréta la destruction massive de nouveaux-nés afin de protéger son trône. Pharaon ordonna que chaque enfant mâle hébreu soit condamné à mourir. Hérode commanda que tout enfant mâle hébreu en-dessous de l’âge de deux ans soit tué.

Le livre de l’Apocalypse, chapitre 12, verset 4, décrit un événement similaire. Le grand dragon rouge se tient devant la femme en travail, attendant de pouvoir dévorer son enfant. Deux fois également dans l’histoire d’Israël nous trouvons des évènements semblables. Au cours de la période de la naissance de la nation dans les eaux de la Mer Rouge, ils eurent à affronter les hordes Amalécites qui les auraient détruits sans une intervention divine. Trois millénaires et demi plus tard, les armées arabes réunies attaquèrent le nouvel Etat d’Israël qui venait de renaître, et une fois de plus, sa survie fut miraculeuse.

Toutes ces naissances, celle de Moshé, de Jésus, de l’enfant mâle dans le livre de l’ Apocalypse, ainsi que la naissance et la renaissance de l’état d’Israël nous enseignent la même leçon. La naissance, et particulièrement la naissance d’un enfant mâle, est quelque chose que Satan conteste. A chaque occasion, nous voyons sa rage et sa haine. Dans chaque cas, Dieu intervient et l’enfant mâle est projeté au loin pour sa sécurité.

De quel enfant mâle s’agit-il ? Moïse fut son précurseur. Jésus est sa tête. Les fils de Dieu, étant nés et pas encore manifestés, appelés à partager le trône avec Jésus et à gouverner les nations avec une verge de fer ; ces fils constituent le corps de l’enfant mâle.

Qu’en est-il des filles de Dieu ? L’allégorie de cet enfant mâle inclut-elle les femmes ? Nous pourrions aussi nous interroger, si l’Eglise, la fiancée de Christ, inclut aussi les hommes ? Est-ce que Babylone, la Grande Prostituée et la mère des prostituées inclut aussi les hommes ? J’aimerais répondre par un oui emphatique à toutes ces questions ; Le mâle, dans les Ecritures, symbolise l’esprit et la femelle la chair. Le peuple qui marche selon l’esprit, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, sont des mâles spirituellement. Le peuple qui marche selon la chair, qu’il soit homme ou femme ; sont des femelles spirituellement. C’est cette sorte de femme qui devrait couvrir sa tête et garder le silence dans les églises ! Ainsi, les fils de Dieu sont ceux qui sont spirituellement mâles, sans distinction de sexe dans la réalité.

La naissance de ces fils est contestée par l’adversaire, mais leur survie est sûre, car ce qui est né de Dieu triomphe du monde.

La princesse prit le nouveau-né Moïse pour le garder au palais en Egypte et son avenir semblait assuré. De même, du temps de Joseph, il y eut un Hébreu dans le palais égyptien. Moïse était-il un sauveur ressemblant à son peuple ?

Pour en savoir plus à ce sujet, je vous renvoie à la Travail and the Male Child

Son Nom

Nous allons maintenant considérer la signification du nom de Moïse. La princesse le nomma Moïse (Moshé), « parce que je l’ai tiré (mashah) des eaux » (Exode 2: 10). Le mot Moshé signifie «celui qui est sorti hors de ». En cela, nous pouvons voir deux choses. Premièrement, il fut lui-même tiré hors des eaux d’Egypte. Ces eaux représentent des choses terrestres et charnelles. Moïse en fut extrait par Dieu pour entrer dans le royaume céleste. Il devint alors celui qui peut en sortir d’autres. Ceci image en quelque sorte, qu’il tira les Israélites hors d’Egypte en dépit de grandes oppositions et difficultés.

Ici, aussi, Moïse est et n’est pas tout à la fois son plus grand successeur, Jésus. Jésus était d’en haut. Moïse, comme nous, était d’en bas. Pas Jésus. Il vint d’en haut pour retirer les autres du monde pêcheur et les attirer vers le haut.

L’enfant mâle, dont nous avons déjà parlé, est aussi appeler à s’élever vers Dieu et vers son trône.

Humiliation

Tandis que Moïse vivait dans le luxe et l’aisance au palais, le peuple de Dieu souffrait dans des épreuves et afflictions amères alors qu’ils étaient esclaves des maîtres égyptiens. Quand Moïse eut 40 ans, son cœur commença à s’émouvoir, et il se demanda s’il pouvait faire quelque chose pour améliorer leur sort. Peut-être que son esprit se souvint de Joseph, le grand héros national qui fut sorti de prison pour sauver son peuple de la famine et toute l’Egypte avec. Combien la place de Moïse facilitait, de par sa position au palais et l’éducation pleinement égyptienne qu’il reçut, son influence afin de les aider.

Le temps de Dieu n’était pas encore venu. Joseph, comme Jésus, était âgé de 30 ans quand il prit place aux côtés du Pharaon et commença son ministère. Moïse, bien que plus vieux de 10 années, n’était pas du tout préparé. Son espérance pour aider son peuple se termina par un échec total. Du palais, il ne pouvait rien faire. Il avait encore à apprendre les véritables fondements de l’autorité.

Moïse, à cette étape de sa vie, avait autorité en deux choses: celle que lui conférait sa position et celle du savoir. Il était prince, et il fut enseigné dans tout le savoir des Egyptiens. Beaucoup de gens aujourd’hui veulent servir Dieu en se basant sur l’autorité humaine. Qu’est-ce qu’il y a de mieux qu’une position influente en société et une bonne éducation ainsi que la connaissance des Ecritures pour proclamer la parole de Dieu ? Le peuple écoutera quelqu’un qui a un nom et occupe une position.

La véritable autorité de la filiation divine est totalement différente. Jésus n’avait aucune position dans la hiérarchie religieuse, mais il parlait avec une autorité que chacun lui reconnaissait. Il avait l’autorité du Saint Esprit, qui reposait sur lui. Son autorité n’était pas humaine mais divine. Moïse a dû être dépouillé de l’autorité humaine, et partager avec Jésus le chemin de l’humiliation.

En Philippiens 2, nous trouvons ces mots merveilleux: « Ayez cette attitude en vous-mêmes qui fut aussi celle de Christ Jésus, qui, bien qu’il existât en tant que Dieu, ne chercha pas comme une chose à conquérir de se faire l’égal de Dieu, mais se vida de sa propre identité pour prendre la forme d’un serviteur, et se faire semblable aux hommes. Et, étant trouvé en apparence comme eux, il s’humilia lui-même par l’obéissance jusqu’à la mort, même la mort sur une croix ».

Nos esprits limités ne peuvent aisément saisir la portée de ce changement. C’eût été sûrement suffisant pour Dieu de devenir homme, et d’être confiné dans un corps humain. Jésus alla au-delà. Il ne naquit pas dans une Rome magnifique, ni même à Jérusalem, mais dans la petite Bethléem ; non pas dans un palais, ni une maison, mais dans une étable. Il ne vécut pas dans une sorte de grand centre intellectuel comme Athènes, mais dans la ville de province de Nazareth. Il n’eût aucune éducation particulière ou travail important. Il passa les ¾ de sa vie d’adulte en tant que charpentier, avant les trois brèves années de prédication itinérante. Ses disciples ne faisaient pas partie de la jeune intelligentsia prometteuse de Jérusalem, mais étaient de simples gens de la Galilée. Sa carrière prit fin, selon l’opinion commune, dans une mort criminelle. Quelle destinée pour le fils de Dieu !

Moïse, plus qu’aucun autre de l’Ancien Testament, a eu un destin similaire. Il quitta la splendeur du palais d’Egypte pour prendre contact avec ses frères dans l’affliction. Il aperçut un Egyptien maltraitant un Hébreu, et alors il le frappa et le tua. Beaucoup de gens tentent de servir Dieu de cette façon, dans la puissance de la chair. Les résultats sont désastreux. Moïse fut contraint de s’exiler au pays de Madian. Alors, le seul travail qu’il trouva à faire fut de devenir berger, ce dont probablement dans toute son enfance, il entendit parler avec dépit. Genèse 46: 34 nous dit que tout berger était considéré comme une abomination aux yeux des Egyptiens !

Pour nous, les bergers ont une image positive. Leur nom même est un des noms de Jésus. Nous les comparons peut-être, de manière un peu surréaliste, à de petits agneaux broutant dans les champs verts sous le soleil printanier, comme cela est imagé dans les Bibles enfantines. Pour les Egyptiens, comme dans quelques parties du monde d’aujourd’hui, un berger était un vagabond sale, inculte et illettré. Moïse devint un berger.

Dans les pays de l’axe du Nord, il n’y a pas d’autre occupation qui soit plus généralement méprisé et traitée comme hors classe sociale. En Inde, il y a des classes telles que les balayeurs qui sont si basses qu’ils sont considérés comme intouchables. Les Brahmas sont le sommet de l’arbre social. Il y a beaucoup d’autres intermédiaires. Moïse quitta les Brahmas et rejoignit les intouchables !

Imaginez le prince Charles allant dans un pays éloigné et prenant un travail comme homme de ménage …Cela serait-il une comparaison plaisante ?

Bien que cela ne soit pas toute l’histoire, Moïse garda le troupeau de Jethro son beau-père, lisons-nous. Oui, pas son propre troupeau, ni même celui de son père, mais celui du père de sa femme. Tel fut l’homme qui avait été un prince d’Egypte.

Sans doute exprima-t-il sa peine intérieure quand il nomma son fils « Gershom » (un étranger ici). Joseph, également en exil, a triomphalement nommé son fils premier né « Manasseh » «causant l’oubli ». Il s’écria « Dieu m’a fat oublié toutes mes peines et toute la maison de mon père », et son second fils « Ephraïm » « fructueux », exprimant que Dieu l’avait rendu fertile dans la terre de son affliction.

L’exil de Joseph a abouti à une large propagation au-delà de toute imagination. La voie de Moïse, pour un temps du moins, fut la marque de l’ultime abaissement. Au temps marqué, il fut élevé plus haut que Joseph, mais en tout premier lieu il devait suivre le destin d’un plus grand que lui dont il était la préfiguration, et être Gershom « un étranger ici ».

Cette humiliation dura 40 ans, jusqu’à ce que tout espoir ou même tout désir de vivre quelque chose de meilleur soit éteint. Le chemin fut douloureux, mais fructueux. Nous apprenons plus tard que Moïse était très humble, plus qu’aucun autre homme sur la terre (Nombres 12: 3). Dans sa jeunesse, il n’était pas humble. Par nature, aucun homme ne l’est, et des gens qui vivent dans des palaces certainement moins que les autres. Les pauvres sont plus souvent humbles. Dieu fit un travail en Moïse afin d’ôter toute confiance orgueilleuse en lui-même pour produire en lui les caractéristiques suprêmes du plus Grand Homme à venir.

Beaucoup de gens sont attirés par le pouvoir et les privilèges de la position de fils de Dieu, mais ils ne voient pas qu’ils doivent en tout premier lieu suivre la voie de l’humilité. C’est seulement si nous souffrons avec Jésus que nous règnerons à la fin avec Lui. La filiation divine n’est pas un voyage égocentrique. Au contraire, c’est la mort de l’égo. Il présuppose que l’égo a été crucifié avec Christ.

Un Ministère Créatif

Nous avons réfléchi sur la période de préparation de Moïse. Nous devons maintenant considérer le ministère qui en suivit.

Moïse était un pionner spirituel. Il ne construisit pas sur des fondations mises en place par d’autres. La tâche que Dieu lui confia n’avait jamais été accomplie auparavant. C’était complètement nouveau, et d’une portée énorme.

Jésus fut décrit comme un prophète puissant en actes et en paroles du point de vue de Dieu et de tout le peuple (Luc 24: 19). Ce fut également vrai pour Moïse. Ses actions en Egypte, quand il étendit son bâton et fit descendre les plaies, furent visibles de tous. Leur impact fut immédiat et toute l’Egypte eut peur de lui.

Ses paroles eurent moins d’effet immédiat que ses actes, mais à plus long terme ce fut le contraire. Elles conduirent tout d’abord à la fondation d’Israël, le peuple que Dieu avait choisi pour être le véhicule terrestre de sa révélation. En conséquence, l’enseignement que Dieu lui donna devint la base du code moral pour la moitié du monde d’aujourd’hui.

Nous pouvons difficilement saisir l’impact et la signification de la vie et du ministère de Moise. Ainsi qu’il est déjà mentionné dans Deutéronome, « il n’y eut plus de prophète en Israël comme Moïse, qui voyait Dieu face à face ». Moïse lui-même avait dit « Le Seigneur votre Dieu fera lever pour vous un prophète comme moi, surgi d’au milieu de vie, du pays de vos pères, et vous l’écouterez » (Deutéronome 18: 15). Aucun de ceux qui vinrent ne purent lui être comparés jusqu’à l’arrivée de Jésus.

Tous les saints de l’ancien testament qui vinrent après Moïse furent en quelque sorte ses disciples. Nous constatons clairement cela en Elie. Elie était un grand homme de Dieu, mais il fut essentiellement un refondateur. Sa tâche fut d’inciter le peuple à revenir à la loi de Moïse. Le peuple s’était tourné vers l’adoration d’autres dieux, et avaient rompu l’obéissance aux commandements donnés par Moïse. Elie les défia de revenir à YHVH leur Dieu. Quand il exécuta la sentence de mort à l’encontre des prophètes de Baal, il agit selon la loi prescrite par Moïse.

Plus largement, ce fut le travail de tous ceux qui suivirent Moïse. Les prophètes, d’Esaïe à Malachie rappelèrent au peuple d’Israël la loi de Moïse. Le livre de Malachie se termine par les mots « Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur … ».

Les choses que fit et dit Jésus étaient aussi nouvelles et révolutionnaires. Ceux qui furent envoyés pour l’arrêter dirent « Aucun homme n’a jamais parlé comme celui-ci ». Ses paroles et ses actes ont continuellement étonné ses disciples. Ils ne savaient jamais d’avance ce qu’il allait faire ou dire. Il était totalement imprévisible et innovant.

Il n’appela pas le peuple à revenir à la loi de Moïse. Ses paroles apparaissaient à son auditoire comme la destruction même des fondations que Moïse avait posées. Bien qu’il ne soit pas venu pour détruire mais pour accomplir. Je souhaiterais pouvoir revenir à ce temps et être un Juif 30 ans après sa venue, avec une parfaite connaissance des Ecritures et une totale ignorance de la tradition ecclésiastique. Quelle signification ces paroles auraient-elles prises pour moi ? Quelle aurait été ma réaction ?

Jean, dans l’attente de voir les effets bénéfiques de son ministère, conclut son évangile par ses mots: « Il y a encore beaucoup d’autres choses que fit Jésus que le monde entier, si elles étaient racontées en détail, ne pourrait contenir dans tous les livres qu’on pourrait écrire à leur sujet. »

Ceux qui ne connaissent pas la direction du Saint-Esprit seront toujours des imitateurs. Ils copieront toujours ce qu’ils ont vu faire par d’autres. Ils seront seulement capables de continuer ce qu’ils ont reçu des hommes. Paul note en Romains 8: 14 que « ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont les fils de Dieu ». Dieu est créatif. Le Saint-Esprit est aussi encore créatif. Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit de Dieu seront créatifs aussi. Leur pouvoir créatif ne sera pas fondé sur des dons naturels, mais sur l’inspiration de Dieu. Dans le monde naturel, la créativité repose sur l’imagination naturelle. La créativité du fils de Dieu sera la créativité de Dieu lui-même.

Un Ministère de Délivrance

Nous allons considérer l’un des aspects de la base commune entre Moïse, Jésus et les fils de Dieu. Ils sont tous envoyés pour délivrer. Moïse alla vers un peuple qui était esclave et le rendit libre.

Dans l’Evangile de Luc, Jésus commença son ministère public en lisant un passage d’Esaïe qui décrivait son engagement ; Etaient incluse la mission pour proclamer la libération des captifs et pour rendre libres ceux qui étaient enchaînés. En Jean 8: 32, il dit « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres » et quatre versets plus loin « Si le Fils vous libère, vous serez réellement libres ». En Galates 5, Paul écrit « Demeurez fermes dans la liberté avec laquelle Christ vous a affranchis, et ne vous laissez pas enchaîner à nouveau. »

Si nous revenons au grand passage de Romains 8 sur la filiation divine, nous lisons au verset 21 que « la création toute entière sera aussi affranchie de l’esclavage de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu ». La liberté est l’essence même de la filiation divine.

Nous devrions nous attendre à voir et expérimenter la puissance de délivrance du Saint-Esprit dans nos propres vies, pour nous rendre libres. Les chaînes et les entraves de toutes sortes, connues et inconnues, seront brisées et détruites, comme il nous prépare pour la grande délivrance de la création toute entière qui est à venir.

Un Appel Particulier

Dans Nombres, chapitre 12, nous découvrons un épisode intéressant et instructif de la vie de Moïse. Myriam et Aaron l’attaquèrent par ces mots « Le Seigneur a-t-il vraiment seulement parlé à Moïse ? Ne nous a-t-il pas parlé à nous aussi ? » Ce qu’ils disaient était très plausible. Chacun d’eux avait une expérience dans le service de Dieu. Aaron fut le porte-parole de Moïse quand ils se trouvèrent devant Pharaon, et fut ensuite désigné comme grand prêtre. Myriam est décrite comme prophétesse dans l’épisode où elle incite les femmes à chanter et à danser (Exode 14: 20). Ce qu’ils disaient était donc vrai. Dieu avait parlé par leur intermédiaire. Mais ce n’était pas assez pour les placer au même rang que Moïse.

Au verset 3 de ce chapitre, nous trouvons la phrase «l’homme Moïse était très humble, plus qu’aucun autre homme sur toute la surface de la terre ». Moïse, comme nous l’avons vu, avait eu une expérience de vie qui l’avait rendu humble. A l’âge de 40 ans, il aurait pu être orgueilleux ; à 80 ans, il était un homme différent. Myriam et Aaron pouvaient avoir expérimenté le travail externe du Saint-Esprit. Ils n’avaient pas, comme leurs actions le montrent, connu la profondeur du travail intérieur de Dieu.

Dieu les convoqua alors tous les trois à la tente de la rencontre et leur dit: « Ecoutez bien mes paroles maintenant: s’il y a un prophète parmi vous, Moi, le Seigneur, je me ferai connaître moi-même à lui dans une vision. Je parlerai avec lui dans un rêve. Aucun n’est fidèle comme mon serviteur Moïse dans toute ma maison ; je parle avec lui bouche à bouche, même ouvertement, et pas de manière cachée, et il se tient face au Seigneur. »

Nous avons ici une claire distinction entre des prophètes tels que Myriam et Aaron, et Moïse, l’homme de Dieu.

Pour ceux qui ont peu de compréhension des voies de Dieu, quelqu’un qui peut prophétiser et exercer d’autres dons spirituels, peut passer pour un géant spirituel. Cependant, nous n’avons pas besoin de beaucoup de connaissance des Ecritures ou d’expérience de la vie d’église pour être convaincus que cela ne prouve rien. Le Roi Saul prophétisa parmi les prophètes au début de sa vie. Plus tard, il désobéit à Dieu et fut rejeté. Il fut alors troublé par un esprit démoniaque. Les vies largement publicitaires des Evangélistes américains par exemple de TV nous montrent la même histoire. Les hommes peuvent être utilisés par Dieu pour guérir et manifester d’autres dons spirituels et puis tomber dans de graves péchés.

Moïse connaissait Dieu d’une manière que ni Myriam ou Aaron ou encore d’autres prophètes ne connaissaient. Ils pouvaient être les vaisseaux spirituels d’une parole ou d’une vision de Dieu comme quelqu’un pourrait recevoir une lettre expédiée par la poste. Dieu certainement parle au travers d’eux, mais Dieu parlait à Moïse directement « face à face, tout comme un homme parle à ses amis » (Exode 33: 11).

Nous devons nous rappeler d’une histoire parallèle dans le nouveau testament. Dans Marc 10: 35-40, Jacques et Jean disent à Jésus: « Accorde-nous d’être assis l’un a ta droite et l’autre a ta gauche, quand tu seras dans ta gloire. Jésus leur répondit: ‘Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, ou être baptiseés du baptême dont je dois être baptisé?’ ‘Nous le pouvons,’ dirent-ils. Et Jésus leur répondit: ‘Il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé; mais pour ce qui est d’être assis à ma droite ou à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu’à ceux à qui cela est préparé. »

Comme Myriam et Aaron, Jacques et Jean désiraient des positions élevées. Il y avait deux choses qu’ils ne pouvaient pas comprendre.

Premièrement, ceux qui vont régner avec Jésus, doivent premièrement souffrir avec lui. Les 144000 qui se tiennent devant l’Agneau sur la Montagne de Sion sont ceux qui suivent l’Agneau partout où il va. Ils ne peuvent le suivre sur le trône s’ils ne l’ont pas d’abord suivi dans les souffrances et les humiliations.

Quand nous pensons aux souffrances de Jésus, nos esprits se dirigent naturellement vers les dernières heures de sa vie. Quand nous pensons à ce que signifie souffrir avec lui, nous pensons peut-être à la souffrance de nos frères et de nos sœurs dans les pays communistes et autres pays qui affrontent la prison et la torture et autres privations pour leur salut. Il est juste de penser ainsi, et les Ecritures nous disent « précieuse à la vue du Seigneur est la mort de ses Saints » (Psaumes 116: 15).

Cependant, il est un aspect plus profond de ses souffrances. Ses souffrances physiques, aussi loin que nous pouvons les connaître, furent limitées aux dernières 24 heures de sa vie. Ses souffrances spirituelles continuèrent durant ses 33 années de vie terrestre. « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont point reçu » (Jean 1: 11). « Considérez celui qui a supporte contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs » (Hébreux 12: 3). Moïse connaissait ces souffrances car il avait expérimenté une continuelle opposition, non de la part des païens mais du peuple de Dieu lui-même. Ceux qui sont fils de Dieu connaîtront un destin similaire.

En second lieu, ceux qui règneront avec Jésus seront ceux que Dieu a choisi. Jésus annonce clairement « pour ce qui est de s’asseoir à ma droite ou à ma gauche, il ne m’appartient pas de le dire, mais c’est pour ceux qui y ont été préparés ». L’être humain pense naturellement en termes de production de masse. Ses machines produisent des centaines, voire des milliers d’articles identiques. Dieu créé avec une infinie variété. Pas même deux flocons de neige sont semblables.

L’ensemble des Ecritures nous enseigne que les gens ont des appels différents. Cette vérité est une insulte à l’homme charnel qui désire l’égalité pour tous. Maîtres et serviteurs, hommes et femmes, parents et enfants, rouge et jaune, noir et blanc, tous doivent être égaux. Dieu est le maître potier qui a le pouvoir sur l’argile pour faire de chaque grumeau ce qu’il souhaite. Notre part est de marcher humblement dans cet appel auquel il nous appelle.

Sous l’ancienne alliance, Dieu avait établi un ordre. Il avait choisi une petite nation parmi toutes celles qui habitaient la surface de la terre. De ce peuple d’Israël, il choisit une tribu, celle des Lévites, pour un appel spécifique. Parmi ceux-ci, il en choisit quelques uns pour être prêtres, et un parmi ces prêtres pour être le grand prêtre.

Dans le nouvel ordre de Dieu, tous ne seront pas égaux, mais le plus grand sera le serviteur de tous.

L’Esprit Transmetteur

L’histoire de l’ancien testament souffrit souvent d’un manque de continuité. Les bénédictions vinrent avec de grands hommes de Dieu tels qu’Abraham, Joseph et David, mais la bénédiction continua rarement au-delà de leur génération. Leur mort marqua la fin de leur travail. Bien des similitudes existent dans l’histoire de l’église.

Deux exceptions remarquables sont celles de Moïse et d’Elie. D’abord Moïse imposa les mains à 70 anciens qui reçurent l’onction du Saint-Esprit. Plus tard, il imposa les mains à Josué, dont le nom en Hébreu est la traduction de Jésus. Josué devint alors le successeur de Moïse et continua son travail.

De façon similaire, quand Elie disparu dans les cieux dans un chariot de feu, son manteau tomba sur Elisée. Tout le monde sut que l’esprit d’Elie était tombé sur Elisée qui fut capable d’accomplir le double des nombreux miracles faits par Elie.

En dépit de ceci, les dernières paroles de Moïse ne furent pas positives. « Je sais qu’après ma mort, vous tomberez dans la corruption et vous vous détournerez de la voie que je vous ai enseignée ; plus tard, un esprit mauvais viendra sur vous, car vous ferez ce qui est désapprouvé par Dieu, provoquant sa colère par le travail de vos mains » (Deut. 31: 29).

Jésus, au contraire, fut en mesure de dire: « C’est un avantage pour vous que je m’en aille ; car si je ne pars pas, le Consolateur (le Saint-Esprit) ne viendra pas vers vous… » (Jean 16: 7).

La puissance de reproduction est dans la semence, et la semence est dans le mâle. Quand les fils de Dieu se manifesteront, ils n’entraîneront pas la masse dans une dépendance d’eux-mêmes sans espoir. Ils partiront plutôt comme Jésus, et transmettront leur esprit à ceux qui viendront après eux.

La Mort de Moise

Comme Jésus, Moïse eut à la fois une naissance et une mort spéciales. Nous lisons dans le dernier chapitre du Deutéronome que Dieu l’enterra dans la vallée du pays de Moab, en face de Beth-Péor ; et que personne jusqu’à ce jour ne sait où se trouve sa tombe. Jude nous dit que l’archange Michel disputa son corps au diable, et nous voyons Moïse se tenant dans la résurrection, en compagnie de Jésus, sur la montagne de la transfiguration.

Même au moment de sa mort, à l’âge de 120 ans, nous lisons que la vue de Moïse n’avait pas faibli, pas plus que sa force. La Mort dut mener un dur combat pour le prendre, et ce fut un problème pour elle de le garder !

La Mort est le dernier ennemi qui sera détruit. Hénoch et Elie furent aussi capables de la vaincre, et furent emmenés directement à Dieu de leur vivant. Qu’est-ce que Dieu tient en réserve pour nous ? Je ne sais pas, mais au moins j’ai lu que ce corps corruptible sera transformé en un corps incorruptible, que ce qui est mortel deviendra immortel. La mort a été engloutie dans la victoire. Amen.

Conclusion

Pour finir, j’en reviens là où j’ai commencé. Le monde a besoin de quelque chose de mieux que ce qu’il a. Au début de ce 21ème siècle, ce monde hurle pour être délivré. Guerres, tremblements de terre et famines sont porteurs de misère pour des millions de gens dans le Tiers-Monde. Le monde dit développé a surmonté les problèmes de la pauvreté matérielle, et souffre vraiment d’une profonde pauvreté spirituelle et affective. Tout ceci se produit alors que l’homme bénéficie de plus de ressources qu’auparavant pour faire face à ses besoins.

Ce à quoi nous assistons est un travail d’enfantement à l’échelle planétaire. Paul décrit cet état dans romains 8: 19: 23. La création gémit et souffre les douleurs de l’enfantement comme elle attend la manifestation des fils de Dieu, qui sont à ce jour en préparation. La même chose se produisit sur une plus petite échelle quand les enfants d’Israël gémissaient sous l’affliction alors que Moïse était en formation dans le désert. Au temps voulu par Dieu, il vint, les fit sortir et les rendit libres.

Tout gouvernement humain, démocratique ou dictatorial, ne pourra jamais résoudre les problèmes mondiaux. Seul, un gouvernement divin apportera la justice, la paix et la prospérité. Dieu gouvernera par le truchement de ses fils qu’il est actuellement en train de former. Moïse fut un précurseur des fils de Dieu. Jésus est leur prototype et leur tête. Le temps pour que se manifeste son corps est en train d’arriver.

Pour tout ceux qui suivent cette voie, c’est un temps de préparation. Nous ne pouvons nous attendre à ce que cela soit facile. C’est un processus long, étroit et dur pour la chair. La transformation d’un des fils d’Adam à celle d’un fils de Dieu implique des opérations profondes et quelquefois douloureuses du maître Chirurgien. La récompense, si nous acceptons, est grandiose. Jésus, en raison de la joie à venir, endura la croix, faisant fi de la honte. Moïse, considéra que ce rapprocher de Christ était une richesse plus grande que tous les trésors de l’Egypte. Sachons voir, au-delà de nos tribulations courantes, la gloire qui est devant nous si nous marchons dans la voie de la filiation

Patristique-Reforme-Réveil

La nouvelle alliance

 

Introduction

La Bible est divisée en deux parties qui ont été appelées l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. Ces mots proviennent clairement de ce que Dieu dit à Jérémie. “Des jours viendront où je ferai une nouvelle alliance avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda”. En français, les mots testament et alliance sont des traductions diversifiées du même mot originel.

La plupart des chrétiens, je crois, vivent sous l’ancienne alliance. Sans nul doute, ils lisent le Nouveau Testament et fondent leurs doctrines à partir de son contenu, mais plusieurs aspects de leur vie et de leur expérience relèvent plus de l’ancienne alliance que de la nouvelle. Une juste compréhension de la différence entre les deux alliances est fondamentale pour parvenir à une croissance spirituelle. 

Je pense que la même chose était vraie aux temps bibliques. Beaucoup de croyants au temps du nouveau testament manquèrent de connaître et d’expérimenter la plénitude de la nouvelle alliance que Jésus inaugura par son sang. D’un autre côté, beaucoup de saints de l’ancien testament dépassèrent les privilèges de leur temps et connurent des expériences profondes avec Dieu. Ils marchèrent dans les voies de la Nouvelle Alliance.

Les termes de la Nouvelle Alliance sont mentionnés dans Jérémie, chapitre 31, versets 31 à 34 :  “Voici, les jours viennent,” dit l’Éternel, “où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte, alliance qu’ils ont violée, quoique je fusse leur maître,” dit l’Éternel. Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours-là, dit l’Éternel: “Je mettrai ma loi au dedans d’eux, je l’écrirai dans leur coeur; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Celui-ci n’enseignera plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant: ‘Connaissez l’Éternel!’ Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand,” dit l’Éternel; “car je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché.”

Ce passage extrait de Jérémie est indiqué en totalité dans la Lettre aux Hébreux, chapitre 8, versets 8 à 12. Une grande partie de la Lettre aux Hébreux est en rapport avec le thème de la nouvelle alliance et elle sera précieuse pour la présente étude.

Pourquoi était-il nécessaire pour Dieu de faire une nouvelle alliance ?

La Loi

Dieu fit la première alliance avec le peuple d’Israël quand il le conduisit hors d’Egypte. Cette première alliance était basée sur la loi. Cette loi était résumée par les dix commandements et détaillée dans les livres de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome. Ces livres, tous ensemble avec celui de la Genèse, sont les fondations de l’Ancien Testament et sont connus sous le nom de Torah ou de Loi.

Les lois que Dieu donna par l’intermédiaire de Moïse étaient justes, agréables, et largement supérieures à celles des peuples environnants. Elles étaient strictes de par la nouveauté de leurs normes. La peine de mort était prescrite en cas de sorcellerie, d’adultère, de vol et de maltraitance envers ses parents, et en cas d’autres méfaits aussi bien qu’en cas de meurtre. Toutefois, si ces lois étaient encore en vigueur de nos jours, je ne doute pas qu’elles conduiraient à une société meilleure où le coupable pourrait commencer à craindre tandis que l’innocent pourrait marcher librement dans la rue.

Aussi parfaites que furent ces lois, elles ne conduisirent pas à une nation intègre. Près de 1000 ans après qu’elles furent données, le jugement de Dieu tomba en premier sur Israël puis sur Juda. Ils avaient délaissé les commandements de Dieu et échouèrent totalement à rester sous l’ancienne alliance. En tout premier lieu, ils avaient rompu avec le tout premier commandement pour se tourner et adorer d’autres dieux. Aussi, les Assyriens puis les Babyloniens vinrent dévaster leur pays, ravagèrent Jérusalem et emmenèrent en captivité beaucoup de gens.

Ce fut à ce point critique de l’histoire d’Israël que Jérémie proclama la promesse de Dieu d’établir une nouvelle alliance.

Le problème crucial ne se trouvait pas dans les lois que Dieu avait données. Il réside dans la nature humaine. “Le cœur” dit Jérémie “est tortueux par-dessus tout, et il est méchant” (Jérémie 17 :9). La teneur de la nouvelle alliance est la promesse de Dieu de changer le cœur. “Je mettrai mes lois en eux et je les écrirai sur leur cœur” (31 :33). Tant que le cœur humain est orgueilleux, cupide et idolâtre, il n’y a aucune chance pour qu’il garde les lois de Dieu, quelle que soit l’entraînement à la discipline, l’exhortation ou la répétition. Il y a une loi interne d’intervention qui est en conflit avec les ordonnances de Dieu.

Beaucoup de gens n’ont jamais pris conscience de cela. Ils peuvent expérimenter une conversion authentique, se détourner de leurs mauvais habitudes et changer radicalement leur style de vie, et, malgré cela, l'état intérieur de corruption était identique à celui d'avant.

Paul fut spectaculairement converti sur la route de Damas. Sa vie changea complètement de direction. Le zèle qu’il mit auparavant à persécuter les chrétiens commença alors à être mis au service de la prédication de l’évangile. Mais ces problèmes n’étaient pas résolus pour autant. En quelque sorte, ils venaient juste de commencer. Il nous fait part dans Romains, chapitre 7, comment il était angoissé par la loi parce qu’il ne parvenait pas à la respecter. Je ne pense pas qu’il faisait référence aux jours d’avant sa conversion. Je crois que ces combats se déclenchèrent après qu’il eût rencontré Jésus sur le chemin de Damas. Finalement, il trouva la victoire et proclama le triomphe. “La loi de l’esprit de vie en Christ vous a rendu libre de la loi du péché et de la mort. Car ce que la loi ne pouvait faire, Dieu l’a fait…” Dans Romains chapitre 8, Paul décrit le nouveau chemin de victoire qu’il avait découvert.

Qu’est-ce que cela signifie d’avoir la loi de Dieu écrite sur le cœur ? Ce n’est rien moins qu’un changement radical de nature. C’est un miracle surnaturel. Vous pouvez entraîner un chien à mendier et se tenir sur ses pattes arrière et exécuter toutes sortes de trucs. Avec persévérance, vous pouvez même réussir à lui faire des actes contraires à sa nature, mais vous ne pouvez jamais changer sa nature. Cependant, quoique vous fassiez pour qu’il agisse comme un être humain, il restera toujours un chien. Dieu modifie notre nature à tel point que nous agissons en accord avec ses lois. “Il nous a accordé de si grandes et précieuses promesses que par elles nous pouvons devenir participants de sa nature divine, échappant ainsi à la corruption qui est dans le monde au travers de la débauche”. (2 Pierre 1 :4). Un animal ne peut jamais devenir un être humain, mais un humain, par la grâce de Dieu, peut acquérir une nature divine.

Par nature, le cœur de l’homme est corrompu. Beaucoup de facteurs peuvent cacher ce fait fondamental. Une bonne éducation, de bons amis et connaissances, la pression du monde pour donner de soi une image positive ainsi que l’orgueil religieux peuvent tous contribuer à améliorer l’apparence, mais aucun d’eux ne peut changer le cœur. Une nouvelle naissance telle qu’indiquée ci-dessus est la seule chose qui le peut et c’est là le sens de la promesse de la nouvelle alliance.

Enseignants

Après avoir parlé de la loi, Jérémie continue en parlant des enseignants : “Et ils n’enseigneront plus chaque homme, leur frère, disant : ‘Connais le Seigneur’ car tous me connaîtront, du plus petit au plus grand d’entre eux”. Jean confirme cette pensée avec cette affirmation : “Vous n’éprouverez plus le besoin que quelqu’un vous enseigne… Son Esprit Saint vous enseignera toutes choses…” (1 Jean 2 :27).

Fondamentalement, tout enseignement humain provient par nature de l'Ancienne Alliance parce qu'il est extérieur à l'homme. Il est effectué par l’homme et peut seulement influencer l’aspect extérieur. L’enseignement de la nouvelle alliance est fait par le Saint Esprit et touche l’intérieur de l’homme. Jésus dit à ses disciples : “Il est bon pour vous que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne pourra pas venir vers vous… J’ai encore beaucoup d’autres choses à vous dire, mais vous ne pouvez les recevoir à présent. Mais quand, Lui, l’Esprit de vérité viendra, il vous guidera dans toute la vérité …” (Jean 16 :7, 12, 13). Jésus essayait de leur faire comprendre que l’enseignement intérieur du Saint-Esprit serait plus profitable pour eux que son propre enseignement qui affectait, comme tout autre enseignement humain, l’extérieur. Même s’il était le meilleur enseignant que le monde n’ait jamais eu, l’enseignement du Saint-Esprit serait préférable. En dépit des apparences, ils étaient alors prêts pour vivre cette transition de l’extérieur vers l’intérieur.

Nous pouvons confronter les paroles de Jésus avec celles de Moïse : “Je sais qu’après ma mort, vous pécherez et vous vous détournerez des voies que je vous ai montrées” (Deutéronome 31 :29). Telle était la situation dans l’ancienne alliance (et celle qui existe de nos jours pour la majorité des chrétiens) ; sans un enseignant et un maître, toutes choses tombent en pièces.

Nous trouvons le même contraste dans la prophétie de Joël, soulignée par Pierre le jour de la Pentecôte : “Il adviendra dans les derniers jours,”   dit Dieu, “que je répandrai mon Esprit sur toute chair… fils, filles, jeunes hommes…vieillards, serviteurs mâles et femelles …”. Chaque individu de toute couche de la société, y compris jusqu’à la servante illettrée est en mesure d’avoir une expérience et une révélation directe, personnelle avec Dieu. La dépendance à de grands leaders ou enseignants est terminée.

La plupart des chefs religieux ont une attitude qui est plus proche, dans l’esprit, des paroles de Moïse : “après ma mort, vous vous corromprez …” que de celles de Jésus : “Il est bon pour vous que je m’en aille”. Ils veulent se sentir indispensables. A moins qu’ils ne se sentent authentiquement concernés par le bien-être de leurs ouailles, bien qu’ils manquent d’une réelle compréhension de ce qu’est la nouvelle alliance, et la foi dans la puissante protection du Saint Esprit. Au pire, ils perdront leur position, leurs revenus et leur sécurité si personne ne dépend d’eux.

Quel est alors le rôle des enseignants dans la Nouvelle Alliance ? Nous trouvons la réponse à cette question dans Ephésiens 4 :11-16. Ce passage catégorise les enseignants en 5 ministères ou services qui sont donnés par le Christ monté aux Cieux à son église – apôtres, prophètes, pasteurs, enseignants et évangélistes. Paul dit que le but de ces ministères est de protéger les nouveaux croyants contre la déception et d’amener le corps de Christ à maturité.

La plupart des nouveaux croyants sont incapables de franchir les étapes mentionnées dans la nouvelle alliance. Beaucoup, à cette époque (comme de nos jours) étaient des païens qui n’avaient même jamais entendu parler de l’ancienne alliance. Ils avaient à se soumettre à la loi que Paul décrivit comme un tuteur pour nous diriger vers Christ. Il souligna ceci par les mots : “Or, aussi longtemps que l’héritier est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout; mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père.” (Galates 4 :1,2).

Le nouveau croyant peut aussi très facilement se laisser aller à la déception. Nous vivons dans le temps où Jésus prédit qu’il y aurait beaucoup de faux prophètes. Le jeune croyant (et beaucoup d’autres qui devraient avoir plus de discernement) a souvent beaucoup de difficultés à démasquer le loup sous l’apparence de l’agneau. Ses sens ne sont pas habitués à discerner. Si nous disposions des 5 ministères des Saintes Ecritures oeuvrant de manière sensée parmi nous, les fauteurs de trouble ne trouveraient pas leur tâche si aisée. C’est la carence de ces ministères authentiques qui amènent tant de chrétiens à rester à un âge spirituel infantile qui les rend une proie facile pour les faux et fallacieux enseignants.

Les enfants de parents chrétiens sont dans une position similaire. Ils ne peuvent pas encore être dirigés par les principes de la nouvelle alliance. Nous leur apprenons à se discipliner et à appliquer la loi dans leur vie. Même s’ils ont un authentique désir de suivre Jésus, nous ne pouvons les affranchir de la loi et leur permettre de faire ce qu’ils désirent. Ils ne sont pas encore prêts. Ils doivent d’abord apprendre à obéir à une loi extérieure.

Pasteurs et enseignants sont nécessaires pour amener le nouveaux croyant à sortir de l’expérience de l’ancienne alliance pour parvenir à maturité, afin qu’il puisse alors marcher dans la plénitude de la nouvelle alliance. Alors, leur rôle est rempli. Il continuera à se réjouir de partager avec d’autres saints (bien qu’à un niveau plus riche et plus profond qu’auparavant) et il deviendra à son tour enseignant et pasteur de jeunes croyants, mais il n’aura plus besoin lui-même d’enseignant.

Les Saintes Ecritures

La loi écrite sur la pierre et détaillée sur le papier fut le fondement de l’ancienne alliance. La loi écrite dans nos cœurs est le fondement de la nouvelle. Dans l’ancienne alliance, les Saintes Ecritures donnèrent un jeu de lois et de règles pour la vie quotidienne. Aurons-nous encore besoin des Saintes Ecritures dans la nouvelle alliance ? Si c’est le cas, quelle sera leur place ?

Recommençons en posant les mêmes questions à propos de Jésus. Avait-il besoin des Saintes Ecritures ? Quelle fut leur place dans sa vie ? Je crois que, pour sa part, la réponse est non. Il n’avait pas besoin des Saintes Ecritures. La loi de Dieu était parfaitement écrite dans son cœur. Sa relation avec Son Père avait atteint le point de la perfection et il n’avait nul besoin d’un support extérieur. Ils correspondirent dans une interpénétration sans faille durant toute sa vie. Il cita les Ecritures dans son conflit avec Satan dans le désert. J’ignore s’il en avait besoin. Il cita les Ecritures dans sa confrontation avec les Pharisiens . Il confirma les Ecritures à ses disciples sur la route d’Emmaüs. Je ne doute pas qu’il prenait plaisir aux Saintes Ecritures comme il voyait en elles le reflet de sa propre pensée. Il les trouvait “utiles pour enseigner, réprimander, corriger et forger dans la justice” (2 Timothée 3 :16) mais je ne pense pas qu’il en avait besoin pour lui-même.

Jésus est notre Sauveur et Seigneur, et aussi notre modèle et notre exemple. Dieu, notre Père, prévoit que nous devenions comme lui, et dans la plénitude de la nouvelle alliance, nous le serons. C’est une erreur de croire que nous y parviendrons par une lecture assidue des Ecritures. Si ce principe ne s’est pas appliqué à Jésus, il ne peut non plus s’appliquer à nous. Il hérita de la nature de son Père céleste, ainsi que nous.

Le fait de lire les Saintes Ecritures ne contribuera pas à ce qu’elles soient inscrites dans nos cœurs. Elles peuvent être imprimées dans nos esprits si nous disposons d’une assez bonne mémoire pour les retenir, mais ce n’est pas la même chose. C’est plutôt même le contraire. Quand Dieu aura écrit sa loi dans nos cœurs, nous nous tournerons vers les Saintes Ecritures et reconnaîtrons que leur contenu est déjà en nous. Nous les comprendrons alors et nous nous en réjouirons tout comme Jésus le fit. Nous les trouverons alors utiles pour “enseigner, réprimander, corriger et forger dans la justice”. Nous pourrons alors les utiliser pour enseigner et former, pour repousser et dénoncer les œuvres des ténèbres, et pour nous corriger et corriger les autres. Si nous devons être en prison et privés de nos Bibles, il ne fait aucun doute qu’elles ne nous manqueront pas, car nos vies spirituelles n’en dépendront pas. Elles refléteront ce qui est déjà dans nos cœurs, mais elles ne seront pas le moyen par lequel Dieu l’aura fait. Il le fera par son Esprit.

Beaucoup d’incompréhension résulte de l’appellation de la Bible comme la Parole de Dieu ou plus simplement la Parole. La Bible elle-même ne parle pas ainsi. Elle se réfère aux Ecritures, ce qui signifie quelque chose de tout à fait différent de ce qu’elle entend par la Parole de Dieu. Si vous doutez de cela, cherchez dans toute la Bible, à l’aide d’une concordance et constatez. Remarquez dans Actes 17 : 11 : “… Ils ont reçu la parole … et sondaient les Ecritures …”. La parole ici est clairement différente des Ecritures. Aussi, quand nous lisons que la Parole fut faite chair, ce n’était évidemment pas la Bible qui fut faite chair.

Trois autres versets sont fréquemment soulignés comme références bibliques. “L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole de Dieu”. “L’épée de l’esprit qui est la parole de Dieu” -partie de l’armure dans Ephésiens 6-. “La parole de Dieu est vivante et puissante et plus pointue qu’une épée à double tranchant”. Prendre ces versets comme référence aux Ecritures est déformer une interprétation de l’ancienne alliance. Croire et enseigner un concept de l’ancienne alliance ne conduira jamais à une expérience de la nouvelle alliance. Nous serons plutôt comme ceux dont Jésus disait : “Malheur à vous, docteurs de la loi! parce que vous avez enlevé la clef de la science; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché d’entrer ceux qui le voulaient” (Luc 11  :52).

Si la Parole de Dieu ne signifie pas la Bible, que veut-elle dire alors ? Si nous nous libérons de nous idées préconçues, nous pouvons commencer à trouver la réponse. Logos en grec a une signification étendue, mais qui tourne autour du concept de parole et de pensée. La parole ou logos de Dieu est tout ce que Dieu dit ou pense. C’est tout message ou pensée qui vienne de Lui. Dieu créa l’univers par la parole. Il parla aux prophètes de l’ancienne alliance et par leur intermédiaire. Il parla à Jésus-Christ et par son intermédiaire. Il parle à son peuple de nos jours et par son intermédiaire. Tout ceci est Sa parole. Quand sa parole nous parvient, elle est la nourriture qui nous donne la vie. Elle est puissante et traverse nos cœurs. Elle est l’épée de l’Esprit. Elle ne retourne pas à vide vers Lui, mais accomplit ce pourquoi Il l’avait envoyée.

S’il vous plait, ne vous méprenez pas. Je ne suis pas en train de contester l’autorité ou l’inspiration des Ecritures. Je cherche à clarifier leur place dans la nouvelle alliance. Je désire leur donner la place que Jésus leur donne et celle qu’elles-mêmes se donnent.

J'ai écrit un article séparé sur ce sujet sous le titre The Scriptures and the Word of God.

Autres Changements

Quels autres changements se produisent avec la nouvelle alliance ? Alors que nous effectuons cette étude, nous commençons à découvrir une merveilleuse cohérence dans les voies de Dieu. Parfois, c’est tellement simple que nous nous étonnons de ne pas nous en être rendu compte plus tôt. Comme nous l’avons vu, nous avons évolué d’une loi visible, extérieure à une autre, interne et invisible. De la même manière, les enseignants humains, tangibles sont remplacés par l’Esprit de Dieu invisible et intérieur.

Nous allons maintenant poursuivre pour constater que la nouvelle alliance nous apporte beaucoup d’autres changements parallèles et ayant un lien entre eux. Nous commencerons par considérer le nouveau peuple de Dieu.

Un Nouveau Peuple

Au temps de l’ancienne alliance, Dieu choisit un peuple spécifique parmi tous les autres peuples de la terre. Ce fut le peuple d’Israël, les descendants physiques d’Abraham, par l’intermédiaire d’Isaac et de Jacob, connus plus tard sous le nom de Juifs. Jusqu’à ce jour, ils restent le peuple choisi par Dieu selon un ordre naturel. Bien que des gens puissent devenir Juifs par la conversion au Judaïsme, la méthode courante pour devenir membre de ce peuple est la naissance physique par l’intermédiaire d’une mère juive.

Quand le Messie vint en Israël, les dirigeants et la majorité de la population juive le rejetèrent. Plus tard, la majorité fut conduite à rejeter la puissance et le témoignage authentique de la première église. Alors, le jugement de Dieu tomba sur le peuple juif et en 70 après Jésus-Christ, les Romains saccagèrent Jérusalem et éparpillèrent les juifs sur toute la terre. Une souffrance d’ordre physique et un aveuglement spirituel tombèrent tout à la fois sur la race élue pendant presque 1900 ans d’errance de pays à pays sans jamais trouver le repos.

Ce siècle a été témoin d’événements dramatiques sans précédent pour les juifs au moment où leur exil interminable prenait fin et leur aveuglement spirituel commençait à s’estomper. L’holocauste d’Hitler secoua le monde entier et consécutivement la naissance de l’Etat moderne d’Israël ainsi que sa survie l’étonnèrent.

Les réalisations du peuple Juif ont été sans commune mesure avec l’importance de sa population. Il a donné au monde les Ecritures, le communisme et les armes nucléaires. Ses réalisations littéraires, scientifiques et artistiques ont été étonnantes. Tout ceci démontre qu’il s’agit d’un peuple spécial avec un dessein spécifique en Dieu.

Aussi dramatique et merveilleuse qu’est la pensée de la manifestation de la puissance de Dieu en eux, l’Israël naturel demeure rien de plus que le peuple de l’ancienne alliance. Ce fut un grand jour quand Yahweh, à main forte et a bras étendu, a sorti d'Egypte le peuple de l'ancienne alliance. Ce fut un jour plus grand quand Jésus étendit ses bras et perdit son sang pour sortir du péché le peuple de la nouvelle alliance.

L'entrée dans la lignée du peuple de l’ancienne alliance se fait par la naissance naturelle. La naissance spirituelle nous introduit dans la nouvelle alliance. Tous ceux, et seulement ceux-là, qui sont nés de l’Esprit de Dieu font partie de son peuple nouveau. Seule la nouvelle naissance peut nous rendre fils et filles de Dieu.

A ce propos, nous devons souligner que ni le baptême ni l’appartenance à un groupe ou une dénomination, ni aucun acte positif que nous avons pu faire, ni la nationalité, ni la couleur ou quoi que ce soit en relation avec l’être humain peut nous faire devenir membre du peuple de la nouvelle alliance. La seule façon est la naissance spirituelle.

Peu de membres de cette nouvelle race spirituelle ont exercé des dons naturels. Dieu a choisi principalement le pauvre et le faible de ce monde. Paul rappelle que “considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes” (1 Corinthiens 1 :26-27).

Pourtant, le nouveau peuple de Dieu a des dons et des pouvoirs spirituels. La plupart d’entre eux sont invisibles à l’œil nu et sont cachés à l’esprit humain. Néanmoins, leur véritable bénéfice est beaucoup plus grand. Jusqu’à ce que les Livres des Cieux soient ouverts et leurs secrets dévoilés, les conflits et les batailles spirituels de bien d’hommes et de femmes de Dieu humbles resteront cachés de leur entourage. Seule l’Eternité révélera ce qui a été durablement apporté en bien à l’humanité.

C’est un privilège d’être né naturellement membre de l’ancienne alliance du peuple de Dieu. C’est un plus grand privilège encore d’être né d’en haut, spirituellement, en tant que membre de la nouvelle alliance. Loué soit Dieu qu'il y ait une augmentation croissante de gens nés Juifs, c'est-à-dire appartenant au peuple de l'Ancienne Alliance, puis nés d'en-Haut par le Saint-Esprit, appartenant ainsi au peuple de la Nouvelle Alliance.

Une Nouvelle Prêtrise

Sous la nouvelle alliance, il n’y a pas seulement un nouveau peuple, mais aussi une nouvelle prêtrise. Les prêtres de l’ancienne alliance étaient issus de la tribu de Lévi et de la famille d’Aaron. Ils avaient des obligations clairement définies au Tabernacle et au Temple comme ils étaient des intermédiaires entre Dieu et les hommes. Le chapitre 7 de la lettre aux Hébreux montre clairement que la nouvelle alliance a une nouvelle prêtrise qui est de loin supérieure à l’ancienne. Ce nouvel ordre est appelé l’ordre de Melchisedek et Jésus est le plus haut prêtre.

L’appartenance à la prêtrise de la tribu de Lévi se faisait par filiation naturelle de père en fils. Ce principe n’a pas toujours donné des résultats satisfaisants. De bons pères n’ont pas toujours de bons fils ! Les fils d’Elie étaient grandement corrompus et les fils de Samuel n’étaient guère mieux. L’héritage basé sur la descendance naturelle est incertain. Cependant le fonctionnement de la tribu de Lévi était exploitable et suffisant pour illustrer le concept de la prêtrise, et Dieu l’utilisa jusqu’à ce qu’Il introduise le nouvel ordre de la prêtrise de Melchisedek.

La lettre aux Hébreux 7: 3 décrit Melchisedek comme “sans père, sans mère, sans généalogie, ayant ni commencement ni fin de vie, mais à l’image du Fils de Dieu, il demeure un prêtre éternel”. Jésus entra dans cette nouvelle prêtrise “non d’après la loi d’une ordonnance charnelle, mais selon la puissance d’une vie impérissable” (Hébreux 7 : 16). Il y entra, non parce que son père adoptif, Joseph, en faisait partie, ni parce que un engagement ecclésiastique l’y conduisit ; mais par un rendez-vous donné par Dieu. Il correspondait simplement aux exigences de la fonction de la prêtrise. Son ordination ne fut pas une cérémonie religieuse, mais la proclamation faite par Dieu à son baptême “Ceci est mon fils bien-aimé en qui je prends plaisir”, au moment où le Saint-Esprit descendait sur lui sous la forme d’une colombe.

La prêtrise de la tribu de Lévi avait servi son dessein. Les prêtres ecclésiastiques n’ont jamais été plus q’une imitation contrefaite de ce fonctionnement (bien que beaucoup soient sincères et de grande qualité). Dieu ordonne des prêtres dans la prêtrise de la nouvelle alliance par Melchisedek sur les mêmes bases qu’Il le fit pour leur Grand Prêtre. Il oint avec le Saint-Esprit ceux qu’Il a choisis pour accomplir les tâches qu’Il leur a assignées.

Une Nouvelle Construction

La nouvelle alliance a un peuple nouveau, une nouvelle prêtrise, et aussi une nouvelle construction.

Au point culminant de l’histoire nationale d’Israël, Salomon construisit le premier grand temple. Les armées de David s’étaient montrées partout victorieuses et Salomon bénéficia en conséquence de la paix et de la prospérité. Il concentra ses énergies à construire une maison pour Dieu. Dieu n’avait jamais ordonné cela, bien qu’il eût instruit Moïse à bâtir un tabernacle. Ce fut à partir de l’idée bien intentionnée de David que Dieu donna autorisation à Salomon de la mettre à exécution.

Dieu ne considéra pas ce temple comme une chose importante. Il permit à ce qu’il fut endommagé par un tremblement de terre du temps du Roi Uzziah. Nabuchodonosor le réduit en cendres au temps de la captivité. A leur retour de Babylone, les exilés le reconstruisirent. Antiochus Epiphane le souilla en introduisant à l’intérieur une statue de Jupiter et en offrant des porcs sur l’autel. Il fut reconstruit plus tard par Hérod le Grand et la magnifique architecture intérieure était présente du temps de Jésus.

Les Juifs de ce temps le considéraient avec la plus haute déférence. Jésus, Étienne et Paul furent tous accusés de blasphème à son égard. Alors que les disciples étaient en train de l’admirer, à leur déconvenue, Jésus leur dit : “Voyez-vous toutes ces grandes bâtisses ? Aucune pierre qui les composent ne sera déposée, toutes tomberont à terre”.

L’intention de Dieu allait au-delà de cette construction pour un autre temple. – un temple de la nouvelle alliance. “Le Très-Haut n’habite pas dans des maisons faites de main d’homme”, dit Étienne dans un discours qui le conduisit à devenir le premier martyr pour Jésus. Le plan divin était infiniment plus grand. Son vrai temple devait être fait d’êtres vivants. Il ne souhaitait pas vivre dans de la brique et de la pierre. Le nouveau testament est rempli de ce message: “Vous êtes le temple du Saint-Esprit”. L’idée que Dieu désire une construction spéciale où il puisse être adoré est désormais dépassée. Il prononça son verdict définitif quant au temple terrestre en 70 après Jésus-Christ au moment où les légions romaines accomplissaient à la lettre la prophétie de Jésus disant qu’il ne restera pas de ce temple pierre sur pierre alors qu’ils fouillaient ses fondations à la recherche de l’or caché.

Qu’en est-il de nos bâtisses d’église ? Sur le plan architectural, aucun doute que beaucoup d’entre elles suscitent l’admiration et beaucoup de gens éprouvent à leur égard un attachement émotionnel. Cependant, nous ne pouvons laisser de telles considérations assombrir notre jugement spirituel. Les considérer comme des maisons de Dieu ou comme des lieux saints est renier la nouvelle alliance. Révérer un bâtiment est de l’idolâtrie qui ne peut que conduire à un aveuglement spirituel et à une confusion.

Beaucoup d’églises de villages, ici en Europe, sont bel et bien construites sur des anciens sites de culte païen. Une situation similaire existait du temps de l’Ancien Testament. Tout au long des grandes périodes de l’histoire d’Israël, Yahweh fut adoré sur des hauts lieux, où les païens avaient précédemment offert des sacrifices. Même le prophète Samuel semble l’avoir fait et il ne fait pas de doute que Dieu qui sonde les cœurs accepta son offrande. Beaucoup de rois justes de Juda dans les derniers temps permirent à cette pratique de perdurer. Le roi Ezechias s’éleva au-dessus des pratiques de ses ancêtres et fit détruire ces hauts lieux. Le verdict de Dieu “… après lui, il n’y eut personne comme lui parmi tous les rois de Juda, ni parmi ceux vinrent avant lui. Car il se cramponna au Seigneur … et le Seigneur fut avec lui…” (2 Rois 18 : 5-7).

Fêtes Nouvelles

Pour les fêtes, nous trouvons les mêmes principes que nous avons déjà rencontrés. Dieu ordonna les fêtes de l’ancienne alliance. Les principales furent la Pâque, la Pentecôte et la fête des Tabernacles. Par l’intermédiaire de Moïse, il ordonna aux Israélites de monter 3 fois par an à Jérusalem pour les observer. Observer fidèlement ces fêtes, demandait beaucoup de temps, d’efforts et de dépenses, et pendant plusieurs siècles elles furent largement oubliées. Les rois Ezechias et Josias, et plus tard Ezra le scribe, ranimèrent ces fêtes et instruisirent le peuple afin qu’il les observe.

Jésus avait quelque chose de mieux à offrir. Il les amena dans l’accomplissement de la nouvelle alliance. Paul fait référence à ceci par ces mots : “Christ notre Pâque fut sacrifié pour nous, cependant conservons la Fête, non pas avec l’ancienne levure, la levure de malice et de méchanceté, mais avec le pain sans levure, le pain de la sincérité et de la vérité”. (1 Corinthiens 5 :7-8). Progressivement, les premiers disciples de Jésus abandonnèrent les fêtes, après qu’ils eurent découvert de bien meilleures compensations intérieures. J’ai développé ce sujet dans l’article Les Fêtes d’Israël.

L’église structurée, tout particulièrement après son établissement par l’empereur Romain Constantin, perdit de vue les réalités spirituelles de la nouvelle alliance et retourna aux fêtes païennes sacrificielles qui ne furent jamais ordonnées par Dieu. Noël, Pâques et autres fêtes du calendrier de l’église ont toutes leur origine dans les anciennes religions païennes. (J’ai développé ce sujet dans l’article Christmas and other Festivals in the Old Covenant, New Covenant and Church”.)

Un Nouveau Sabbat

Comme pour les fêtes, il en va ainsi du Sabbat. Dieu désigna le jour du Sabbat comme une alliance solennelle entre lui et le peuple d’Israël. Le Sabbat était le 7ème jour de la semaine qui tombait le Samedi. L’auteur de la Lettre aux Hébreux montra clairement que le Sabbat fait allusion à un repos spirituel, complètement séparé des autres jours de la semaine. Il en parla par ces mots : “Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu. … Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance” (Hébreux 4 : 9, 11).

Une fois encore, l’église après avoir obtenu l’approbation des hommes et perdu la faveur de Dieu, retourna au paganisme quant à son inspiration et adopta le dimanche comme jour spécial pour l’observance. J’ai développé cela sous le titre Sabbath Rest.

Conclusions

Nous avons pris en compte la loi, les enseignants, les Ecritures, le peuple, les prêtres, les constructions, les fêtes et le Sabbat. Dans tous ces aspects, nous pouvons voir les mêmes caractéristiques : un commandement de l’ancienne alliance, un accomplissement de la nouvelle alliance et une contrefaçon de l’église.

Il y eut d'authentiques enseignants de l'ancienne alliance, puis la glorieuse réalité de l'enseignement intérieur, puis l'enseignement hiérarchique religieux de contrefaçon avec ses nombreuses et variées manifestations. Dieu donna une bonne et juste loi à Son peuple, suivie par la merveilleuse réalité d’une loi intérieure écrite sur les cœurs. Puis, tristement, nous assistons pendant des siècles à un retour à des lois humaines, à des rituels et à des livres de prière qui ne furent jamais inspirés par Dieu. Nous trouvons un peuple de l’ancienne alliance descendant d’Abraham, par Isaac et Jacob, un peuple de la nouvelle alliance né de l’Esprit de Dieu, et un peuple de la contrefaçon fondé sur le baptême ou l’appartenance à une église. Nous voyons les prêtres lévitiques, les prêtres de Melchisedek et les prêtres ecclésiastiques. Il y eut un tabernacle de l’ancienne alliance et puis le temple, un temple de la nouvelle alliance fait de pierres vivantes qui, de loin, le surpassait, et puis les constructions païennes se voulant être les maisons de Dieu. Nous avons les ombres des fêtes du Lévitique, les réalités de la nouvelle alliance, et les fêtes païennes de contrefaçon. Enfin, nous avons un Sabbat de l’ancienne alliance, un repos spirituel de la nouvelle alliance, et un Dimanche de l’église païenne.

Jésus inaugura la nouvelle alliance par son sang. Beaucoup de ses premiers disciples répandirent leur sang pour avoir le privilège de marcher dans ses voies. La lettre aux Hébreux fut principalement écrite pour les fortifier dans leur combat. Elle abonde en avertissements pour ceux qui veulent retourner à l’ancienne alliance. Chaque chapitre est pertinemment en lien avec le présent sujet. Laissez-moi terminer en citant les versets 18 à 24 du chapitre 12 :

“Vous ne vous êtes pas approchés d’une montagne qu’on pouvait toucher et qui était embrasée par le feu, … Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le choeur des anges, de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, du juge qui est le Dieu de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection, de Jésus qui est le médiateur d’une nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel. Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle”.

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